282 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
282
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 721
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de mise à pied disciplinaire d'une infirmière. Le juge estime que la condition d'urgence légale n'est pas remplie, car la mesure contestée, qui maintient l'intégralité du traitement, a pour seul but de préserver le fonctionnement du service public. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, relatif à la sauvegarde des libertés fondamentales.
Avocat : EDOUARD
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par un vétérinaire demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'indemnisation et la condamnation de l'État pour défaut d'affiliation aux régimes de retraite (CARSAT et IRCANTEC) durant ses missions de mandat sanitaire (1971-1989). Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que la demande indemnitaire était irrecevable, une décision antérieure de la Cour administrative d'appel de Lyon ayant déjà jugé l'absence de demande préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la sécurité sociale.
Avocat : AUDOUARD ELISABETH
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Nièvre. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, mais le tribunal a jugé le moyen inopérant, s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution de 640 092 euros. Les textes appliqués incluent la directive 2018/1972 et le code général des impôts.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Saône-et-Loire. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, soit en relevant de l’article 42 (redevances sur les droits de mise en place de ressources), soit en constituant une entrave aux principes généraux du droit de l’Union. Le tribunal a jugé que l’IFER-SR ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de la directive, car elle n’est pas liée à la procédure d’autorisation générale ni à l’octroi de droits d’utilisation, et qu’elle ne méconnaît pas les principes généraux de la directive, s’agissant d’une imposition fiscale générale. La solution retenue s’appuie sur le code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait la décharge de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972, mais le tribunal a jugé que l’IFER ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de cette directive, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la demande de restitution de 1 715 016 euros, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD
La société Sienna AM France demandait au Tribunal Administratif de Paris le paiement d'intérêts moratoires pour retard dans le remboursement d'un crédit d'impôt recherche. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que le délai de remboursement de six mois prévu par l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales ne courait pas à compter de la demande initiale de la société de gestion, mais seulement à partir du dépôt de la déclaration fiscale par l'entreprise bénéficiaire du crédit (Algoan), ce qui rendait le paiement intervenu dans les délais.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 11 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et non entachée d'un défaut d'examen particulier. Il a également considéré que le droit d'être entendu prévu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'avait pas été méconnu, la procédure administrative ne relevant pas de ce texte. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOUARD
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’OFII du 15 septembre 2025 mettant fin sans délai à son hébergement pour demandeurs d’asile. Le tribunal a examiné la légalité de cette décision au regard des articles L. 552-5, L. 552-14 et R. 552-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique et une instruction contradictoire.
Avocat : DOUARD
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents d’un enfant handicapé, contestant le refus implicite du rectorat de mettre en œuvre une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle à 75 % du temps scolaire. Les requérants demandaient l’annulation de ce refus et la condamnation de l’État à réparer les préjudices moral et matériel subis par leur fils et par eux-mêmes. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la CDAPH, en méconnaissance des articles L. 111-1 et suivants du code de l’éducation. Il a également condamné l’État à verser 3 000 euros à l’enfant pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d’existence, ainsi que 1 500 euros à chacun des parents pour leur préjudice moral.
Avocat : DOUARD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER-SR) pour les années 2023 et 2024 dans le département de la Vendée, et demandait la restitution de 1 500 693 euros. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972 établissant le code des communications électroniques européen, notamment son article 42, et qu'elle constituait une entrave au développement des réseaux. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient identiques à ceux déjà tranchés par le Conseil d'État dans sa décision du 5 février 2025, qui avait écarté l'ensemble de ces arguments. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants ou déjà jugés.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la chambre d’appel de la section disciplinaire de la Fédération française de basket-ball prononçant une suspension de licence. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 24 décembre 2025. Par une ordonnance du 12 janvier 2026, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
Avocat : DOUARD
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision implicite de refus d'abroger un arrêté d'expulsion du 2 mai 2019. Le juge a considéré que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. M. B... n'a pas démontré la réalité de sa vie familiale avec sa fille mineure ni l'urgence de revenir en France. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : PENEAU & DOUARD AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Toulouse était saisi par la société Sienna AM France, cessionnaire d'une créance de crédit d'impôt recherche (CIR) de la société I-Cube Research, d'une demande de versement d'intérêts moratoires sur le remboursement tardif de cette créance. Le litige portait sur le point de départ du calcul des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales, la société requérante soutenant qu'il devait être fixé à la date de sa propre demande de remboursement (20 janvier 2022), tandis que l'administration fiscale retenait la date de la demande de remboursement effectuée par la société cédante (7 septembre 2022). Le tribunal a jugé que les intérêts moratoires ne courent qu'à compter de la demande de remboursement présentée par la société qui a bénéficié du crédit d'impôt, et non par le cessionnaire, et a donc rejeté le surplus des conclusions de la requête après avoir constaté un non-lieu partiel à hauteur de la somme déjà versée par l'administration.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD
Avocat : DOUARD
Requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par M. B..., ressortissant azerbaïdjanais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête comme irrecevable, au motif que les procédures spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont exclusives du référé liberté, sauf circonstances nouvelles excédant les effets normaux de l'exécution de la mesure, ce qui n'est pas établi en l'espèce.
Avocat : DOUARD
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 11 février 2025. Le requérant, de nationalité vénézuélienne, demandait l'annulation du refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français et des mesures accessoires. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu sa compétence en ne statuant pas sur une demande d'autorisation de travail, celle-ci n'étant pas établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les articles L. 423-23 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DOUARD
Le Tribunal Administratif de Paris a statué par ordonnance sur une requête de la SOCIETE D’ETUDE ET DE PROMOTION HOTELIERE INTERNATIONALE, qui demandait le remboursement de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) pour 2014 et 2015, en soutenant que le mécanisme constituait une aide d’État illégale. Le tribunal a rejeté la demande en application du 6° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête relevait d’une série et présentait des questions de droit identiques à celles déjà tranchées par un jugement définitif du même tribunal (n°1813115/1-2 du 6 mai 2025). Il a rappelé qu’il incombe au demandeur de justifier du paiement de la CSPE par des factures ou éléments probants, ce que la société n’a pas fait. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans remboursement ni frais de justice.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’association Confédération Mer & Liberté, qui demandait l’annulation des articles 1 à 4 et des annexes I et II de l’arrêté du 13 février 2024 répartissant le quota de thon rouge pour 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, considérant que l’arrêté n’était pas soumis à participation du publique en application des articles L. 914-3 du code rural et de la pêche maritime et L. 123-19-1 du code de l’environnement. Il a également jugé que le moyen fondé sur l’article 17 du règlement (UE) n° 1380/2013 était inopérant, car ce texte ne s’applique pas à la répartition des quotas entre les catégories de pêche (professionnelle et récréative) mais seulement entre les navires. Enfin, le tribunal a estimé que l’arrêté n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, les critères de répartition étant objectifs et transparents.
Avocat : DOUARD