48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
273 665
Avec résumé IA
Avocat : DESFRANCOIS
Avocat : DE RAMMELAERE
Avocat : DELILAJ
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction enjoignant au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment au regard des délais d'instruction prévus par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. B... contestant des décisions de recouvrement d'indu concernant le RSA, l'APL et une aide exceptionnelle. Le tribunal a jugé que les recours administratifs préalables n'avaient pas été exercés dans les délais légaux, rendant les requêtes irrecevables. Il a également estimé, sur le fond, que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté un recours en interprétation formé par le SYNDICAT MIXTE D’INNOVATION ET DE VALORISATION DE GUADELOUPE (SINNOVAL) concernant une précédente ordonnance du juge des référés. Le syndicat demandait que le dispositif de l'ordonnance soit précisé pour indiquer explicitement que la reprise de la procédure de passation d'un marché public devait se faire "au stade de l'analyse des offres". Le tribunal a jugé cette requête manifestement irrecevable, estimant que l'ordonnance attaquée, dont les motifs étaient clairs, ne présentait ni ambiguïté ni obscurité justifiant une interprétation, conformément aux articles R. 312-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : de METZ-PAZZIS
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de Mme E... B... visant à contester deux décisions du CHU de Caen-Normandie concernant son accident de service et une maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées, notamment le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa tendinopathie, n'étaient entachées ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et que la procédure suivie était régulière. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de la sécurité sociale, notamment concernant les tableaux de maladies professionnelles.
Avocat : DESERT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du président du conseil départemental des Ardennes qui refusait la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident de travail survenu à un adjoint technique. La juridiction a jugé que l'autorité départementale avait méconnu les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui présume l'imputabilité au service en l'absence de faute personnelle détachant l'accident du service, cette faute n'étant pas établie en l'espèce. Le département a également été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LEOSTIC - MEDEAU - LARDAUX
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant somalien, visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cet arrêté et que la demande de réexamen de l'asile, rejetée par l'OFPRA, constituait une manœuvre dilatoire mettant fin au droit au maintien sur le territoire. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé de la décision de rupture d'un contrat de chargée de mission et du refus d'habilitation au secret défense. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que privée de rémunération, est éligible à l'allocation de retour à l'emploi, ce qui atténue suffisamment le préjudice immédiat. Le juge ne se prononce pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : FREDERIC
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... D. visant à annuler plusieurs arrêtés d'éloignement. La juridiction a estimé que le préfet de police était compétent, que les décisions étaient suffisamment motivées et qu'elles ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation de l'intéressé. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCHWILDEN
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler les décisions du département de l'Eure et de la CAF lui réclamant le remboursement d'indus de RSA, d'ALS et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recours amiable avaient été régulièrement menées, et que les moyens soulevés (compétence de l'autorité, assermentation de l'agent, droits de la défense) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 114-10 et L. 114-21) et du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des prestations sociales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. B... visant à contester des décisions de recouvrement d'indu portant sur le RSA, l'APL et une aide exceptionnelle. Le tribunal a jugé que le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental n'avait pas été exercé dans le délai légal de deux mois, rendant la requête irrecevable sur ce point. Concernant les autres moyens, il a estimé que la procédure de contrôle et de recouvrement était régulière et que les sommes réclamées étaient fondées sur une appréciation correcte des ressources.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du préfet de la Seine-Maritime refusant un titre de séjour à M. A... et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que l'autorité administrative avait méconnu l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant en ne prenant pas en considération de manière primordiale l'intérêt supérieur de ses enfants, nés et scolarisés en France. La décision a également été jugée insuffisamment motivée au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 4 août 2025 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien, ainsi que l'interdiction de retour associée. La juridiction a retenu un défaut de motivation, car l'arrêté ne précisait pas les motifs légaux concrets justifiant l'obligation de quitter le territoire, en violation de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres conclusions, notamment la demande d'injonction, n'ont pas été examinées, cette illégalité suffisant à fonder l'annulation.
Avocat : LAGARDERE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un professeur des universités contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal a jugé que la décision de la présidente de l'université, fondée sur l'avis défavorable du conseil médical, était régulière et suffisamment motivée, et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un lien direct et essentiel entre sa maladie et son service. La décision s'appuie sur les articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique.
Avocat : BOREL / DEL PRETE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de protection fonctionnelle opposé par l'université de Poitiers. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours contentieux ayant été formé après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a estimé qu'un courriel ultérieur du requérant ne constituait pas un recours gracieux de nature à proroger ce délai.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une autorisation provisoire de séjour à un étranger, assortie d'une astreinte de 100 euros par jour en cas de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant la modification d'une mesure en présence d'un élément nouveau.
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation et que l'argument tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, la décision contestée ne fixant pas le pays d'éloignement. La juridiction a également considéré que les allégations de risques en cas de retour n'étaient pas suffisamment étayées pour faire obstacle à l'éloignement.
Avocat : GIRARDEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande d'asile en procédure normale. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les autres conditions de la procédure de référé-suspension.