48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 118
Avec résumé IA
Avocat : ABDELLI - ALVES
Avocat : CABINET OLIVIER BOURDEAU
Avocat : DEFORGE
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
La décision concerne un recours en référé pour excès de pouvoir contre la procédure de passation d'un accord-cadre géotechnique. Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de la société Abo-Erg géotechnique, estimant que le pouvoir adjudicateur (SOLIDEO Alpes 2030) n'a pas méconnu ses obligations de définition précise du besoin et n'a pas commis d'erreur manifeste en rejetant l'offre comme anormalement basse. Le juge s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2111-1, R. 2132-1, L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), car cet acte a été retiré par l'administration en cours d'instance. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DECAUX
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de regroupement familial. Le requérant contestait à la fois une décision implicite de rejet et un arrêté explicite ultérieur du préfet de police refusant le regroupement au bénéfice de sa fille. Le tribunal a jugé que la décision expresse se substituait à la décision implicite, rendant sans objet le premier recours, et a examiné le fond sur la base du second. Il a annulé l'arrêté du 16 juin 2025 pour erreur manifeste d'appréciation, au regard des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande.
Avocat : DELORME
**Sujet principal** : Recours contre une décision de récupération d'un indu lié à une prime exceptionnelle de fin d'année 2024 versée au titre du RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant dans le cadre d'un plein contentieux, examine la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération. Il constate que l'acte initial du 4 mars 2025 a été retiré et remplacé par une nouvelle décision du 27 novembre 2025 de même portée. Par conséquent, le litige se porte désormais sur cette nouvelle décision, et le juge devra statuer sur sa légalité. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'office du juge et à l'étendue du litige lorsqu'une décision est remplacée en cours d'instance, ainsi que sur le décret n° 2024-1140 du 4 décembre 2024 portant attribution de l'aide exceptionnelle.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était déjà née du silence de l'administration et faisait l'objet d'un recours en annulation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12, R. 431-15 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DENIS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant égyptien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources du requérant étaient insuffisantes, alors que ses revenus déclarés sur les cinq dernières années étaient supérieurs au SMIC. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le préfet est enjoint de délivrer la carte dans un délai de deux mois.
Avocat : HERDEIRO
Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur deux requêtes d'une agente du département de Vaucluse visant l'annulation d'un blâme et d'un changement d'affectation. Le tribunal a rejeté les recours, estimant que la sanction disciplinaire était régulière et que le changement d'affectation ne constituait pas une sanction déguisée. La décision s'appuie principalement sur le code général de la fonction publique, notamment son article L. 532-4 relatif aux droits de la défense.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande de liquidation et de réévaluation d'une astreinte prononcée pour l'inexécution d'une précédente ordonnance de justice. Le tribunal constate que le préfet de la Gironde n'a toujours pas procédé au réexamen de la situation du requérant, M. B..., comme il y avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, il liquide provisoirement l'astreinte à hauteur de 10 000 euros pour la période d'inexécution, dont la moitié est allouée au requérant et l'autre moitié est affectée au budget de l'État.
Avocat : SCP DELOM MAZE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que l'autorité administrative n'avait pas pris en compte l'intérêt supérieur des enfants français du requérant, comme l'exige l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La décision s'appuie également sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DEBRIL
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante disposant déjà d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à contester la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant expiré avant son enregistrement, malgré la demande d'aide juridictionnelle des requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et suivants).
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un rejet implicite de titre de séjour. Le juge des référés estime que le requérant, en situation irrégulière, ne démontre pas une urgence suffisante, notamment par l'absence de preuves sur sa situation économique, pour justifier la mesure provisoire sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'examen des moyens sérieux n'est donc pas abordé.
Avocat : DE LESPINAY
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de deux fils suite au suicide de leur mère après sa sortie d'un centre hospitalier. Le tribunal a jugé que l'établissement n'avait pas commis de faute dans la prise en charge et la décision de sortie de la patiente, considérant que son passage à l'acte n'était pas prévisible au vu de son état clinique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux soins psychiatriques sans consentement et à la responsabilité médicale pour défaut de faute.
Avocat : DELOBEL
Le Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication d'un rapport d'enquête administrative. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le rapport contenait des informations sur le comportement de tiers dont la divulgation pourrait leur porter préjudice, et que l'occultation de ces mentions n'était pas possible sans vider le document de sa substance. La décision s'appuie sur les articles L. 311-1, L. 311-6 et L. 311-7 du code des relations entre le public et l'administration, qui encadrent le droit d'accès aux documents administratifs.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des conditions de formation et des liens familiaux de l'intéressé. Il a également estimé que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour rejeter la demande d'admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : DEZALLE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais visant à annuler un arrêté préfectoral de juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et prononçant son éloignement. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté, notamment concernant l'interdiction de retour, était suffisante et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-10 et suivants). Elle a jugé que le préfet n'avait pas méconnu ses obligations d'examen particulier de la situation de l'intéressé.
Avocat : DEWAELE