48 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
273 815
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus implicite de délivrer un titre de séjour pour étranger malade. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'apporte pas d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour motif familial. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la séparation familiale invoquée résultant en partie d'un choix personnel et n'étant pas imputable uniquement au refus administratif. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEME
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une mesure d'éloignement vers le Maroc. Le juge estime que le requérant ne démontre pas que la décision préfectorale porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'aller et venir ou à son droit à un procès équitable. La décision est prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEBBAGH BOUTARBOUCH
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision du préfet du Puy-de-Dôme ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien. Le tribunal a retenu un moyen d'office, estimant que le préfet a méconnu le champ d'application de la loi en fondant sa décision sur l'article L. 542-1 du CESEDA, qui n'est pas applicable aux ressortissants d'un pays d'origine sûr comme la Géorgie. Les autres conclusions du requérant ont été rejetées comme inutiles à examiner.
Avocat : REMEDEM
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés réalisés par M. D... sur une zone dunaire du domaine public maritime. Le tribunal a constaté que les faits, non contestés, constituent une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Conformément à la demande du préfet et à la reconnaissance des faits par M. D..., le tribunal l’a dispensé de l’amende prévue à l’article L. 2132-26 du même code. Il a ordonné à M. D... de compléter, si nécessaire, les travaux de remise en état du site par des plantations de végétaux dunaires avant le 31 mars 2027, sous peine d’exécution d’office à ses frais.
Avocat : DESMONTS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de l’association DPEAN visant à l’annulation de la délibération du 5 mai 2022 de la métropole Aix-Marseille-Provence approuvant la création de la ZAC de la Diligence à Saint-Cannat. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de note de synthèse, estimant que la convocation des conseillers communautaires, accompagnée d’une note et respectant le délai de cinq jours francs, était conforme aux articles L. 2121-12 et L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Avocat : SCP VEDESI ASSOCIATION D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de sommes à payer émis par le maire de Gignac-la-Nerthe pour recouvrer une amende administrative de 15 000 euros, infligée pour non-respect des obligations d’élimination de déchets. Le requérant invoquait un vice de forme (absence de signature) et une méconnaissance de l’article L. 541-3 du code de l’environnement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans l’extrait fourni la solution finale sur le fond. La décision s’appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, relatifs à la signature et à la mention de l’auteur des titres de recettes.
Avocat : SCP BOREL & DEL PRETE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire valant permis de démolir délivré par le maire de Nice pour la rénovation de "La Rotonde", un immeuble classé monument historique. Le juge des référés a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires requérant n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur la condition d’urgence. La décision est fondée sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA et une violation de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : CAPDEFOSSE
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux d’enrochement et de mouvement de sable réalisés sans titre sur le domaine public maritime naturel à Cricqueboeuf. Le tribunal a constaté que l’action publique était prescrite, un délai de plus d’un an s’étant écoulé entre la constatation des faits en mai 2023 et le procès-verbal du 24 septembre 2024, en application des articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a relaxé la commune de Cricqueboeuf et la société Legrix Estuaire des poursuites pénales. Toutefois, le tribunal a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte, conformément à l’article L. 2132-26 du même code, en enjoignant aux contrevenants de déposer un projet d’enrochement auprès de la DDTM dans un délai de deux mois.
Avocat : DESMONTS
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour la rénovation d’un « caseddu » en ruine. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l’urbanisme en raison de son implantation hors continuité urbaine. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment au regard de l’article L. 111-23 du même code invoqué par le défendeur. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., sergent-chef au SDIS du Tarn, qui contestait une sanction d’exclusion temporaire de fonctions de 24 mois dont 12 avec sursis. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que les faits reconnus par l’agent (usage non autorisé d’un véhicule d’urgence, conduite par un tiers, dégâts matériels) constituaient des fautes justifiant une sanction. La solution retenue est que la sanction n’était pas disproportionnée, en application des articles L. 532-5 et L. 533-1 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables.
Avocat : CABINET DENJEAN ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A... contestant la décision « 48 SI » du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, jugeant que cette notification n'affecte pas la légalité des décisions mais seulement leur opposabilité. En revanche, il a rappelé que l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle conditionnant la régularité des retraits de points. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure de retrait de points.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la famille B.... Cette décision fait suite à deux incendies survenus les 11 et 12 janvier 2025 dans leur propriété à Montauban, le second étant potentiellement lié à une faute d'intervention du service départemental d'incendie et de secours de Tarn-et-Garonne. Le tribunal a jugé la mesure utile malgré l'existence d'une expertise assurantielle, les parties ne parvenant pas à un accord. La mission de l'expert portera sur l'origine des incendies, les modalités d'intervention des secours et l'étendue des préjudices.
Avocat : SCP JEAY-MARTIN DE LA MOUTTE-JAMES-FOUCHER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 10 février 2026 fixant le pays de destination d’une interdiction judiciaire du territoire français de trois ans. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen particulier et la méconnaissance des articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 141-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
Avocat : ABADEL-BELHAIMER
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Société des Etablissements Barattini. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le marché de reprise des concessions funéraires de la commune de Loupian, au motif qu'elle était anormalement basse. Le juge a estimé que la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en écartant l'offre, car les justificatifs fournis par la société requérante, notamment un accord commercial et une expérience sur un marché similaire, ne démontraient pas de manière suffisamment probante le caractère soutenable de son prix. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement du requérant dans un litige relatif au refus d'octroi de la protection fonctionnelle par le département du Pas-de-Calais. Le requérant, n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance met ainsi fin à la procédure.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que les moyens soulevés par le requérant n'étaient pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, les conclusions subsidiaires (injonction et indemnité) ont également été rejetées.
Avocat : DEME
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses conclusions principales visant l'annulation du refus d'enregistrement de sa demande d'asile. Il rejette sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du même code, relatif aux pouvoirs du président de formation de jugement.
Avocat : DE SEZE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Sanofi visant à obtenir la restitution d'un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018. La juridiction a jugé que les rémunérations des salariés sous convention de forfait en jours ne pouvaient être intégralement incluses dans l'assiette du CICE, car le plafond d'éligibilité prévu par l'article 244 quater C du code général des impôts doit être apprécié au regard de la durée légale du travail. Les textes appliqués sont principalement l'article 244 quater C du CGI et les dispositions du code du travail relatives au forfait en jours.
Avocat : DELSOL AVOCATS