12 431 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 431
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 868
Avec résumé IA
Avocat : BEDOIS;RIDOUX
Avocat : PRUDON
Avocat : DO ROGEIRO
Avocat : NDONG NDONG
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande d'indemnisation pour faute médicale contre le CHU de Rouen, concernant une chirurgie jugée inadaptée pour un lymphome diagnostiqué comme un thymome. La juridiction a retenu une faute dans l'acte médical, en raison de l'absence d'examen histologique préopératoire ayant conduit à une intervention excessive, et a condamné l'établissement à indemniser la patiente et la CPAM. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité médicale et les dispositions du code de la santé publique.
Avocat : BOURDON VINCENT
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... A..., un ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé, ne révèle pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard des attaches du requérant, et que ce dernier n'apporte pas d'éléments concrets établissant un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Turquie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOGAN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du pays de renvoi. La juridiction a jugé que les décisions attaquées, prises par une autorité compétente et après un examen particulier, étaient légales. Elle a notamment estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'appréciation du sérieux des études (article L. 422-1 du CESEDA), n'était pas contraire à l'accord franco-marocain ni à l'article 8 de la CEDH dans ce contexte.
Avocat : CADOUX
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'une capitaine de police contestant l'arrêté du 2 mai 2023 établissant le tableau d'avancement au grade de commandant pour 2019. La juridiction estime que les moyens soulevés (défaut d'examen approfondi des candidats, erreur manifeste d'appréciation et méconnaissance du principe d'égalité) ne sont pas fondés, constatant notamment que les agents promus avaient de meilleures notes que la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 17 du décret n°95-654 du 9 mai 1995 fixant les règles d'établissement des tableaux d'avancement dans la police nationale.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande indemnitaire de la société JCDecaux France, qui contestait l'attribution du marché public de vélos en libre-service au groupement Smoovengo. La juridiction a jugé la requête irrecevable, principalement au motif de l'absence de réclamation préalable obligatoire, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Elle a également considéré que les moyens au fond n'étaient pas établis.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant algérien. La juridiction a retenu l'illégalité de la décision administrative pour défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière du requérant, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet de police est enjoint de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : DOS SANTOS
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 4 février 2026, considérant qu'elle était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur la situation de vulnérabilité du requérant. La juridiction a fondé sa décision sur les articles L. 522-1 à L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent l'évaluation de la vulnérabilité et le refus des conditions d'accueil.
Avocat : KADDOURI
**Sujet principal** : Recours contre le refus de prolongation d'un visa Schengen pour une ressortissante cubaine invoquant la nécessité de s'occuper de sa sœur gravement malade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision du préfet du Gard, considérant que le refus de prolongation du visa constitue une erreur manifeste d'appréciation. L'état de santé de la sœur, nécessitant une assistance quotidienne et des soins prolongés, est qualifié de "raisons personnelles graves" justifiant la prolongation. **Textes appliqués** : Article 33 du règlement (CE) n°810/2009 du 13 juillet 2009 (code communautaire des visas), qui prévoit la prolongation d'un visa pour force majeure, raisons humanitaires ou raisons personnelles graves.
Avocat : GIRONDON
Le Tribunal Administratif de Nîmes donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. La procédure est donc close sans examen du fond, mettant fin au recours pour excès de pouvoir dirigé contre le préfet du Gard. Les textes visés, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne sont pas appliqués en raison de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Gard concernant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., un ressortissant guinéen. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de sa vie stable en France avec sa compagne française et leur enfant français. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à l'intéressé dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par le préfet d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler deux délibérations municipales accordant une protection fonctionnelle à des élus et à obtenir le remboursement des sommes versées. Le préfet s'est finalement désisté de son recours avant le jugement. Le tribunal a donc simplement pris acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DOMITILE
**Sujet principal** : Recours en indemnisation pour faute médicale alléguée dans la prise en charge d'un patient ayant développé une méningite à pneumocoque avec graves séquelles, engagé par sa famille et la CPAM contre un centre hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas explicitement transcrite dans l'extrait fourni. Le tribunal est saisi pour déterminer la responsabilité du centre hospitalier, évaluer le taux de perte de chance (70% selon les demandeurs, 30% selon l'hôpital) et fixer le montant des indemnités dues à la famille et à la CPAM. **Textes appliqués** : Le tribunal examine l'affaire au fond (plein contentieux) en application du code de la santé publique et du code civil, avec des demandes fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... E..., un ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de 24 mois. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour signer ces mesures et que le refus d'un délai de départ volontaire était légalement fondé, notamment au regard des articles L. 612-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés et que la procédure suivie était régulière.
Avocat : SILVA MACHADO
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'admission au séjour. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la requérante n'ayant pas établi avoir sollicité la communication des motifs auprès du préfet. Il a également écarté l'application de l'article L. 435-1 du CESEDA, rappelant que le séjour des ressortissants algériens est régi exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de renouvellement de titre de séjour étudiant, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet du Nord était compétent pour prendre ces décisions et que le refus de titre de séjour était justifié par l'absence de garanties suffisantes sur la réalité et la sérieux des études du requérant, au regard des articles L. 313-7 et R. 311-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres mesures d'éloignement et de contrainte, découlant légalement de ce refus, ont été jugées régulières.
Avocat : CARDON
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus d'admission au séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du CESEDA, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.