16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 456
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER;SCP GUÉRIN - GOUGEON
Avocat : VAZ DE AZEVEDO
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Moselle. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour n'était entachée d'aucun défaut d'examen particulier, ni d'aucun vice de procédure lié à l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que les moyens soulevés contre les autres décisions n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DOLLÉ
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que la demande de titre de séjour de M. A..., fondée sur l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relevait d'une catégorie pour laquelle le dépôt devait s'effectuer via un téléservice, conformément à l'arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'envoi d'une simple lettre à la préfecture ne constituait pas une demande régulière et le silence gardé n'avait pu faire naître une décision implicite de rejet susceptible d'être attaquée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... B... épouse C... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le préfet a opposé une fin de non-recevoir, arguant que la demande de titre, relevant de l’article 6 de l’accord franco-algérien, devait être présentée via un téléservice et non par courrier, et que le silence gardé sur une demande irrégulière ne crée pas de décision implicite. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a appliqué les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’arrêté du 22 juin 2023, pour conclure que l’absence de décision explicite ne faisait pas grief.
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 30 juillet 2025 refusant un titre de séjour à Mme B..., ressortissante philippine, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté de sa présence en France depuis 2020 et de la qualité de son insertion professionnelle continue. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : AZOULAY-CADOCH
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 19 novembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité des éléments de la demande d'asile, estimant que les agents du ministère étaient habilités et astreints au secret professionnel. Il a également jugé que M. A... n'apportait pas la preuve que les conditions matérielles de son entretien l'avaient empêché de développer son récit. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire au titre de l'asile. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas été privé de la possibilité effective d'être assisté d'un tiers lors de son entretien à l'OFPRA, l'administration ayant démontré qu'il avait été informé de ce droit dans une langue qu'il comprenait. Les autres moyens, tirés notamment de la violation de la confidentialité, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance du principe de non-refoulement, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les articles L. 531-15 et R. 351-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 19 novembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le requérant invoquait notamment la violation de la confidentialité de sa demande, l'absence de possibilité d'être assisté d'un tiers lors de l'entretien à l'OFPRA, et une méconnaissance du principe de non-refoulement. Le tribunal a examiné le moyen tiré du défaut d'information sur la possibilité de se faire assister, en application des articles L. 531-15 et R. 351-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu sur la base des textes précités, de la convention de Genève et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B..., major de police, contestant son absence du tableau d'avancement au détachement sur emploi fonctionnel de responsable local d'unité de police (RULP) et le rejet implicite de sa demande d'avancement à l'échelon exceptionnel de major pour 2023. Sur le premier point, le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Sur le second point, il a déclaré les conclusions irrecevables car tardives, le délai de recours de deux mois n'ayant pas été respecté. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : DOREAN AVOCATS
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 4 juillet 2025 par lequel le préfet de l'Aube a obligé M. B..., ressortissant turc, à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pour deux ans. La juridiction a retenu que le préfet n'a pas démontré que la décision de la Cour nationale du droit d'asile rejetant la demande d'asile de l'intéressé avait été lue en audience publique ou notifiée, comme l'exigent les articles L. 542-1 et R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'administration n'a pas établi que M. B... avait perdu son droit au séjour à la date de l'arrêté attaqué.
Avocat : DOGAN
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 195,65 euros pour des arriérés de salaire et 1 500 euros pour préjudice moral, estimant que sa rémunération au service général du centre pénitentiaire de Maubeuge (juin-août 2021) n'était pas conforme aux articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de la justice, rappelant que l'ordonnance de référé n'a pas autorité de chose jugée au principal. Sur le fond, il a rejeté la demande d'arriérés de salaire, considérant que la rémunération versée était conforme aux textes applicables. En conséquence, la demande de préjudice moral a également été rejetée.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le tribunal a jugé que la composition du collège de médecins de l'OFII était régulière au regard de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation sur l'état de santé de l'intéressé au sens de l'article L. 425-9 du CESEDA. Par conséquent, les décisions attaquées ont été validées.
Avocat : COHADON
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme D... demandant la suspension des décisions du préfet d’Ille-et-Vilaine refusant le renouvellement de leurs attestations de demande d’asile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit ou d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des refus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOLLE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C..., rédactrice territoriale, qui contestait son changement d'affectation au sein du SDIS de Loire-Atlantique à son retour de congé de longue durée. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé inopérant le défaut de motivation, la mesure d'affectation dans l'intérêt du service ne nécessitant pas de motivation. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 411-5 du code général de la fonction publique, le changement d'affectation n'étant pas incompatible avec le grade de l'intéressée. Enfin, le moyen tiré d'une discrimination a été rejeté, faute d'éléments suffisants.
Avocat : BARDOUL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... veuve D... et de son fils M. D... contestant le refus de visa de long séjour en qualité d'ascendante à charge d'un ressortissant français. La juridiction a estimé que la décision implicite de la commission de recours, substituée à la décision consulaire, était légale. Le tribunal a notamment jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la décision implicite n'étant pas illégale de ce seul fait, et que les requérants n'établissaient pas que Mme B... veuve D... était effectivement à la charge de son fils, condition requise par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SIDOBRE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 9 août 2024. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du maire de Goyave prononçant son reclassement pour inaptitude physique. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'arrêté du 19 septembre 2023 étant considéré comme confirmatif d'une décision antérieure du 22 mars 2021, devenue définitive. Le tribunal a également écarté les moyens au fond, notamment l'absence de motivation, inopérante pour un arrêté de reclassement qui n'est pas une décision défavorable. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait une injonction au ministre de la justice pour l’attribution d’une nouvelle bonification indiciaire. Le juge a rappelé qu’il ne peut prononcer d’injonction à titre principal en dehors des cas d’exécution d’une décision de justice ou de procédures de référé. La demande, ne visant pas l’annulation d’une décision administrative préalable, a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT