16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
315 175
Avec résumé IA
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : CABINET DOURDIN-ROBINET-FERAL
Avocat : CALVO PARDO
Avocat : MELIODON
Avocat : DOOKHY
Avocat : BIDOIS
Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 24 mai 2022 assignant à résidence M. A..., ressortissant guinéen, pour une durée de six mois. La décision est annulée en raison d'une insuffisance de motivation, le préfet n'ayant pas exposé les raisons de fait justifiant l'impossibilité pour l'intéressé de quitter le territoire, condition prévue à l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal condamne l'État à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A... au titre des frais d'instance.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de long séjour pour le jeune E..., mineur à scolariser. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les arguments du requérant relatifs à la scolarisation et à la situation familiale. Cette décision fait suite à trois précédentes ordonnances ayant déjà rejeté des demandes similaires pour le même motif. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de justice administrative pour apprécier l'urgence de manière objective.
Avocat : GHETTAS DOUNIA
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A... C..., ressortissante colombienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de police de Paris refusant son admission exceptionnelle au séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : AZOULAY-CADOCH
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D... A... contestant le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a d'abord admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a ensuite déclaré irrecevables les conclusions visant à modifier la fréquence de présentation au commissariat, au motif qu'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de modifier une décision administrative. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. C... n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le président de la formation de jugement a constaté son désistement par ordonnance.
Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. La solution retenue est le donné acte du désistement, mettant ainsi fin à l'instance. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements par ordonnance.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tchadien, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant, qui avait déposé sa demande d'asile plus de trois ans après son arrivée en France, ne justifiait pas d'un motif légitime pour ce retard ni d'une situation de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., de nationalité turque, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Le tribunal a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne.
Avocat : KHENDOUDI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHADOURNE
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. D..., ressortissant guinéen, contestant son assignation à résidence pour 45 jours dans la commune de Roubaix, prise par le préfet du Nord le 15 août 2025. Le tribunal a admis M. D... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'erreur de droit et d'appréciation, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté la requête. Il a considéré que la décision d'assignation à résidence était légale et proportionnée, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CARDON
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de débloquer son compte ANEF ou de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante, dont le titre "étudiant" avait expiré, sollicitait un changement de statut vers un titre "salarié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande ne concernait pas un renouvellement de titre (bénéficiant d'une présomption d'urgence) mais un premier titre, et que Mme B. n'avait pas engagé les démarches pertinentes pour obtenir un rendez-vous en préfecture, ni démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée.
Avocat : SIDOBRE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant iranien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les difficultés invoquées par le requérant (restriction d'accès à son compte bancaire et perte de protection sociale) ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : ASSADOLLAHI
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 24 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a estimé que la mesure ne méconnaissait ni l'accord franco-tunisien, ni les articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives à l'assignation à résidence, en raison de l'absence d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES