4 258 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 258
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 668
Avec résumé IA
Avocat : BIDOIS
Avocat : CALVO PARDO
Avocat : DOUVISI-MORRIS
Avocat : KADOCH
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant son recours contre un arrêté d'assignation à résidence, la mesure ayant expiré. La juridiction a rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il ne justifiait pas du bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante étrangère. Le juge a constaté un défaut de compétence territoriale, la requérante résidant dans les Hauts-de-Seine à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Cergy-Pontoise.
Avocat : DONAZAR
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par des syndicats de professionnels de la location touristique pour suspendre la décision de la métropole Nice Côte d’Azur de fermer temporairement le dépôt des demandes d’autorisation de changement d’usage dans les zones à quotas, suite à une précédente ordonnance du même tribunal. Les requérants invoquaient l’urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de cette mesure, qu’ils estimaient prise par une autorité incompétente et constitutive d’une erreur de droit, visant à contourner le caractère non-suspensif d’un pourvoi en cassation. L’ordonnance applique les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de l’article L. 631-7 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS - CADOZ-LACROIX-REY-VERNE
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la SCI L’Alycastre et les SARL Trois Sautets et Le Moulin Fort d’un recours en excès de pouvoir contre un permis d’aménager délivré par la commune d’Aix-en-Provence. Par un mémoire enregistré le 4 février 2026, les sociétés requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 février 2026. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors qu’il ne s’agissait pas d’une demande de renouvellement de titre et que la requérante ne justifiait d’aucune circonstance particulière, comme une activité professionnelle menacée, rendant nécessaire une délivrance rapide du document. La précarité de sa situation administrative, qui durait depuis plusieurs années, n’était pas imputable à l’absence de récépissé. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus préfectoral de reconstituer des points de permis de conduire. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition essentielle pour obtenir une telle mesure provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (articles L. 521-1 et L. 522-3).
Avocat : EDOUBE MANN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus de renouvellement de carte professionnelle par le CNAPS. Cette constatation intervient car l'autorisation a été délivrée à l'intéressé après l'introduction du recours, rendant les conclusions principales sans objet. La juridiction rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : LANDOULSI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal constate que le requérant résidait dans le département de la Seine-Saint-Denis à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : SELARL DOUCHET - DE LAVENNE - ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante. Le sujet principal concerne le rejet d'une demande d'annulation du refus implicite de rendez-vous pour une demande de titre de séjour, en raison de l'absence de confirmation du maintien des conclusions par la requérante. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement après mise en demeure infructueuse.
Avocat : HOUINDO
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du rejet implicite de son renouvellement de carte de séjour, cette demande étant devenue sans objet suite à la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'Etat à verser à l'avocate du requérant la somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle accordée. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et la loi précitée.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour. Le litige principal est devenu sans objet suite à la délivrance d'un titre de séjour au requérant et à son désistement. Le tribunal donne acte de ce désistement et, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant, admis à l'aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. Le juge estime que la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 11 janvier 2025, est devenue une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, ordonner la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : DODIER
**Sujet principal** : Transmission d'un dossier contentieux relatif à une mesure d'éloignement d'un étranger en raison d'un changement de lieu de rétention administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal administratif de Rouen, saisi initialement, ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d'Orléans. Cette transmission est motivée par le placement ultérieur du requérant en rétention administrative dans le ressort du tribunal d'Orléans. **Textes appliqués** : Les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et R. 221-3 du code de justice administrative (CJA), qui fixent la compétence territoriale du juge administratif en fonction du lieu de rétention.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 15 mai 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue applique l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER