219 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
219
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 535
Avec résumé IA
Avocat : DOUNIES
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'étranger et que les conditions légales de l'assignation, prévues à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, étaient remplies, notamment l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de la Caisse des Dépôts et Consignations de lui accorder une allocation temporaire d'invalidité. La juridiction a jugé que la décision attaquée était régulière en droit, notamment sur le plan de la compétence du signataire et de sa motivation, et qu'elle était conforme aux dispositions du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005. Les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à une prétendue méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de Mme F..., une agente hospitalière, visant à annuler deux décisions la concernant : son placement en congé de longue maladie et son admission à la retraite pour invalidité. La juridiction a jugé que la directrice déléguée de l'établissement était compétente pour prendre ces décisions en vertu d'une délégation de signature, et que les mesures prises étaient conformes aux dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 19 avril 1988. Le tribunal a également rejeté les demandes de condamnation de l'hôpital à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A..., lieutenant de sapeurs-pompiers volontaires, contestant l'arrêté du 12 janvier 2024 mettant fin à ses fonctions de chef de centre et prononçant son changement d'affectation. Le tribunal a jugé que cette mesure, qui ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses prérogatives, et qui n'était pas constitutive d'une sanction déguisée, constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés. Cette solution s'appuie sur les articles R. 1424-21 du code général des collectivités territoriales et R. 723-2 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui contestait les arrêtés du 28 octobre et du 15 décembre 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'accès aux soins, et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., technicien supérieur de l’environnement à l’Office français de la biodiversité (OFB), qui demandait l’annulation du refus implicite de lui verser la prime de restructuration de service. Le tribunal a jugé que le requérant, dont la résidence administrative avait été maintenue et dont seul le contenu de la fiche de poste avait évolué dans le cadre d’une réorganisation interne, ne pouvait être regardé comme ayant été « muté ou déplacé » au sens de l’article 2 du décret n°2008-366 du 17 avril 2008. Par conséquent, les conditions d’attribution de la prime n’étaient pas remplies, rendant le moyen invoqué infondé.
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme E..., a examiné la légalité de la décision du 5 janvier 2024 du président du conseil d'administration du SDIS de la Haute-Vienne. Cette décision refusait à la requérante, d'une part, le bénéfice de la protection fonctionnelle pour des faits d'agression et de harcèlement qu'elle estimait liés à ses fonctions, et d'autre part, le retrait de l'arrêté du 23 janvier 2023 acceptant sa démission. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme E..., considérant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur d'appréciation sur le lien entre les faits et le service, et le caractère contraint de sa démission, n'étaient pas fondés au regard des articles L. 134-5 du code général de la fonction publique et L. 551-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 octobre 2025 par lequel la préfète de la Creuse a refusé le séjour à Mme C..., l'a obligée à quitter le territoire, et lui a interdit le retour pour deux ans, ainsi que de l'arrêté d'assignation à résidence du 15 décembre 2025. La requérante, qui invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a pas démontré l'urgence justifiant la suspension. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A... contestant la décision d'ajournement de sa première année de master MEEF par l'INSPE de l'université de Limoges. Le juge a constaté que, suite à une ordonnance de référé suspension, l'université avait pris une nouvelle délibération admettant M. A... en année supérieure. En raison de cette décision postérieure, qui a un caractère provisoire mais fait droit à la demande principale, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en annulation, celle-ci étant devenue sans objet.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise présentée par Mme A..., agent territorial, visant à déterminer ses préjudices liés à une maladie professionnelle. Le juge a estimé que cette mesure était dépourvue d'utilité, d'une part car le délai pour contester le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service était forclos, et d'autre part car la requérante disposait déjà de nombreux documents médicaux. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a annulé la décision du 13 novembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) avait retiré le bénéfice des conditions matérielles d’accueil à M. C..., un ressortissant afghan demandeur d’asile. Le tribunal a estimé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d’une erreur de fait, l’Ofii n’ayant pas démontré que M. C... avait dissimulé une protection internationale obtenue en Grèce. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’une amende pénale. Le juge a estimé que le litige, portant sur un acte de poursuite lié à une condamnation prononcée par un tribunal correctionnel, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.