48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
272 766
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant, M. B..., de l'ensemble de ses conclusions. Le juge a constaté que, suite à une mise en demeure restée sans réponse dans le délai imparti, le requérant était réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La procédure, qui portait initialement sur le retrait d'une bonification de retraite pour un personnel de police et une question prioritaire de constitutionnalité, est ainsi close.
Avocat : SELASU PANDELON
Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, celle-ci ayant perdu son objet suite à la délivrance postérieure d'une carte de résident de dix ans à la requérante. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais d'avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DEME
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction écarte les moyens de la requérante, jugés soit manifestement infondés (sur l'absence de motivation du silence), soit inopérants (sur la non-délivrance d'un récépissé et l'absence de menace à l'ordre public), soit insuffisamment précisés (sur le respect des conditions pour un titre "vie privée et familiale"). La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MASDEMONT
Avocat : DE FROMENT
Avocat : DELAMBRE & ASSOCIES
Avocat : DELAMBRE & ASSOCIES
Avocat : EDEN AVOCATS
Avocat : GARDES
Avocat : DEBBAGH BOUTARBOUCH
Avocat : DEBAZAC
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a été saisi par une réfugiée pour obtenir la délivrance effective d'un document de voyage déjà octroyé par le préfet de police. Le juge a constaté l'inexécution d'une précédente injonction et a ordonné au préfet de délivrer le titre dans un délai de 72 heures, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, en relevant que le délai de fabrication invoqué par l'administration ne justifiait pas le défaut d'exécution.
Avocat : CASAGRANDE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire et les décisions de retrait de points. Le juge a estimé que les griefs relatifs au défaut d'information sur les conséquences du retrait de points, prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'étaient pas établis pour les infractions contestées. Les conclusions concernant deux infractions ont été jugées irrecevables, les points ayant déjà été restitués avant l'introduction du recours.
Avocat : CABINET DE CAUMONT
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé le refus préfectoral de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant camerounais. La juridiction a retenu un vice de procédure, jugeant la décision insuffisamment motivée en droit au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de statuer à nouveau dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : SAUDEMONT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur deux requêtes d'un demandeur d'asile contestant le refus puis la cessation de ses conditions matérielles d'accueil (CMA) par l'OFII. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation du premier refus, celui-ci ayant été remplacé par une décision ultérieure. Concernant la décision de cessation des CMA, le tribunal a annulé cette dernière pour vice de procédure, constatant que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'avait pas été respectée.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du préfet du Doubs délivrant un certificat de résidence d'un an portant la mention « visiteur » à une ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que l'intéressée, justifiant de liens personnels et familiaux intenses et stables en France, avait droit à un titre portant la mention « vie privée et familiale » en application de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a en conséquence enjoint à l'administration de délivrer ce titre dans un délai d'un mois.
Avocat : ERDEM DEVAUX
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de visa de long séjour pour travail salarié. Le juge a considéré que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à celle de l'autorité consulaire, était suffisamment motivée et ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail, permettant un refus de visa pour risque de détournement à des fins migratoires, notamment en raison d'une inadéquation entre l'expérience professionnelle du demandeur et l'emploi proposé.
Avocat : DEME
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le recours contentieux était irrecevable, car le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des visas avait été rejeté à bon droit pour tardiveté, n'ayant pas été formé dans le délai de trente jours prévu par l'article D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision du président de la commission du 9 janvier 2024, prise sur le fondement des articles D. 312-3 et D. 312-5-1 du même code, s'est substituée à la décision consulaire initiale, constituant ainsi l'unique acte attaquable.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 août 2024 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation préfectorale et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à l'appréciation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet suite à l'admission du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour demander l'asile. La requérante, une ressortissante afghane en Iran, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés estime que les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas remplies, notamment l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : DECARNIN
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de la SAS Thiaucourt Matériaux, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral refusant une autorisation environnementale pour une carrière. La juridiction estime que le refus, motivé par un risque majeur de destruction de vestiges archéologiques, est suffisamment motivé et que la procédure a été respectée. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'environnement et du code du patrimoine.
Avocat : SELARL LE DISCORDE- DELEAU - AVOCATS ASSOCIES