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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

333 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

333

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 545

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DRIEffacer tout
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302497

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL Marti La Madeleine, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation pour l’année 2022. La société soutenait que le bien, meublé et mis en vente comme une « maison témoin », n’était pas affecté à l’habitation. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la taxe est due dès lors que le local est meublé et que le contribuable en a la libre disposition au 1er janvier, indépendamment de son occupation effective ou de son usage commercial. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.

Avocat : BOUDRIOT

15 janvier 2026• Magistrat M. TAORMINA
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401111

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise judiciaire initialement prescrites le 15 octobre 2024 concernant des désordres affectant le gymnase du lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle. À la demande de l'expert désigné, la société Allianz IARD a été mise en cause en sa qualité d'assureur de la société Aquitaine Rénovation Peinture, déjà partie à l'expertise. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre l'expertise à tout moment sur demande de l'expert.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL SANDRINE MARIE

8 janvier 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600080

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance en urgence d’un visa de long séjour pour son fils, au titre du regroupement familial. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, malgré la séparation de la fratrie, car le refus de visa ne constituait pas, en l’espèce, une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures. Elle a rappelé que la requérante pouvait saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code pour demander la suspension de la décision d’annulation du visa.

Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ

7 janvier 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302341

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C... et Mme E..., qui demandaient la condamnation de l'État à réparer le préjudice moral subi suite au suicide de leur fils et frère, M. A... C..., survenu le 28 octobre 2021 au centre pénitentiaire de Bordeaux Gradignan. Les requérantes soutenaient que l'administration pénitentiaire et le personnel de santé avaient commis des fautes en ne prévenant pas le risque de suicide, notamment en plaçant M. C... en cellule disciplinaire malgré ses troubles psychotiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, ni du côté de l'administration pénitentiaire, ni du côté du personnel de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de procédure pénale, sans faire droit aux demandes d'indemnisation.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

6 janvier 2026• 5ème Chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600001

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., mère d'un enfant né en octobre 2025, qui se trouvait à la rue après le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés a constaté une situation d'urgence et une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. En conséquence, il a enjoint au président du conseil départemental du Loiret de proposer à Mme B... et à son enfant un hébergement d'urgence adapté, dans un délai de 48 heures, en application des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

2 janvier 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504273

**Tribunal Administratif de Bordeaux** – Ordonnance de référé du 30 juin 2025. Saisi par les parents d’un mineur sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a ordonné une expertise médicale pour déterminer si des manquements ont été commis par le pôle de santé du Villeneuvois et le centre hospitalier d’Agen-Nérac lors de la prise en charge de l’enfant en octobre 2022. La mesure, non contestée sur son principe par les établissements de santé, a été jugée utile pour éclairer le tribunal sur les préjudices allégués. Les demandes des hôpitaux relatives à la charge des frais d’expertise ont été rejetées, cette question relevant du juge du fond.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

30 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503971

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... D... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision de 30 000 euros, suite à un retard de prise en charge d'un syndrome des loges à la main gauche au centre hospitalier de Sud-Gironde, survenu en 2021. Le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise complémentaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices de la requérante après consolidation de son état de santé. En revanche, la demande de provision, fondée sur l'article R. 541-1 du même code, a été rejetée en raison de l'existence de contestations sérieuses sur le montant des préjudices invoqués, les parties adverses (l'hôpital et son assureur) contestant les évaluations chiffrées de Mme D....

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

29 décembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301627

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme et M. B... d’une demande de condamnation du syndicat départemental d’énergie de la Corse-du-Sud (SDE 2A) pour les préjudices subis du fait de l’installation de câbles électriques et d’une console sur leur façade, ainsi que d’une injonction de dépose de ces ouvrages. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le SDE 2A, retenant sa compétence en raison de la qualité de tiers des requérants par rapport à l’ouvrage public. Sur le fond, il a estimé que la responsabilité du SDE 2A était engagée pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage, mais a limité la réparation aux seuls préjudices matériels directs, écartant les demandes liées à la mérule, aux nuisances électromagnétiques ou au trouble de jouissance, faute de lien de causalité établi. La solution retenue est une condamnation du SDE 2A à verser une somme de 15 000 euros aux requérants, sans faire droit à l’injonction de dépose, au motif que celle-ci porterait une atteinte disproportionnée à la continuit

Avocat : CABINET D'AVOCATS LEANDRI

24 décembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301489

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation pour les dommages subis par leur immeuble, causés par des fuites sur le réseau d’assainissement et des ruissellements d’eaux pluviales. La Métropole européenne de Lille, en tant que gestionnaire de l’ouvrage public, a vu sa responsabilité engagée sur le fondement des dommages de travaux publics. Le tribunal a retenu la responsabilité de la Métropole pour les désordres liés au réseau public, mais a écarté la responsabilité pour les eaux pluviales, considérant qu’il s’agissait de sujétions normales de voisinage. Il a condamné la Métropole à verser aux requérants une somme de 71 609,97 euros pour les travaux de réfection et 56 234,40 euros pour le préjudice locatif, en application des principes de responsabilité sans faute du maître de l’ouvrage public.

Avocat : RABIER ET CINDRIC AVOCATS

24 décembre 2025• 6ème chambre
TA102Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500599

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de M. et Mme B... pour non-exécution d’une démolition ordonnée sur la parcelle A 351 aux Trois-Ilets. Le préfet s’est désisté de sa requête après que les contrevenants ont justifié de démarches auprès de l’Agence des 50 pas géométriques, qui a émis un avis favorable à la cession de la parcelle. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, ainsi que du désistement des époux B... de leurs conclusions au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : RAUX CÉDRIC

23 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303670

Le Tribunal Administratif de Nîmes est saisi d’un litige relatif à des désordres de nature décennale affectant le sol de la salle de musique « Paloma », construits pour le compte de Nîmes Métropole. La SMABTP, assureur dommages-ouvrage, demande à être relevée et garantie par les constructeurs (Tetrarc, CMB, Socamo, Eurochape, Process Sol) des condamnations potentielles. La communauté d’agglomération conclut à la condamnation de la SMABTP à l’indemniser des travaux réparatoires et des préjudices, et subsidiairement des constructeurs. Le tribunal soulève d’office un moyen d’irrecevabilité de l’action subrogatoire de la SMABTP, faute de justifier du versement de l’indemnité prévue à l’article L. 121-12 du code des assurances, et de son action récursoire, jugée prématurée. La solution retenue n’est pas encore rendue, l’instruction étant close et l’affaire en attente de jugement.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

19 décembre 2025• 2ème chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417073

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Ubisoft Entertainment d’un recours en plein contentieux contestant une décision du directeur des grandes entreprises limitant le montant des restitutions d’impôts et l’augmentation des déficits reportables pour l’exercice clos en 2015. En cours d’instance, l’administration a annulé la décision attaquée et accordé les restitutions et reports demandés, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : Sandrine RUDEAUX

18 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520034

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme C... et M. A... et de tous occupants de leur chef du logement qu'ils occupent indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que les intéressés, définitivement déboutés de leur demande d'asile par la CNDA, ne disposent d'aucun titre de séjour et se maintiennent sans droit dans le logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite, le maintien des occupants compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement des demandeurs d'asile, et que la situation de vulnérabilité invoquée (enfants scolarisés, état de santé de M. A...) ne faisait pas obstacle à la mesure. Le tribunal a également autorisé le préfet à recourir à la force publique et à faire évacuer les biens meubles, sans accorder de délai supplémentaire aux occupants.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

18 décembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503021

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé-provision de Mme B... C..., agent non titulaire de la commune de Deuil-la-Barre, qui contestait son licenciement présumé et demandait 40 000 euros de provision. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, déclare la demande irrecevable faute de saisine préalable de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du même code. Il relève en outre que la créance n'est pas sérieusement contestable, les circonstances ne permettant pas d'établir une faute de la commune. Les conclusions au titre des frais d'instance sont également rejetées.

Avocat : SOUDRI

16 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502651

Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., assistée de son curateur. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de Bordeaux entre le 5 juillet et le 17 août 2021 a été conforme aux règles de l’art, et à évaluer l’ensemble de ses préjudices. Le centre hospitalier et l’ONIAM, bien que ne s’opposant pas à l’expertise, ont formulé des réserves et demandé des compléments de mission. Le juge a rejeté les conclusions du CHU relatives aux frais d’expertise, estimant qu’il ne lui appartient pas de statuer sur la charge des dépens.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

15 décembre 2025
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504375

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL les vergers de Corbarieu, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 150 000 euros. La juridiction a constaté que la décision de rejet de l’administration fiscale, notifiée par pli recommandé retourné avec la mention « destinataire inconnu », avait été régulièrement adressée au siège social de la société. La requête, enregistrée le 18 juin 2025, était tardive car présentée après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Avocat : SCP BLANCHET - DELORD - RODRIGUEZ

12 décembre 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2203194

Le Tribunal Administratif de Mayotte a condamné la commune de Mamoudzou à verser à la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) la somme de 15 279,07 euros au titre du solde des marchés publics n°173 et 174 relatifs à des travaux de plomberie, ainsi que 10 588,40 euros pour la restitution des garanties bancaires à première demande. La commune n'ayant pas contesté les décomptes généraux acceptés par le maître d'œuvre, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement des stipulations contractuelles et de l'article 103 du code des marchés publics. La société MPS obtient également le versement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Avocat : IDRISS

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501785

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Gard de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, cette carte est réservée aux personnes présentant une réduction importante et durable de leur capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. En l’espèce, M. B... n’a pas apporté la preuve qu’il remplissait ces critères stricts. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303002

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A..., conseillère pénitentiaire, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 92 000 euros en réparation des préjudices subis lors d’un accident de service survenu le 26 mars 2019 lors d’un exercice de mise en situation violente. La requérante invoquait une faute de l’administration, mais le tribunal a estimé que la responsabilité sans faute de l’État était engagée, conformément aux principes applicables aux accidents de service des fonctionnaires. Toutefois, il a jugé que les préjudices invoqués (patrimoniaux, souffrances, troubles dans les conditions d’existence, préjudice moral et professionnel) n’étaient pas établis ou relevaient de l’allocation temporaire d’invalidité, déjà réparée forfaitairement. La demande d’expertise avant dire droit a également été rejetée, faute d’éléments suffisants.

Avocat : ANDRIEUX

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306649

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par les parents de A... B..., était amené à se prononcer sur la responsabilité du CHU de Bordeaux pour une absence de repousse de l’ongle du gros orteil gauche, consécutive à une intervention chirurgicale de drainage d’un panaris réalisée en 2012. Constatant que l’état de l’instruction ne permettait pas de déterminer la cause du dommage, ni l’étendue des préjudices, le tribunal a ordonné une expertise médicale avant dire droit sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc une mesure d’instruction, et non un jugement au fond sur la responsabilité, qui est subordonnée à la démonstration d’une faute en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 décembre 2025• 5ème Chambre