798 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
798
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 207
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête en excès de pouvoir contre l’arrêté portant tableau d’avancement au grade de brigadier de police pour 2023, a estimé que ce litige individuel à caractère collectif concernait des agents affectés dans le ressort de plusieurs tribunaux. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a jugé que la compétence territoriale relevait du Tribunal administratif de Paris, lieu où siège l’auteur de la décision. Par ordonnance du 28 février 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : DOREAN AVOCAT
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté de reclassement au grade de major du 5 décembre 2022. Le requérant s'est désisté après avoir obtenu, par un arrêté du 21 mars 2024, un avancement conforme à ses demandes, suite à l'avis du médiateur de la Police Nationale. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de le promouvoir au grade de major de police en 2022. Le juge a estimé que le tableau d'avancement pour ce grade, qui fixe un nombre maximal d'agents, présente un caractère indivisible. En conséquence, les conclusions d'un agent visant à contester ce tableau en tant qu'il n'y figure pas sont irrecevables, en application des articles 18 et 18-1 du décret n°2004-1439 du 23 décembre 2024.
Avocat : DOREAN AVOCATS
Suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour par le tribunal administratif de Lille. Le juge des référés, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a admis l'urgence et retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a ordonné la suspension de la décision implicite du préfet du Nord et enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois, avec délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de travail sous quinze jours.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Pyrénées-Orientales d'accorder un rendez-vous à Mme B dans un délai de huit jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence, car elle se trouvait en situation irrégulière et son contrat de travail était suspendu en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. Le juge a considéré que l'administration avait l'obligation de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 1 100 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, le dossier de la requérante étant toujours incomplet, faute de production des documents d'état civil requis par l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A, infirmière, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 31 août 2022 modifiant la date d’effet de sa suspension pour absence de vaccination contre la Covid-19, et de conclusions indemnitaires. Postérieurement à la requête, l’établissement a pris un nouvel arrêté le 11 janvier 2023 reportant la suspension au 14 mai 2022 et régularisant la situation salariale de l’agent. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de l’arrêté du 31 août 2022 et sur les demandes de versement de salaires et de régularisation administrative, celles-ci étant devenues sans objet.
Avocat : ALBINA-COLLIDOR
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme Beuret d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de prise en compte de son avancement de grade dans son corps de détachement au sein du ministère de l’intérieur, à compter du 1er septembre 2021. La requérante invoquait la méconnaissance de l’article 4 de l’ordonnance n° 2017-543 du 13 avril 2017. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre, considérant la requête recevable car signée via le téléservice « télérecours citoyen ». Sur le fond, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a envisagé d’office une injonction de reclassement de Mme Beuret à compter du 1er septembre 2021, conformément aux dispositions de l’ordonnance précitée et des textes régissant la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Lille a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite du préfet du Nord refusant de lui délivrer une carte de séjour. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, a expressément renoncé à ses conclusions d'annulation, d'injonction et de frais. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule les deux décisions du 21 avril 2023 par lesquelles le ministre de l'intérieur a refusé le détachement de M. B, brigadier de police, auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal retient que le ministre, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, établissant que le motif tiré des nécessités du service était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution est fondée sur l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique et l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a établi avoir convoqué l'intéressé pour lui remettre le document. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle, et rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus du ministre de l’intérieur de le muter à la CAP DAX en 2021, ainsi que la mutation accordée à une autre agent. Par un mémoire enregistré le 19 décembre 2024, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025.
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER;AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY;PAMINA AVOCATS
Avocat : SELARL B&J BENDJADOR