16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 709
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... dirigée contre un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête n'avait pas été régularisée à la suite d'une demande du tribunal fondée sur l'article R. 414-5 du code de justice administrative, qui impose de transmettre chaque pièce par un fichier distinct avec un intitulé conforme. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a donc prononcé le rejet sans examen au fond.
Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR
**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation et défaut d'exercice du recours administratif préalable obligatoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, malgré une mise en demeure de régulariser. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables) et article 45 du décret du 30 décembre 1993 (caractère obligatoire du recours administratif préalable en matière de naturalisation).
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant congolais demandant l'annulation d'une décision implicite de refus de la préfète du Rhône concernant un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé qu'une simple démarche sur une plateforme en ligne pour obtenir un rendez-vous n'est pas susceptible de faire naître une décision administrative implicite contestable par la voie du recours pour excès de pouvoir. La juridiction a indiqué que le requérant aurait dû saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir une injonction.
Avocat : IDOURAH
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à convertir un arrêté préfectoral de restriction de conduite. Le juge estime que l’urgence et l’utilité de la mesure ne sont pas établies, notamment en raison de l’absence d’exécution d’une composition pénale parallèle. La demande de communication de l’arrêté est devenue sans objet, celui-ci ayant été produit en défense. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
Avocat : DOUMI
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes, d'interdiction de circulation et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet des Deux-Sèvres était compétent pour signer l'arrêté et a correctement appliqué l'article L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), considérant que l'intéressé, détenteur d'un titre de résident italien, séjournait en France sans exercer d'activité professionnelle. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 621-1, L. 621-2 et L. 311-1 du CESEDA.
Avocat : DONZEL
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour travailleur salarié. Le juge estime que le requérant, qui a exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la CRRV, ne démontre pas l'urgence particulière justifiant une intervention avant la décision de cette commission. L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant au fond, a rejeté la demande d'un détenu réclamant des arriérés de salaire et une indemnisation pour préjudice moral liés à son travail en détention. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait proposé une indemnisation supérieure à la demande initiale pour le préjudice financier, rendant cette partie de la requête sans objet. Concernant le préjudice moral, il a été considéré comme non établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de procédure pénale (articles 717-3 et D. 432-1) relatives à la rémunération minimale du travail des personnes détenues.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral lié à des fouilles corporelles intégrales subies en détention. Le tribunal a jugé que ces fouilles, justifiées par les nécessités de l'ordre public et de la sécurité dans l'établissement, n'étaient pas entachées d'illégalité et ne constituaient pas un traitement dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, qui encadrent strictement ces pratiques, et sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un détenu demandant réparation pour préjudice moral lié à des fouilles corporelles intégrales subies en détention. Le tribunal a jugé que les fouilles contestées, justifiées par les nécessités de sécurité et de bon ordre de l'établissement, n'étaient pas entachées d'illégalité. Il a ainsi estimé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était caractérisée, en application des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 3 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'agissant de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée, compte tenu du caractère récent du mariage et de l'absence d'établissement de la nationalité française de l'épouse ou d'attaches familiales en France à la date de l'arrêté. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : BOUYADOU
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un certificat de résidence ou une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 25 juin 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 25 octobre 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l’exécution de cette décision implicite, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ABDOU
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant italien, contestant l’arrêté du préfet de la Sarthe du 31 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Elle a considéré que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit en se fondant sur le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) pour caractériser une menace à l’ordre public, et que l’urgence justifiant le refus de délai de départ volontaire était établie. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 253-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : COHADON
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en considérant que le comportement de l'intéressé, en raison d'un incident grave avec un enseignant, constituait une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-22, dont le tribunal a jugé que les conditions n'étaient pas remplies.
Avocat : COHADON
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Montargis d'un recours en plein contentieux visant à obtenir réparation pour divers désordres (infiltrations, vitres fissurées, portes défectueuses, surchauffe) affectant un groupe scolaire, sur le fondement des garanties légales de la construction. Le tribunal a jugé que les désordres liés aux infiltrations de toiture et à la surchauffe relevaient bien de la garantie décennale, engageant la responsabilité solidaire des entreprises concernées, du maître d'œuvre et du bureau de contrôle. En revanche, il a estimé que les désordres affectant les vitrages et les portes extérieures relevaient de la garantie de parfait achèvement, ne mettant en cause que la responsabilité des entreprises exécutantes pour ces lots spécifiques.
Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet de l'Aude avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du CESEDA, l'intéressé ne justifiant pas d'une entrée ou d'un séjour régulier et ayant déjà fait l'objet d'une précédente OQTF. Le refus de délai de départ volontaire a également été jugé légal au regard de l'article L. 612-2 du même code, compte tenu du risque de soustraction.
Avocat : CALVO-PARDO
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de référé-suspension visant un arrêté municipal réglementant la consommation d'alcool et les rassemblements. Le juge constate le retrait de l'arrêté attaqué par la commune et le désistement de l'association requérante. Il rejette la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B... A..., mettant ainsi fin à la procédure. Le litige portait sur le rejet implicite d'une demande indemnitaire et de communication de documents par l'Assistance publique–Hôpitaux de Paris, ainsi que sur diverses condamnations pécuniaires sollicitées. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte d'un tel désistement.
Avocat : PODOLAK
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un enfant né en France. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le délai de 90 jours pour présenter une demande d'asile, était entaché d'une erreur de droit, car ce délai n'est pas applicable à un enfant né sur le territoire. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOUEDO
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT