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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

233 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

233

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 656

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : DOMEffacer tout
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507584

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 26 mai 2025 par laquelle la commune de Berck-sur-Mer a défini les caractéristiques essentielles de la future concession du casino, incluant la qualification de l'immeuble comme bien de retour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société requérante ne démontrant pas d'atteinte grave et immédiate à ses intérêts justifiant une suspension, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit de propriété et du code de la commande publique, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : CABINET DOM & ASSOCIÉS

3 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524314

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 21 août 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile n'avait pas été méconnue et que les conditions matérielles de l'entretien n'étaient pas établies comme ayant entravé le récit du requérant. Il a jugé que le ministre avait fait une exacte application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fondant son refus sur le caractère manifestement infondé de la demande. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement, ni l'article 33 de la convention de Genève, ni l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DOMORAUD

3 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501259

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a suspendu l'exécution des délibérations du 1er avril 2025 par lesquelles le conseil municipal du Port avait accordé la protection fonctionnelle à son maire, M. C B, et à un conseiller municipal, M. Fayzal Ahmed-Vali. Le juge a estimé que les faits de recel d'abus de confiance et de blanchiment pour lesquels les élus ont été condamnés en première instance, relevant d'un enrichissement personnel et d'une particulière gravité, constituent une faute détachable de l'exercice de leurs fonctions. En application de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales, la commune était tenue de refuser cette protection. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, un doute sérieux existant quant à la légalité des actes.

Avocat : DOMITILE

28 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523485

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de suspension de Mme A, professeure, contestant son affectation dans l’académie de Paris et sollicitant une mutation à la Réunion. La requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été rejetée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’affectation étant prévisible et la situation familiale invoquée ne présentant pas de caractère impérieux nécessitant une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte ou l’erreur manifeste d’appréciation, n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : DOMITILE

27 août 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501915

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Charente-Maritime de délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à M. et Mme B, ressortissants géorgiens résidant en France depuis 2004-2005. La solution retenue est fondée sur l'urgence, caractérisée par le risque de perte de leur emploi stable (CDI depuis 2013 et 2021) en l'absence de justificatif de séjour, et sur l'absence de contestation sérieuse, les requérants ayant déposé une demande complète le 19 février 2025. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant le droit à obtenir un récépissé en cas de dossier complet.

Avocat : DOMINGUES

27 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403781

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’admettre ses deux enfants au regroupement familial. La décision préfectorale, fondée sur l’insuffisance des ressources de la requérante par rapport au seuil légal (article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), a été jugée légale. Le tribunal a constaté que les revenus de Mme B sur la période de référence étaient inférieurs au SMIC majoré, et que les justificatifs produits ne permettaient pas d’établir une évolution favorable. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme a également été écarté.

Avocat : DOMORAUD

26 août 2025• 8ème Chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501662

Le Tribunal administratif de Toulon a donné acte du désistement de Mme B A, qui contestait la suspension de son agrément d'assistante familiale par le président du conseil départemental du Var. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, elle n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, elle est réputée s'être désistée.

Avocat : DOMELEX

14 août 2025
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500960

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société TPTH d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un marché public de travaux conclu entre la commune de Trois Bassins et la Société d’Aménagement Salinoise. La société requérante s’est ultérieurement désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 1er août 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’extinction de l’instance.

Avocat : DOMITILE

1 août 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502719

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 10 juin 2025 réglementant les activités constitutives de troubles à l'ordre public à Hyères-les-Palmiers. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association requérante n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou aux libertés publiques qu'elle défend. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'atteinte disproportionnée aux libertés fondamentales (liberté d'aller et venir, dignité, non-discrimination) et du détournement de pouvoir, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales.

Avocat : LENDOM ROSANNA

29 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503757

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Concernant l'interdiction de retour, le juge a considéré que le préfet avait suffisamment examiné la situation de l'intéressé au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la durée de trois ans n'était pas disproportionnée. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1 et suivants du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LENDOM

23 juillet 2025• Magistrate Mme CUEILLERON
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504653

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 27 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la sous-préfète de Pontivy disposait d'une délégation de signature régulière pour signer l'arrêté. Il a également estimé que le préfet avait légalement fondé la mesure sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de M. D et de l'absence de titre de séjour valide, sans que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ne soient retenus.

Avocat : DOMAIN

17 juillet 2025• Eloignement urgent
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407091

Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait la condamnation de l'université Claude Bernard Lyon I au versement de 3 121,80 euros. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond. Aucune somme n’est allouée au titre des frais de justice.

Avocat : SCP BERTIN & PETITJEAN DOMEC ASSOCIES

3 juillet 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517250

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... épouse A... et l’obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait l’urgence en raison de son cancer et de l’impossibilité d’accéder à des soins adaptés dans son pays d’origine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’éloignement ne peut être exécuté avant que le tribunal n’ait statué au fond sur la légalité de l’arrêté, conformément à l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DOMORAUD

2 juillet 2025
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400289

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du président de l’université de La Réunion du 7 décembre 2023 modifiant son affectation. Par un mémoire du 23 juin 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’extinction de l’instance.

Avocat : DOMITILE

27 juin 2025
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300742

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du président de l’université de La Réunion du 27 avril 2023 portant affectation de l’intéressée. Par un mémoire enregistré le 23 juin 2025, Mme A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 27 juin 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté de la requérante de mettre fin à l’instance.

Avocat : DOMITILE

27 juin 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501572

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Miremont. Celle-ci demandait l'expulsion sous astreinte de M. D et Mme A, occupants sans titre d'un emplacement du camping communal après la résiliation de leur contrat. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à l'intérêt public ou à la continuité du service. Les conclusions reconventionnelles des défendeurs ont également été rejetées.

Avocat : SELARL JURIDOME

19 juin 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205984

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Banyuls-sur-Mer pour une extension sous un parking existant. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable, estimant que M. F, bien que propriétaire d'une parcelle mitoyenne, n'établissait pas que le projet était susceptible d'affecter directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. À titre subsidiaire, le tribunal a également examiné et écarté l'ensemble des moyens soulevés, relatifs à l'incomplétude du dossier de demande et à la méconnaissance des articles UD 3, UD 4, UD 7, UD 9 et UD 13 du règlement du plan local d'urbanisme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, de même que les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELASU DOMINIQUE PAILLE AVOCAT

10 juin 2025• 6ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401945

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B... contestant le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a rappelé que le juge apprécie l'urgence et le caractère prioritaire à la date de la décision attaquée, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête, confirmant ainsi la décision de la commission de médiation.

Avocat : LENDOM

3 juin 2025• Magistrat Mme POUGET
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502359

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 4 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté la requête. Le tribunal a également admis M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : DOMAIN

28 avril 2025• Eloignement urgent
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300366

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A B, un salarié protégé (conseiller du salarié), qui demandait l'annulation de la décision du 18 novembre 2022 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour faute par la société GAN PREVOYANCE. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure conventionnelle (conseil de discipline) n'était pas entachée d'irrégularité et que l'inspectrice du travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits reprochés étaient d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, sans lien avec le mandat. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des représentants du personnel.

Avocat : CESARI DOMINIQUE

25 avril 2025• 2ème Chambre