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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

327 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

327

Décisions totales

383 581

Ordonnances

288 564

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : DEZEffacer tout
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301580

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la collectivité territoriale de Guyane de trois recours en excès de pouvoir dirigés contre des arrêtés de l’agence régionale de santé concernant l’institut médicoéducatif Léopold Héder : une mise sous administration provisoire (juin 2023), sa prorogation, une cessation totale d’activité (décembre 2023) et un transfert d’autorisation. La collectivité invoquait notamment des vices de procédure et la méconnaissance du principe du contradictoire, sur le fondement des articles L. 313-14 et suivants du code de l’action sociale et des familles. En cours d’instance, la collectivité territoriale de Guyane s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses requêtes. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin aux litiges sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

20 juin 2025• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400265

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par la collectivité territoriale de Guyane (CTG) de trois recours en excès de pouvoir dirigés contre des arrêtés de l’agence régionale de santé (ARS) de Guyane concernant l’institut médicoéducatif Léopold Héder : une mise sous administration provisoire (8 juin 2023), une cessation totale d’activité (22 décembre 2023) et un transfert d’autorisation (19 décembre 2023). La CTG invoquait notamment des vices de procédure, la méconnaissance du principe du contradictoire et des articles L. 313-14, L. 313-16, L. 313-17 et L. 313-18 du code de l’action sociale et des familles, ainsi qu’un détournement de pouvoir. Par un mémoire du 2 mai 2025, la CTG s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses requêtes (n° 2301580, 2400265 et 2400267). L’ARS de Guyane a accepté ce désistement. Le tribunal donnera acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

20 juin 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405124

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante philippine, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 12 août 2024 lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment circonstancié. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que Mme A ne justifiait pas d'une insertion professionnelle significative ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, stables et anciens en France pour justifier une admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : RAISSI-FERNANDEZ

17 juin 2025• 6ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501248

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. A, qui contestait un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 4 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 14 avril 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a confirmé la légalité des décisions préfectorales et rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2008/115/CE.

Avocat : DEZALLE

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02184

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

12 juin 2025• 2ème chambre (formation à 3)
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY00892

Avocat : MENDEZ

11 juin 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203922

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Stop amiante d'un recours en plein contentieux visant à contester le titre exécutoire n°859 émis par la commune de Romans-sur-Isère pour un montant de 19 947,13 euros, correspondant à des pénalités et un trop-perçu suite à la résiliation pour faute d'un marché de désamiantage. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée de l'absence de mémoire en réclamation préalable, conformément à l'article 50.1 du CCAG Travaux. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la société n'avait pas respecté cette procédure précontentieuse obligatoire, sans examiner le bien-fondé de la créance. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du CCAG Travaux.

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

6 juin 2025• 3ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502423

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de l'exécution du refus de titre de séjour pris par le préfet d'Eure-et-Loir le 14 avril 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. A, bien que précaire, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts justifiant une suspension avant le jugement au fond. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation ou de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : DEZALLE

6 juin 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504022

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 10 mai 2025 obligeant M. A, ressortissant camerounais, à quitter le territoire français sans délai, ainsi que les décisions subséquentes d'interdiction de retour et d'assignation à résidence. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que M. A était dépourvu d'attaches en France, alors qu'il est père d'un enfant français et qu'il justifiait d'un titre de séjour et d'un emploi en Allemagne. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-3 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FERNANDEZ

26 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501270

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme B, agent territorial, d’une demande de suspension de l’arrêté du 3 mars 2025 par lequel la présidente du syndicat mixte d’intérêt scolaire de Maurens, Frégouville, Giscaro et Castillon-Savès a rejeté sa demande de congé de longue maladie. Le juge des référés a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le syndicat, estimant que la décision attaquée n’avait pas épuisé ses effets. Il a ensuite examiné la condition d’urgence et les moyens soulevés par la requérante, notamment l’insuffisance de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation, sans toutefois faire droit à la demande de suspension. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

23 mai 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502115

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 avril 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de l'intéressé, liée à la fin de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et à la suspension de son contrat d'apprentissage, ne présentait pas un caractère suffisamment immédiat et grave pour justifier une suspension en référé. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : DEZALLE

7 mai 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502489

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Derichebourg Energie EP. Celle-ci contestait le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de rénovation de l'éclairage public pour la commune de Blaye, invoquant notamment une motivation insuffisante, une rupture d'égalité de traitement et l'irrégularité du dossier de consultation. Le juge a estimé que la notification de rejet était suffisamment motivée et que l'offre de la requérante était irrégulière en raison d'une méconnaissance des prescriptions du CCTP, lequel prévalait sur le BPU pour l'appréciation de la conformité de l'offre. La solution retenue s'appuie sur les principes de transparence et d'égalité de traitement des candidats issus du code de la commande publique.

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

2 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203980

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 25 mars 2022 par lequel la préfète de police des Bouches-du-Rhône avait ordonné le dessaisissement des armes de M. B et lui avait interdit d'en acquérir ou détenir. La juridiction a jugé que cette décision de police était insuffisamment motivée en fait, car elle ne précisait pas la nature, la date ou les circonstances des comportements délictueux reprochés, privant ainsi le requérant de la possibilité de les contester utilement. Cette annulation est fondée sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure. L'Etat a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : FERNANDEZ

30 avril 2025• 8ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503036

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu l’arrêté du préfet du Bas-Rhin interdisant à M. B, éducateur sportif, d’exercer toute activité d’enseignement ou d’encadrement sportif. La condition d’urgence a été reconnue car cette décision privait l’intéressé de sa principale source de revenus (1 500 euros mensuels), le réduisant à 483 euros pour faire face à plus de 1 300 euros de charges. Un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté a été retenu, notamment en raison du défaut de consultation préalable de la commission prévue à l’article L. 212-13 du code du sport et d’une possible erreur d’appréciation. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : DEZEMPTE

29 avril 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301554

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la Sarl Guyane Santé Hibiscus, qui demandait l'annulation de la décision du 31 mai 2023 par laquelle l'Agence Régionale de Santé (ARS) de la Guyane a refusé de l'autoriser à installer un scanographe à Saint-Laurent du Maroni. Sur la légalité externe, le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que les erreurs alléguées dans le décompte des votes de la commission spécialisée de l'organisation des soins (CSOS) n'avaient pas influencé le sens de la décision. Sur la légalité interne, le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les motifs prévus par les articles L.6122-2 et R.6122-34 du code de la santé publique, notamment l'absence de réponse aux besoins de santé et la non-compatibilité avec le schéma d'organisation des soins. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

24 avril 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401629

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme B contre sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour six mois et la suppression définitive de son allocation de solidarité spécifique, décidées par Pôle emploi (devenu France Travail) pour omission de déclaration de revenus fonciers. Le tribunal a jugé que la sanction était infondée, car Mme B avait bien produit son avis d’imposition mentionnant ces revenus, ce qui ne caractérisait pas une fausse déclaration délibérée au sens des articles L. 5412-2 et R. 5426-3 du code du travail. En conséquence, la décision de radiation et de suppression a été annulée, et France Travail a été enjoint de réexaminer les droits de Mme B à l’allocation pour la période concernée.

Avocat : MENDEZ

17 avril 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306093

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B, qui s’est blessée le 21 novembre 2022 en chutant sur un parking public de la commune de Genas, en raison d’un défaut d’éclairage et de signalisation des butées en bois. La requérante soutenait que la commune et le SYDER étaient responsables de ce défaut d’entretien de l’ouvrage public. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses conclusions, estimant que les butées constituaient un élément normal d’un parking et que Mme B, usagère régulière des lieux, avait commis une faute d’inattention en s’écartant du chemin piétonnier. Les demandes de la CPAM du Rhône ont également été rejetées. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien des ouvrages publics.

Avocat : MENDEZ

15 avril 2025• JU 5ème chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL02663

Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT

15 avril 2025• 3ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504761

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée récente de l'intéressé en France (2024), de l'absence de preuve d'attaches familiales intenses et de sa situation de célibataire sans enfant. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur d'appréciation concernant le pays de renvoi, faute de risque de traitements inhumains ou dégradants établi. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FERNANDEZ

9 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504701

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant soutenait que l'Italie n'était plus responsable en raison de sa présence prolongée en France, mais le tribunal a jugé que, conformément à l'article 7 du règlement (UE) n° 604/2013, la détermination de l'État membre responsable se fait au moment de la première demande d'asile. Or, M. A avait déjà déposé une demande en Italie, ce qui rendait inapplicable le critère de l'article 13 du même règlement relatif à un séjour de cinq mois. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le transfert vers l'Italie.

Avocat : FERNANDEZ

9 avril 2025• Reconduite à la frontière