16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 303
Avec résumé IA
Avocat : RIDOUX
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : PERES GWENDOLINE
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contestant la délibération n° 23/68 du 4 décembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Barbizon a garanti un prêt à 100 % pour la SAS « Les Alouettes ». Le juge a constaté que la délibération avait été affichée en mairie et mise en ligne le 5 décembre 2023, faisant courir le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête, introduite le 23 février 2024, était tardive car expirée le 6 février 2024. Les conclusions accessoires de M. A... ont donc été rejetées sans examen au fond.
Avocat : CABINET LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SASU Forest Automobile, qui demandait l'annulation d'un courrier de la direction générale de l'énergie et du climat l'invitant à présenter ses observations. Le juge a considéré que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, mais une simple invitation préalable, et qu'il n'était donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LUDOT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. A... C..., qui demandait 20 000 euros à l'État pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son logement actuel était insalubre, condition nécessaire pour établir un préjudice matériel et moral. La responsabilité de l'État n'a donc pas été engagée, faute de démonstration de la persistance de la situation ayant motivé la décision de la commission. Les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ont été appliqués.
Avocat : FADOUL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 10 080 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 12 septembre 2018, n’avait pas reçu de proposition de logement, maintenant sa famille de six personnes dans une situation d’hébergement précaire puis dans un logement au loyer excessif. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, la période d’indemnisation courant à compter du 12 mars 2019. Cette somme répare les troubles dans les conditions d’existence subis du fait de cette carence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 octobre 2019. La requérante, en attente d’un logement social depuis 2015, invoquait un logement trop petit pour sa famille de quatre personnes. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’État n’était pas engagée, car Mme B... n’a pas établi que son logement était inadapté, condition nécessaire pour caractériser un trouble dans ses conditions d’existence au sens de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des demandes, y compris les frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Moselle de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2026, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de Mme A... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Avocat : DOLLÉ
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et signalement aux fins de non-admission, a ordonné le 7 novembre 2025 la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nancy. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du placement du requérant au centre de rétention administrative de Metz. La solution retenue est un simple renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Avocat : DOLE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de police lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que M. B... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son parcours professionnel discontinu et de l'absence d'attaches familiales en France. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : CALVO-PARDO
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police refusant à M. A..., ressortissant chinois, une admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... A... contestant l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités portugaises. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation du requérant avait fait l'objet d'un examen sérieux et personnalisé. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Avocat : DOOKHY
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que les frais de grand déplacement et les indemnités kilométriques versés à M. B..., en tant que dirigeant de société, étaient imposables dans la catégorie des traitements et salaires, et non comme des revenus de capitaux mobiliers, en application des articles 80 ter et 79 du code général des impôts. Il a également confirmé la réintégration d'une somme de 4 000 euros au compte courant d'associé comme un revenu distribué, et validé l'application de pénalités pour manquement délibéré. Les demandes de décharge ont donc été rejetées.
Avocat : DOGAN
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après l’obtention du titre, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a également constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée entre-temps. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate de Mme A..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’une requête en annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Après avoir obtenu un titre de séjour, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a constaté que les conclusions tendant à l’aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate de M. A..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Après avoir obtenu un titre de séjour, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente a constaté que les conclusions relatives à l’aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate de M. A..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Refus de délivrance d’une carte de séjour par le préfet du Nord. Le Tribunal administratif de Lille, par ordonnance du 7 novembre 2025, donne acte du désistement de M. A... B... de ses conclusions principales et condamne l’État à lui verser 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour « salarié » présentée par M. B..., ressortissant tunisien. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas satisfaite, dès lors qu’une décision explicite de refus de titre de séjour, assortie d’une obligation de quitter le territoire français et d’une assignation à résidence, s’est substituée à la décision implicite contestée. Cette nouvelle décision fait l’objet d’un recours distinct, dont l’audience est imminente. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles aux fins d’injonction et au titre des frais de justice, sont rejetées.
Avocat : VAZ DE AZEVEDO
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme D..., qui demandait la condamnation de la commune d’Alès pour un défaut d’entretien normal de la voie publique, à la suite d’une chute survenue le 30 décembre 2018. La commune contestait sa responsabilité, invoquant notamment la faible profondeur de l’excavation et la connaissance des lieux par la victime. Le tribunal a jugé que la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage public et le dommage était rapportée par la requérante, mais que la commune n’établissait pas un entretien normal de la voie, ni une faute exclusive de la victime. En conséquence, la responsabilité de la commune d’Alès a été retenue sur le fondement du défaut d’entretien normal, et l’affaire a été renvoyée pour évaluation des préjudices.
Avocat : AUDOUIN