16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 907
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : KADDOURI
Avocat : ABDOU-SALEYE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la Ligue des droits de l'homme (LDH) pour suspendre l'installation d'une crèche de Noël dans le hall de l'hôtel de ville d'Asnières-sur-Seine. La requérante soutenait que cette décision portait une atteinte grave et immédiate au principe de laïcité et de neutralité des personnes publiques, méconnaissant l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905. La commune a opposé une fin de non-recevoir, arguant de l'inexistence d'une décision formalisée et contestant l'urgence. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, considérant que l'installation matérielle de la crèche, revendiquée publiquement par le maire, constituait une décision susceptible de recours.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Avocat : CHICHET-HENRY-PAILLES-GARIDOU-
Avocat : CALVO PARDO
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 5 février 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, de l'erreur de droit concernant l'application de l'article L. 433-1 du CESEDA, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : DODIER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. D... tendant à obtenir une provision de 300 000 euros du centre hospitalier Victor Dupuy ou, à titre subsidiaire, de l’ONIAM. Le tribunal a estimé que la créance invoquée était sérieusement contestable, en raison d’un débat contradictoire insuffisant lors de l’expertise et de l’absence de lien de causalité clairement établi entre les fautes alléguées et les préjudices subis. La demande de la CPAM du Val-d’Oise a également été rejetée.
Avocat : BEDOIS BEKISSA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que l'enfant de M. B... pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. La solution retenue s'appuie sur l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANDOULSI
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri lankais, qui contestait l'arrêté du sous-préfet de Nogent-sur-Marne du 4 octobre 2023 refusant sa demande de titre de séjour. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'absence de mention des voies et délais de recours, la notification étant sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également rejeté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, faute de précisions suffisantes. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont été rejetées, et la demande de frais de justice a été refusée.
Avocat : DOOKHY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’association Confédération Mer & Liberté, qui demandait l’annulation des articles 1 à 4 et des annexes I et II de l’arrêté du 13 février 2024 répartissant le quota de thon rouge pour 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, considérant que l’arrêté n’était pas soumis à participation du publique en application des articles L. 914-3 du code rural et de la pêche maritime et L. 123-19-1 du code de l’environnement. Il a également jugé que le moyen fondé sur l’article 17 du règlement (UE) n° 1380/2013 était inopérant, car ce texte ne s’applique pas à la répartition des quotas entre les catégories de pêche (professionnelle et récréative) mais seulement entre les navires. Enfin, le tribunal a estimé que l’arrêté n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, les critères de répartition étant objectifs et transparents.
Avocat : DOUARD
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 3 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la vulnérabilité et des problèmes psychiatriques du requérant, ne sont pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de police du 5 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de 3 ans. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence présumée de son enfant et de son activité professionnelle en France. Le tribunal a estimé que M. A... n'apportait aucun justificatif à ses allégations concernant l'existence d'un enfant à charge ou son activité professionnelle. En conséquence, la décision du préfet a été jugée légale, sans méconnaissance des textes invoqués.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A... B..., ressortissant ivoirien, contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité d’enfant de ressortissant français. La juridiction a jugé que la décision implicite de la commission de recours s’étant substituée à la décision consulaire, les conclusions contre cette dernière étaient irrecevables. Sur le fond, le tribunal a considéré que la commission s’était appropriée les motifs du refus initial, tirés de l’absence de preuve de la filiation et de l’autorité parentale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur la substitution de motif demandée par le ministre. Les textes appliqués sont les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal estime que la préfète de la Mayenne a légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas d'une intégration suffisante en France malgré une activité professionnelle récente. Il écarte également le moyen tiré de l'absence d'usage du pouvoir de régularisation prévu à l'article L. 435-1 du même code, les éléments invoqués ne constituant pas des motifs exceptionnels ou humanitaires. En conséquence, la décision attaquée est confirmée et les conclusions accessoires de M. B... sont rejetées.
Avocat : GOUEDO
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du maire de Lembeye du 14 octobre 2022, qui lui imposait des mesures de mise en sécurité d'urgence pour son immeuble menaçant ruine. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 511-8 du code de la construction et de l'habitation, car l'arrêté se fondait sur le risque pour la sécurité publique (1° de l'article L. 511-2) et non sur l'insalubrité. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article L. 511-19, estimant que le danger imminent était établi par l'effondrement du palier et le rapport d'expertise. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : GALLARDO