3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 617
Avec résumé IA
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. H contre un arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de notification irrégulière, et a jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur les articles L. 611-1 1° et 5° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’entrée irrégulière de l’intéressé et de la menace pour l’ordre public que constituait son comportement. La solution retenue confirme la légalité de l’ensemble des mesures contestées.
Avocat : DIAMONEKA-LEBEAULT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 6 juillet 2025 par lequel le préfet de la Côte-d'Or obligeait M. B, ressortissant allemand, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que le comportement de M. B, consistant en des vols de denrées alimentaires n'ayant donné lieu à aucune poursuite, ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 (2°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.
Le Tribunal administratif de Toulouse, dans sa 2ème chambre, a rejeté la requête de M. C D qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et le défaut d’examen sérieux. Il a jugé que la décision de l’OFPRA, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était suffisamment motivée et que l’absence d’entretien préalable n’était pas constitutive d’un vice de procédure. La solution retenue confirme ainsi le rejet de la demande de reconnaissance du statut d’apatride.
Avocat : DIA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur". Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas de ressources suffisantes issues d'une activité non salariée, comme l'exigent les articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D, ressortissante russe, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que conjointe d’un Français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l’administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que Mme D ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de justifier d’une entrée régulière en France, celle-ci étant intervenue depuis la Hongrie sans visa de long séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme a également été écarté.
Avocat : DIA IBRAHIMA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante sénégalaise titulaire d'une carte de séjour "étudiant" expirée, qui n'avait pu en obtenir le renouvellement en raison de difficultés matérielles de retrait. La requérante demandait d'être convoquée en préfecture pour déposer sa demande, mais le préfet a fait valoir que le titre expiré lui avait été remis, levant ainsi l'obstacle à une demande en ligne via la plateforme ANEF, conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que les conclusions étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant également la demande de frais de justice.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre) a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 28 juin 2022 qui confirmait un ajournement de trois ans de la demande de naturalisation de M. B. Le ministre s'était fondé sur une procédure pour violences conjugales classée sans suite après retrait de plainte par la conjointe. Le tribunal a jugé qu'en l'absence d'élément établissant que l'infraction était caractérisée, ce seul motif constituait une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs au pouvoir d'appréciation du ministre en matière de naturalisation.
Avocat : N'DIAYE
Avocat : BERRADIA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour contester la décision, notamment en ce qui concerne la vérification de ses actes d'état civil. Le tribunal a rappelé que l'administration n'est pas tenue de solliciter systématiquement les autorités étrangères pour vérifier un acte d'état civil, surtout lorsque celui-ci présente des signes manifestes de falsification. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer un délai d'attente anormalement long sans justifier de circonstances particulières propres à sa situation. L'ordonnance rappelle que, pour les demandes autres que les renouvellements de titres, l'urgence doit être démontrée par des éléments concrets. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant après renvoi du Conseil d'État, a examiné le recours de Mme A contre un avis de sommes à payer pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 781,46 euros (période 2016-2017) et un refus de remise de dette pour un second indu de 6 992,49 euros (période 2019-2020). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département concernant le premier indu, mais s'est prononcé sur le fond en application des articles L. 262-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la légalité des indus au regard des revenus non déclarés issus d'un compte courant d'associé.
Avocat : SELAS GOUT DIAS AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de la commune de la Llagonne. Par un mémoire enregistré le 7 juillet 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement auquel la commune a acquiescé. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 juillet 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 2 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) relatifs à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ainsi rejeté la requête de Mme C, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du CESEDA et de la convention franco-ivoirienne.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et de l'examen de sa situation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que la décision était légale et suffisamment motivée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.