457 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
457
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 318
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de la SAS Bat & Déco, qui demandait l'annulation du refus de l'administration fiscale de lui accorder une remise gracieuse de pénalités et amendes fiscales. La société invoquait un défaut de loyauté et une erreur manifeste d'appréciation, estimant qu'un accord préalable avait été conclu avec l'administration. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pris aucun engagement formel et que la décision contestée n'était entachée d'aucune erreur de droit, de fait ou d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 247 du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL DORASCENZI-FENART
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Kamellia contestant des cotisations supplémentaires de participation des employeurs à l’effort de construction pour 2019. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de contrôle sur pièces, la prescription de certains exercices, et contestait le calcul de ses effectifs. Le tribunal a écarté ces moyens, considérant que le contrôle sur pièces était régulier et que les documents d'années prescrites pouvaient être utilisés. La demande de décharge totale ou partielle a donc été rejetée.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l’Association Nouvelle EDC, qui contestait des suppléments d’impôt sur les sociétés (2015-2016), des rappels de TVA (2014-2016) et des rappels de taxe sur la formation professionnelle continue (2016). L’association invoquait notamment l’insuffisante motivation de la proposition de rectification, une méconnaissance de la procédure, et contestait le bien-fondé des rectifications relatives au crédit d’impôt recherche (CIR) et à l’exonération de TVA. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les moyens de fond, y compris ceux relatifs à l’éligibilité des dépenses de recherche et à la majoration pour défaut de versement, n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code du travail.
Avocat : CABINET CONDORCET AVOCATS
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la requête de Mme B qui contestait une mesure d'éloignement vers le Nigéria. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'à sa liberté d'aller et de venir, se prévalant d'un titre de séjour en Italie. Le juge des référés a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute d'éléments probants et cohérents sur la régularité du séjour en Italie de l'intéressée, et a rejeté la requête sans audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : HABIBECHE DORSAF
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de la décision du 4 juillet 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que l'intérêt public lié à la protection de l'ordre public, compte tenu de la gravité des faits reprochés (condamnation pour accès frauduleux à un système de traitement de données), primait sur la situation personnelle et professionnelle du requérant. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de procédure ou d'une erreur d'appréciation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : GUSDORF
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C, propriétaire d’une maison à Craon, afin d’obtenir réparation des dommages causés à l’enrobé de son allée par les racines de platanes plantés sur le domaine public (route départementale RD 771). La commune de Craon, en tant que maître de l’ouvrage public, a vu sa responsabilité sans faute engagée envers Mme C, qui a la qualité de tiers. Le tribunal a retenu un lien de causalité établi entre l’ouvrage et les désordres, et a jugé le préjudice suffisamment grave pour justifier une indemnisation. Il a condamné la commune à verser 1 417,97 euros pour le préjudice matériel, rejetant la demande de 5 000 euros pour préjudice moral et celle d’injonction de travaux, sur le fondement des principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : DOREAU