48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 017
Avec résumé IA
La décision concerne une demande d'indemnisation pour infections nosocomiales. Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par une patiente contre le CHU de Poitiers et l'ONIAM. La juridiction a retenu la responsabilité sans faute du CHU au titre de l'infection nosocomiale et a condamné l'ONIAM à indemniser une partie des préjudices au titre de la solidarité nationale, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : SCP DENIZEAU - GABORIT - TAKHEDMIT - 75
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes d'une agente hospitalière visant à annuler sa mise en congé de longue maladie et son admission à la retraite pour invalidité. La juridiction a jugé que la directrice déléguée de l'établissement était compétente pour prendre ces décisions en vertu d'une délégation de signature, et que les mesures prises étaient conformes aux dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 19 avril 1988. Les moyens soulevés, notamment concernant l'erreur d'appréciation médicale et la portée rétroactive de la décision, ont été écartés.
Avocat : CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. et Mme D... visant à obtenir la décharge de la taxe d’habitation sur deux bâtiments de leur propriété. Le tribunal a jugé que les bâtiments « le moulin » et « la petite maison », bien que situés sur la même parcelle, constituaient des locaux distincts et autonomes de la résidence principale, et non un ensemble indivisible. La solution s'appuie sur les articles 1407, 1494 du code général des impôts et l'article 324 A de son annexe III, qui définissent les propriétés destinées à une utilisation distincte pour l'assiette de la taxe.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir visant le refus implicite de renouveler une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant qu'une décision implicite de rejet était bien née du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 432-1 et R. 432-2). Il a également admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
Avocat : DEAT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le retard dans l’instruction de la demande, déposée en octobre 2023, ne constituait pas en l’espèce une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision a été rendue en application de ce texte, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BARDECHE
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS ELIDE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association JRS France, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour un logement qu'elle mettait à disposition de réfugiés. Le tribunal a jugé que, compte tenu des restrictions importantes imposées par l'association sur l'occupation des lieux (notamment via des conventions tripartites), elle en conservait la disposition ou la jouissance au sens de l'article 1408 du code général des impôts. Par conséquent, l'association était bien redevable de cette taxe au titre de l'année 2023.
Avocat : DE PARDIEU BROCAS MAFFEI
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours pour excès de pouvoir contre des retraits de points sur un permis de conduire. Le sujet principal est la régularité de la procédure d'information préalable au retrait de points, prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'absence d'information spécifique pour certaines infractions n'était pas illégale dès lors que la requérante avait déjà été informée de ce traitement automatisé à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
Avocat : DE CAUMONT
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un étudiant indonésien contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'administration a légalement pu refuser le renouvellement au motif que l'intéressé suivait une formation à distance (CNED) ne nécessitant pas sa présence en France, et que son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas méconnu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-1.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile sans motif légitime, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'octroyer des conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 17 décembre 2025, considérant que l'administration avait méconnu son pouvoir d'appréciation en se fondant uniquement sur le délai de 90 jours pour introduire la demande d'asile, sans examiner sérieusement la situation particulière de vulnérabilité de la requérante. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles relatives à l'octroi des CMA, et a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de l'intéressée.
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un logement. La juridiction constate que la décision attaquée a été retirée par la préfète en cours d'instance, rendant la demande de suspension sans objet. Elle admet le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DE CHARRY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant des rappels de TVA et des majorations pour manquement délibéré suite à une vérification fiscale. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'administration ayant pu légalement utiliser des procès-verbaux judiciaires transmis en vertu de l'article L. 82 C du Livre des Procédures Fiscales. Il a également estimé que le contribuable n'apportait pas la preuve que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires était inexacte ou que les manquements n'étaient pas délibérés au sens de l'article 1729 du Code Général des Impôts.
Avocat : CABINET OLIVIER BOURDEAU (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en plein contentieux concernant le calcul des crédits d'impôt étrangers sur des bénéfices non commerciaux perçus à l'étranger par un associé d'un cabinet d'avocats. Le tribunal a rejeté la demande des requérants, qui contestaient la compensation par l'administration des déficits étrangers avec les bénéfices étrangers pour déterminer l'assiette du crédit d'impôt. La solution s'appuie sur les conventions fiscales bilatérales pertinentes et les articles 197 A et 200 A du code général des impôts.
Avocat : CABINET DELOITTE SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la requérante sollicite un titre sur un nouveau fondement et non un simple renouvellement, ce qui exclut la présomption d'urgence. Par conséquent, la demande est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : DESPRAT
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., qui renonçait à sa demande en réparation contre la commune de Mérignac pour un défaut d'entretien de la chaussée. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : SCP DEFFIEUX-GARRAUD
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association FNE OM visant à annuler deux arrêtés préfectoraux de 2023 instaurant des mesures de restriction d'eau sur la Têt. Le tribunal a jugé que le préfet des Pyrénées-Orientales avait légalement exercé son pouvoir en constatant un étiage naturel exceptionnel et en fixant un débit minimal temporaire inférieur au débit minimal biologique, conformément aux articles L. 214-18 et R. 214-111-2 du code de l'environnement. Il a également estimé qu'une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne n'était pas nécessaire et a rejeté les autres demandes, y compris l'injonction et la condamnation aux dépens.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a accepté la demande de Groupama Oc d'étendre une expertise en cours concernant des désordres sur un bâtiment de crèche. Le juge a ordonné que la procédure d'expertise soit élargie à trois sociétés (SARL Altea Bois, SARL Orlhac et SAS Bureau Véritas Construction), estimant leur présence utile à la mission. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative qui permet une telle extension.
Avocat : SCP GDG GASQ DELSOL GUIZARD
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant malien demandant l'annulation de son arrêté de maintien en rétention administrative pendant l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté, signé par une autorité délégataire, était régulier et que le placement en rétention était justifié au regard des risques de fuite et de non-représentation. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 741-3 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN