16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 034
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un arrêté préfectoral prolongeant de douze à vingt-quatre mois l'interdiction de retour sur le territoire français d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision était suffisamment motivée au regard des critères légaux. La juridiction s'est fondée sur les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent l'édiction et la fixation de la durée des interdictions de retour.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Sarthe était territorialement compétent pour prendre ces mesures et que les griefs soulevés, notamment sur la motivation et la proportionnalité, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TSANGA NDOMO
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant sénégalais, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 juin 2025 qui rejetait sa demande de titre de séjour et lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard de son intégration insuffisante et de l'absence de menace grave pour sa vie privée et familiale. La juridiction a également déclaré irrecevable la demande d'annulation du signalement Schengen, considérant que cette mesure n'avait pas un caractère décisoire distinct. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DOGO-BERY
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car le signataire était compétent en vertu d'une délégation et que la motivation, qui se référait aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'à l'article 8 de la CEDH, était suffisante. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été écartée, M. B... bénéficiant déjà de l'aide juridictionnelle totale.
Avocat : CABINET LARE YENDOUDANANIN
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de provision formée par le centre hospitalier de Luynes contre la société Vinci Energies et la Sarl Ivars et Ballet. Le juge des référés a estimé que l'action en garantie décennale pour des désordres sur des canalisations, constatés en 2011, était irrecevable pour forclusion. L'action, introduite en 2026, était prescrite car elle n'avait pas été exercée dans le délai de dix ans à compter de la réception des travaux, intervenue en 2010, conformément aux articles 1792 et 2270 du code civil.
Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET;SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, faisant obstacle à l'injonction sollicitée. Il considère en outre que le requérant ne justifie pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures.
Avocat : HOUINDO
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à obtenir sous astreinte la délivrance d'une carte de séjour et d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la condition d'urgence particulière exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures. La demande est donc rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : HOUINDO
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'octroi d'une carte de séjour et une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la demande de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet par l'administration en raison de son silence gardé depuis plus de quatre mois, et que le requérant ne justifie pas d'une décision administrative favorable lui permettant d'obtenir la délivrance du titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : HOUINDO
Avocat : LE PRADO
Avocat : CALVO PARDO
Avocat : SCP BERENGER - BLANC - BURTEZ - DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Garonne était compétent pour signer l'arrêté et que les griefs tirés d'une erreur d'appréciation sur la menace pour l'ordre public et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MACHADO TORRES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... A..., qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision du préfet de ne pas utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour examiner sa demande d'asile en France n'était pas entachée d'illégalité. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments démontrant l'existence de défaillances systémiques en Croatie créant un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH.
Avocat : DOGAN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour "visiteur". Le juge estime que la requérante, qui a déposé sa demande hors des délais légaux prévus à l'article R. 431-5 du CESEDA, n'a pas justifié de l'urgence de sa situation. Par conséquent, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie.
Avocat : ASSADOLLAHI