457 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
457
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 318
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par un détenu, M. A, d'une demande en plein contentieux visant à obtenir le paiement d'arriérés de salaire pour un travail effectué en détention en février, mars et avril 2022, ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le ministre de la justice a reconnu le bien-fondé de la créance salariale de 306,15 euros, mais a contesté le préjudice moral. Le tribunal, appliquant les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale relatifs à la rémunération minimale du travail des détenus, a fait droit à la demande d'arriérés de salaire. En revanche, il a rejeté la demande d'indemnisation du préjudice moral, faute pour le requérant d'en établir la réalité.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, détenu à la maison d'arrêt de Valenciennes, qui contestait le calcul de sa rémunération pour des périodes de travail entre juin 2018 et novembre 2020. Il demandait le versement d’un arriéré de salaire de 917,45 euros et 1 500 euros pour préjudice moral. Le tribunal a constaté que l’administration pénitentiaire avait déjà versé à M. A une indemnité de 1 170,42 euros, qu’il avait acceptée, couvrant les sommes réclamées au titre des arriérés de salaire. Par conséquent, la demande relative aux salaires a été rejetée comme étant sans objet. Concernant le préjudice moral, le tribunal a estimé que M. A n’apportait pas la preuve d’un préjudice distinct de celui déjà réparé par l’indemnité versée, et a donc rejeté cette demande. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale relatifs à la rémunération du travail en détention.
Avocat : DORMIEU