141 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
141
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 471
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a estimé que le signataire de la décision était compétent, que le refus était suffisamment motivé au regard de l'absence d'insertion professionnelle régulière de la requérante, et que ce refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Avocat : DELAINE
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le silence du préfet de police sur la demande de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle et de délivrance d'une carte de résident d'un ressortissant chinois, père d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l'intéressé remplissait les conditions légales pour prétendre à une carte de résident en tant que parent d'un enfant français. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 423-10 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant ghanéen et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne vérifiant pas sérieusement si l'intéressé continuait de remplir les conditions pour un titre de "travailleur temporaire" au moment de sa décision, notamment au regard de son activité professionnelle réelle. Le tribunal a appliqué les articles L. 421-3 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour carence fautive de l'État dans son relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a jugé que le requérant, bien que reconnu prioritaire par la commission de médiation, n'apportait pas la preuve que son logement actuel était inadapté à ses capacités financières ou aux besoins de son foyer, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DELAINE
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée. Il a relevé que la requérante n'apportait pas la preuve d'avoir effectué plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en préfecture, ni de circonstances particulières justifiant une célérité particulière.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant l'annulation d'un arrêté de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et avait examiné la situation personnelle du requérant. Il a rappelé que la situation des ressortissants algériens est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par les articles généraux du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) invoqués, et que le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation.
Avocat : MAGDELAINE
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le droit d'être entendu, garanti par le droit de l'Union européenne, avait été respecté lors de son audition par la police, où il a pu exposer sa situation avant la décision. Le tribunal a appliqué la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêts *Mukarubega* et *Boudjlida*) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant nicaraguayen, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 8 août 2025 lui refusant un titre de séjour "talent-porteur de projet" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus était légal, car le requérant n'avait pas sollicité l'avis préalable du ministère chargé de l'économie sur son projet de création d'entreprise, comme l'exigent les articles L. 421-16 et R. 421-33 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés du défaut d'examen sérieux et de l'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier de sa situation personnelle alléguée.
Avocat : MAGDELAINE
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites à Hamouro, secteur B, sur la commune de Bandrélé. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une erreur de qualification juridique des faits au regard de l'article 197 de la loi ELAN, et une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et la demande de désignation d'un avocat, faute d'urgence caractérisée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire est examinée sur le fondement de la loi ELAN et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté préfectoral du 12 mai 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites à Hamouro. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et la désignation d'un avocat, faute d'urgence caractérisée. Sur le fond, il a jugé que l'arrêté était légal, en application de l'article 197 de la loi ELAN, dès lors que les constructions formaient un ensemble homogène d'habitat informel présentant des risques graves pour la salubrité et la sécurité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet de police refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. B... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tchadienne, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la gravité de son otospongiose bilatérale. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet de police du 10 décembre 2024, estimant que l'état de santé de Mme B... nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'elle ne pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Essonne de convoquer Mme B..., ressortissante malgache, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en novembre 2022. Le juge a constaté que l'absence de traitement de cette demande depuis trois ans constituait une situation d'urgence et que la mesure sollicitée était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. L'administration a été condamnée à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie sur les principes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre l'INSERM. La requérante demandait notamment son affectation dans un emploi correspondant à son grade et la réparation de préjudices pour harcèlement moral. Ce désistement, intervenu à la suite d'un accord transactionnel et accepté par l'INSERM, a été constaté comme pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 novembre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, M. A... ayant été auditionné par les services de police. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, celui-ci régissant le droit au séjour et non l'éloignement. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables en France.
Avocat : MAGDELAINE
Avocat : MAGDELAINE