48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 668
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'un avocat visant à obtenir la décharge d'impositions sur une plus-value de cession de parts de SCP au titre de 2019. Le tribunal a jugé que la vente de l'intégralité des parts ne constituait pas la transmission d'une "branche complète d'activité" au sens de l'article 238 quindecies du code général des impôts, car elle ne s'accompagnait pas du transfert effectif des éléments essentiels, notamment du personnel, nécessaires à une exploitation autonome. L'exonération fiscale n'était donc pas applicable en l'espèce.
Avocat : SELAS ELIDE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision préfectorale ayant retiré le passeport et la carte d'identité du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le retrait des documents portant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles 2 du décret du 22 octobre 1955 et 4 du décret du 30 décembre 2005.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de la société Viamedis de sa requête, qui visait à annuler des titres de recettes émis par les Hospices civils de Lyon et à obtenir le remboursement de sommes prélevées. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de constater un tel désistement par ordonnance. L'affaire est ainsi close sans examen du fond.
Avocat : SCP DERRIENNIC & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société 3M France de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation du rejet implicite de son recours hiérarchique contre le refus d'autoriser un licenciement économique. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : OGLETREE DEAKINS INTERNATIONAL LLP
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale de clôture d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence n'était pas établie, car il était démontré que le préfet avait, postérieurement à la clôture, pris une décision favorable et convoqué la requérante pour la remise de sa nouvelle carte de séjour. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a en revanche été accordée, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que tous les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de la CEDH) étaient soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance lorsque les moyens ne sont pas sérieusement étayés.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
**Sujet principal** : Contestation par une société de rappels de TVA et d'une majoration, concernant le taux applicable (taux réduit de 5,5% pour la vente de livres ou taux normal de 20% pour des prestations de voyance). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'activité principale constitue une prestation immatérielle de voyance taxable au taux normal et que, de toute façon, la société n'a pas apporté la preuve permettant d'isoler la part éventuelle de son chiffre d'affaires relevant de la vente de livres. **Textes appliqués** : Articles 278 et 278-0 bis A-3° du code général des impôts (taux normal et taux réduit de TVA).
Avocat : CABINET ADER, JOLIBOIS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage valable en provenance de Bangkok, malgré ses allégations d'un contrôle à l'embarquement. Le tribunal a jugé que l'obligation de vérification des documents, prévue aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 6421-2 du code des transports, incombe au transporteur et que la preuve d'un contrôle effectif n'était pas rapportée en l'espèce.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir transporté un passager muni d'un passeport contrefait. La juridiction estime que l'irrégularité du document était manifeste et décelable par un examen attentif lors de l'embarquement, et que la procédure suivie par le ministre de l'intérieur était régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 6421-2 du code des transports.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Haut-Rhin du 6 février 2025, considérant que le refus de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : SELARL IDEA AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de la société Viamedis de sa requête en excès de pouvoir, qui visait à contester des titres de recettes émis par les Hospices civils de Lyon. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la demande d'annulation et de remboursement est éteinte sans examen du fond.
Avocat : SCP DERRIENNIC & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme F... visant à annuler l'arrêté ministériel du 11 octobre 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure disciplinaire et à l'appréciation des faits, n'étaient pas fondés. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions de l'employeur demandant une amende pour recours abusif, relevant qu'il s'agit d'un pouvoir propre du juge. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment après le renvoi préjudiciel au Conseil constitutionnel concernant l'article L. 1232-3.
Avocat : CABINET L'ATELIER DES DROITS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir débarqué une passagère brésilienne munie d'un passeport manifestement altéré (pages manquantes). Le tribunal a jugé que l'irrégularité du document (l'absence de pages) constituait un élément d'irrégularité manifeste que les agents de la compagnie auraient dû déceler lors d'un examen normalement attentif au moment de l'embarquement, conformément aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 6421-2 du code des transports. La décision du ministre de l'intérieur a donc été confirmée.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir transporté vers la France un passager dépourvu de document de voyage valable. La juridiction a jugé que la compagnie aérienne n'avait pas satisfait à son obligation de contrôle, prévue par les articles L. 6421-2 du code des transports et L. 821-6 à L. 821-8 du CESEDA, en ne vérifiant pas l'absence d'irrégularité manifeste du document présenté à l'embarquement. Le simple enregistrement des données du passeport dans un système informatique ne suffit pas à s'exonérer de cette responsabilité de vérification attentive.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction. L'objet de la requête, qui visait à obtenir une convocation pour la remise d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour, avait disparu car l'administration avait convoqué la requérante après la saisine du juge. La demande d'allocation de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : ABDENNOUR
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en formation de référé, rejette la requête de M. I... H... visant à annuler l'arrêté de transfert vers l'Italie pris par le préfet de police. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence de la signataire, en relevant l'existence d'une délégation régulière, et estime que la motivation de l'arrêté est suffisante au regard des exigences légales. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l'Espagne pris dans le cadre du règlement Dublin III. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que les conditions procédurales du transfert, notamment la remise des brochures d'information et la tenue d'un entretien, avaient été respectées. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de décharge d'imposition. En effet, l'administration avait déjà accordé le dégrèvement sollicité après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance.
Avocat : DEWOLF
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut (de "étudiant" vers "vie privée et familiale"). **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne sollicite pas un simple renouvellement mais un changement de fondement, ce qui exclut la présomption d'urgence applicable aux cas de renouvellement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions pour la suspension) et l'article L. 522-3 du même code (rejet en cas d'absence d'urgence manifeste).
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de titre de séjour mention « recherche d’emploi et création d’entreprise » d'une ressortissante pakistanaise. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que le diplôme de master soit obtenu l'année même de la demande, alors que les articles L. 422-10 et R. 313-11-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prévoient pas une telle condition de simultanéité. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : DELORME