48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester une délibération municipale de la commune d'Ossages. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône du 2 décembre 2024 retirant la carte de résident d'un ressortissant chinois. Le juge a estimé que cette sanction, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour un manquement à l'article L. 8251-1 du code du travail (emploi d'étrangers sans titre), était disproportionnée. Cette appréciation a tenu compte de la durée et de la régularité du séjour, de l'absence de poursuites pénales, du caractère isolé des faits reprochés et de l'intégration familiale et sociale du requérant.
Avocat : SCP VEDESI
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une carte de résident d'une ressortissante chinoise pour emploi d'étrangers en situation irrégulière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de retrait, la jugeant disproportionnée. Il relève l'absence de poursuites pénales, le caractère isolé des faits reprochés, et la bonne intégration de l'intéressée en France. **Textes appliqués** : Articles L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 8251-1 du code du travail, interprétés à la lumière du principe de proportionnalité des sanctions.
Avocat : SCP VEDESI
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions de la préfète du Rhône du 13 janvier 2025 ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour contre M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, fondé sur une erreur de fait concernant la présence de sa mère en France, ce qui affecte la légalité de la décision au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation rend sans objet l'examen des autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision fixant le pays de renvoi et une interdiction de retour, prises à l'encontre d'un ressortissant afghan. La juridiction a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Elle a relevé d'office un moyen de non-lieu à statuer, considérant que la remise d'une attestation de prolongation d'instruction avait nécessairement abrogé la décision d'OQTF contestée, rendant la demande d'annulation sans objet.
Avocat : GODDET
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Médialand, qui contestait le refus de l'aide du fonds de solidarité COVID-19 pour les mois de février, mai et juin 2021. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020, notamment en ce qui concerne la perte de chiffre d'affaires requise. La demande d'injonction de versement et la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale demandant l'annulation d'un arrêté refusant la majoration de son congé de formation professionnelle et de la rémunération afférente. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté contesté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment ceux tirés d'une erreur de droit dans l'application du décret n° 2007-1845, ont également été écartés.
Avocat : DEBUICHE
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., un agent du département du Gard contestant son reclassement et sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a considéré que le litige n'avait plus d'objet, car l'administration avait, avant le jugement, rapporté la décision initiale de mise à la retraite et proposé une nouvelle affectation au requérant. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'inaptitude et au reclassement.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté, pris par une autorité dûment habilitée par délégation, était légal et suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a notamment estimé que la mesure était proportionnée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ABDELLAOUI
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant malgache, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEDRY
**Sujet principal** : Recours en référé d'une société (Abo-Erg géotechnique) contestant son éviction d'une procédure de marché public pour offre anormalement basse et alléguant un manquement à l'obligation de définition précise des besoins. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que l'acheteur public (SOLIDEO Alpes 2030) n'a pas méconnu son obligation de définition précise des besoins et que la procédure de rejet pour offre anormalement basse, encadrée par le code de la commande publique, a été respectée. **Textes appliqués** : Articles L. 551-1 du code de justice administrative (compétence du juge des référés), et L. 2111-1, R. 2132-1, L. 2152-5, L. 2152-6 du code de la commande publique (obligation de définition des besoins et régime des offres anormalement basses).
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'autorisation de licenciement. Le juge estime que le salarié n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux des moyens au fond.
Avocat : POINSO-POURTAL - VILLATTE DE PEUFEILHOUX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, à la langue de l'information et aux conditions de l'entretien, considérant que la procédure est régulière. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANDETE
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande d'abrogation d'un arrêté préfectoral (refus de titre de séjour et OQTF). Le tribunal a jugé irrecevable la demande concernant l'abrogation du refus de titre de séjour, car cet acte a produit tous ses effets dès son entrée en vigueur. En revanche, concernant l'OQTF, le tribunal a estimé que le requérant était recevable mais a rejeté sa demande au fond, considérant que les arguments avancés (absence de menace à l'ordre public et demande de régularisation) ne constituaient pas des circonstances nouvelles de droit ou de fait rendant la décision illégale.
Avocat : THELCIDE
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête qui contestait un certificat et un arrêté d'alignement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours contre une décision de récupération d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2023. Le juge a étendu son examen à la nouvelle décision de la caisse d'allocations familiales du 27 novembre 2025, qui a remplacé l'acte initialement attaqué. La juridiction a annulé cette décision de récupération, considérant que la caisse n'avait pas suffisamment établi l'existence d'une vie commune stable et continue entre la requérante et son époux, condition nécessaire pour justifier l'indu au regard des dispositions du décret n° 2023-1184 et de l'article 515-8 du code civil.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a donné acte du désistement d'office de la SARL Ateliers Darde et associés. La société, ayant omis de confirmer le maintien de ses conclusions après la communication du mémoire en défense de la commune, est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal a en conséquence rejeté la demande principale de provision et a également rejeté les demandes de condamnation aux dépens présentées par les deux parties.
Avocat : VAN ELSLANDE
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge constate que l'étranger a déjà été réacheminé dans son pays d'origine et estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est plus remplie. La requête est donc rejetée dans toutes ses conclusions.
Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CIANCIARULLO-GARGADENNEC (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiées à un ressortissant malien. Le tribunal a jugé que la délivrance ultérieure d'une autorisation provisoire de séjour par la préfecture avait implicitement abrogé l'obligation de quitter le territoire, rendant cette partie du recours sans objet. Concernant le refus de titre de séjour, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, pour statuer sur sa légalité.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société FORMAJOB visant à annuler son déréférencement de la plateforme "Mon Compte Formation" et la suspension des paiements par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Le tribunal a jugé que la CDC était compétente pour prononcer ces mesures en sa qualité de gestionnaire du compte personnel de formation, sur le fondement des articles R. 6333-6 et R. 6333-8 du code du travail. Il a estimé que la procédure suivie, incluant un contrôle par appels téléphoniques révélant des manquements graves, était régulière et que la sanction n'était pas disproportionnée.
Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS