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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2602437

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2602437

jeudi 12 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2602437
TypeOrdonnance
RecoursAutorisation
Avocat requérantDECARNIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour études. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant nigérian, ne justifiait pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La proximité de la rentrée universitaire n'a pas été considérée comme créant une atteinte grave et immédiate, conduisant au rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 février 2026 sous le numéro 2602437, M. B... C... A..., représenté par Me Decarnin, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France a rejeté le recours préalable formé le 4 novembre 2025 contre la décision de l’autorité consulaire française à Lagos (Nigeria) en date du 3 octobre 2025 portant refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer la situation dans le délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite compte tenu de la proximité de la rentrée et des diligences accomplies en vue de l’obtention du visa ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :
- la décision attaquée ;
- la requête enregistrée le 6 février 2026 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

M. B... C... A..., ressortissant nigérian né le 28 mars 1987, fait valoir, au soutien de sa demande de suspension de la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours préalable formé le 4 novembre 2025 contre la décision de l’autorité consulaire française à Lagos (Nigeria) en date du 3 octobre 2025 portant refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études, qu’il a fait preuve de diligence en vue de l’obtention du visa litigieux et que les cours doivent débuter le 4 mars 2026. Cette circonstance est insuffisante à faire regarder le refus de visa comme portant atteinte de manière grave et immédiate à la situation de M. A..., alors que l’octroi d’un visa de long séjour pour études ne constitue pas un droit et qu’il n’est pas établi que l’intéressé ne pourrait pas poursuivre ses études dans son pays d’origine ou bénéficier d’un nouveau report d’inscription à la session suivante, quand bien même sa requête au fond ne serait pas examinée en temps utile pour lui permettre de commencer à suivre les cours.

Faute pour M. A... de justifier de l’urgence qui s’attacherait à la suspension des effets de la décision litigieuse, il y a lieu, par suite, de faire application de l’article L. 522-3 susévoqué du code de justice administrative et de rejeter la requête, en toutes ses conclusions.



O R D O N N E :



Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A....

Fait à Nantes, le 12 février 2026.

La vice-présidente, juge des référés,

A.-C. Wunderlich


La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,

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