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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 431 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 431

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 056

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : DOEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303972

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A..., agent retraitée du centre hospitalier de Carpentras, qui demandait une provision et une expertise avant dire droit, ainsi qu'une indemnisation subsidiaire pour les préjudices liés à l'interruption de la prise en charge de ses soins de kinésithérapie après un accident de service survenu le 14 juillet 2014. La juridiction a estimé que le lien direct entre l'arrêt des soins et le refus de remboursement par l'employeur n'était pas établi, et que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison du contentieux. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 822-24 du code général de la fonction publique et R. 621-1 du code de justice administrative.

Avocat : DOUX

29 janvier 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216291

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 12 décembre 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder sa décision sur l'insuffisance d'autonomie matérielle et d'insertion professionnelle du requérant, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a estimé qu'à la date de la décision, M. A... poursuivait principalement des études et que ses revenus d'emploi à temps partiel étaient insuffisants, rejetant ainsi le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : IDOURAH

29 janvier 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203732

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCI Prairie de la Roche, qui contestait la décision du préfet de la Mayenne refusant d'accorder le statut piscicole à son étang de Pontpierre et exigeant le retrait de grilles entravant la libre circulation du poisson. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 431-7 du code de l'environnement, était légale : l'étang, bien que réputé autorisé, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l'exception piscicole, notamment faute de démontrer un droit fondé sur titre ou une existence antérieure à 1829. Les moyens d'incompétence du signataire et de vice de procédure ont été écartés.

Avocat : GOUEDO

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407987

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., ressortissante comorienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal constate que ce refus implicite a été remplacé par un arrêté explicite du 29 octobre 2024, lui-même déjà contesté et rejeté par un jugement définitif du 28 juillet 2025. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejette le surplus des demandes, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KHENDOUDI

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500271

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de Saône-et-Loire de renouveler sa carte de résident. La décision préfectorale, fondée sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen. Le tribunal a estimé que les condamnations pénales répétées de l'intéressé (extorsion, conduite sous stupéfiants) établissaient une menace grave et actuelle pour l'ordre public, justifiant le refus de renouvellement. Enfin, le tribunal a considéré que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SPYRIDONOS JÉRÔME

29 janvier 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501671

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du préfet du Jura du 22 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande uniquement sur le fondement de l'accord franco-algérien, sans instruire la demande de régularisation discrétionnaire invoquée par le requérant. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et d'effacer son signalement dans le système d'information Schengen.

Avocat : SADOUN DAVID

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400735

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante dominicaine, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet. Le tribunal a relevé d'office que la requérante s'était bornée à solliciter un rendez-vous pour déposer sa demande, et non à déposer une demande de titre de séjour. En application des articles L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé sur une simple demande de rendez-vous ne fait pas naître de décision susceptible de recours. Les conclusions à fin d'annulation ont donc été jugées irrecevables, entraînant le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SCP CHONG-SIT ET DOUTRELONG

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600710

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet délégué pour la sécurité des plates-formes aéroportuaires de Paris a abrogé l’habilitation d’accès aux zones de sûreté de M. C..., ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intérêt public lié à la sûreté aéroportuaire justifiant le maintien de la décision, et qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, absence d’enquête administrative, erreur de droit ou d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DOS SANTOS CAGARELHO

29 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511538

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sri-lankais débouté du droit d'asile, qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir des décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 16 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière, que les décisions étaient suffisamment motivées, et que le droit d'être entendu (principe général du droit de l'Union européenne) n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : DOOKHY

29 janvier 2026• 8ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600011

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par des syndicats de loueurs meublés contre une délibération de la métropole Nice Côte d’Azur du 5 décembre 2025. Cette délibération instaure un nouveau régime de changement d'usage des logements avec des quotas par secteur et un moratoire sur les demandes jusqu'au 1er février 2026. Les requérants soutiennent que l'urgence est caractérisée par l'atteinte grave à leur activité économique et qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de l'acte, invoquant notamment une méconnaissance du principe d'égalité, une erreur d'appréciation sur la pénurie de logements, et une disproportion des mesures. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de la condition d'urgence et des moyens soulevés au regard des textes applicables, dont le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS - CADOZ-LACROIX-REY-VERNE

29 janvier 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503898

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents d’un enfant handicapé, contestant le refus implicite du rectorat de mettre en œuvre une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle à 75 % du temps scolaire. Les requérants demandaient l’annulation de ce refus et la condamnation de l’État à réparer les préjudices moral et matériel subis par leur fils et par eux-mêmes. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la CDAPH, en méconnaissance des articles L. 111-1 et suivants du code de l’éducation. Il a également condamné l’État à verser 3 000 euros à l’enfant pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d’existence, ainsi que 1 500 euros à chacun des parents pour leur préjudice moral.

Avocat : DOUARD

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421990

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’Union nationale des droits et devoirs médicaux (UNDDM) qui contestait l’arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 autorisant une baignade ponctuelle dans la Seine le 17 juillet 2024 pour les Jeux Olympiques. Le tribunal a jugé que la directive européenne 2006/7/CE et le code de la santé publique, relatifs à la qualité des eaux de baignade, étaient inapplicables en l’espèce. Cette solution a été retenue car la baignade en Seine était interdite de façon permanente depuis 1923, et l’autorisation litigieuse ne portait que sur une durée très limitée (4 heures), ce qui ne permettait pas de qualifier ces eaux d’« eaux de baignade » au sens des textes invoqués.

Avocat : LUDOT

29 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2501324

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise refusant son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement fonder son refus sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. A... d'une précédente obligation de quitter le territoire français devenue définitive. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : DOGAN

29 janvier 2026• 4ème Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03690

Avocat : SADOUN

28 janvier 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600927

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à M. A..., après l'introduction de sa requête, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident, valable jusqu'au 25 avril 2026 et l'autorisant à séjourner et travailler. Cette délivrance ayant rendu sans objet les conclusions du requérant tendant à la suspension de la décision implicite de rejet et à des mesures d'injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois mis à la charge de l'État la somme de 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DOGAN

28 janvier 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504572

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un certificat de résidence à Mme B..., ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence habituelle de l'intéressée en France depuis 2015, de sa vie maritale avec un ressortissant égyptien titulaire d'une carte de résident, et de la scolarisation de leurs trois enfants nés en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B... un certificat de résidence d'un an mention "vie privée et familiale".

Avocat : CALVO PARDO

28 janvier 2026• 8ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531213

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas été privé de faire valoir des éléments utiles avant son édiction. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : DOOKHY

28 janvier 2026• Section 8 - Chambre 1
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600066

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2025. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, et les décisions accessoires étaient légaux. Il a estimé que la présence des enfants de M. B... en France ne justifiait pas un droit au séjour, compte tenu de son comportement délictueux et de l'absence de communauté de vie avec la mère. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH

28 janvier 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518576

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. A... contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation et le caractère disproportionné de la décision, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ce dernier permettant de refuser la carte en cas de comportement contraire à l'honneur et à la probité.

Avocat : DONAZAR

28 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308861

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E... demandant l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 26 mai 2023 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulièrement signée par une autorité habilitée et suffisamment motivée. Il a également rejeté le moyen d'erreur de fait, le ministre ne s'étant pas fondé sur le motif des attaches familiales à l'étranger. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le comportement fiscal critiquable de la requérante, au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : GUICHARDON

28 janvier 2026• 5ème Chambre