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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

333 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

333

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 418

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DRIEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302669

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation in solidum des sociétés Fabienne A architecte et associés, Crystal et CMEG sur le fondement de la garantie décennale pour divers désordres affectant un palais de justice, notamment des problèmes de surchauffe, d’infiltrations et de défauts d’étanchéité. Le ministre sollicite l’indemnisation des coûts de reprise, actualisés et assortis d’intérêts, ainsi que la prise en charge des dépens et des frais de justice. À titre subsidiaire, il invoque la responsabilité contractuelle de la société d’architecture pour manquement à son devoir de conseil. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le litige porte sur l’application des principes de la garantie décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et de la responsabilité contractuelle des maîtres d’œuvre.

Avocat : PATRICE LEMIEGRE PHILIPPE FOURDRIN SUNA GUNEY ASSOCIES

19 septembre 2025• 4 ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304164

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2018 à 2020. La requérante sollicitait l'application de l'exonération prévue à l'article 35 bis du code général des impôts pour les revenus de location de trois pièces de sa résidence principale. Le tribunal a estimé que les loyers perçus excédaient les limites raisonnables fixées par la loi, après avoir constaté que Mme B... n'apportait pas la preuve que les loyers, déduction faite des charges, respectaient les plafonds annuels par mètre carré applicables. La solution retenue est donc le rejet des conclusions de la requérante.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VANDENDRIESSCHE

18 septembre 2025• 2ème Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512781

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme C contestant une mise en demeure de payer émise par la direction départementale des finances publiques pour le recouvrement d’une créance non fiscale de la commune de Saint-Denis. Le tribunal a jugé que ce litige relève du contentieux du recouvrement, qui, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, est de la compétence du juge de l’exécution, une juridiction de l’ordre judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente.

Avocat : ANDRIEU

12 septembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207041

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Loire-Atlantique refusant de le déclarer prioritaire pour un logement social. Le requérant invoquait son handicap et l’indécence de son logement pour bénéficier des dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que les conditions posées par ces textes, notamment l’absence de suroccupation manifeste ou de logement indécent caractérisé, n’étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

11 septembre 2025• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403020

Le Tribunal administratif de Rouen a examiné trois requêtes de Mme H, étudiante en master de chimie, concernant son ajournement au diplôme, son exclusion définitive de l'université, et une demande indemnitaire. Sur le premier point, le tribunal a rejeté la contestation de l'ajournement, estimant que la délibération du jury était régulière et que les moyens tirés de l'absence de compensation, de la violation du principe d'égalité et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. Concernant l'exclusion disciplinaire, le tribunal a également rejeté la requête, jugeant que la procédure était conforme au code de l'éducation et que les faits reprochés étaient établis. Enfin, la demande indemnitaire a été rejetée, faute de démonstration d'une illégalité fautive de l'université. Les décisions s'appuient notamment sur le code de l'éducation et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : DURAND ADRIENNE

9 septembre 2025• 1 ère Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402466

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Portet-sur-Garonne visant à désigner un expert. La requête portait sur des infiltrations d'eau récurrentes affectant la toiture du gymnase communal Jules-Vallès, réceptionné en 2020, et présentant un risque pour les usagers. Le juge a estimé la mesure utile, car l'expertise amiable n'avait pas permis de déterminer les causes des désordres ni de chiffrer les travaux de reprise, dans la perspective d'une action en garantie décennale. L'expert devra notamment constater les désordres, en déterminer les causes et origines, et évaluer leur impact sur la solidité ou la destination de l'ouvrage.

Avocat : SANDRINE MARIÉ

18 août 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503758

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société H2B1 Location d’un litige portant sur le recouvrement d’une facture d’eau et d’assainissement émise par la Métropole Rouen Normandie. Le juge a constaté que le service public de l’assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) en application de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, les litiges entre un SPIC et ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : RODRIGUEZ

11 août 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406624

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI BTF, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2018 à 2020. Le juge a constaté que la société avait introduit son recours plus de deux mois après la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, intervenue le 22 janvier 2024. En application des articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, ce délai de recours contentieux est impératif. La requête, enregistrée le 30 juillet 2024, a donc été jugée tardive et manifestement irrecevable, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ANDRIEUX

1 août 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513750

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte de séjour. La requérante, divorcée d’un ressortissant belge, contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 5 juin 2025. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d’appréciation, méconnaissance de l’article 8 de la CEDH) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la demande étant manifestement mal fondée. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen de la condition d’urgence, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : ALESSANDRINI

30 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205515

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe bénéficiant du statut de réfugié, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire russe contre un permis français. Le tribunal a jugé que la demande d'échange, déposée le 24 novembre 2020, était tardive car le délai d'un an prévu par l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012 avait commencé à courir à compter de la remise du récépissé de demande de titre de séjour portant la mention "reconnu réfugié". La prorogation des délais liée à l'état d'urgence sanitaire n'a pas été jugée applicable pour régulariser cette tardiveté.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

25 juillet 2025• Magistrat : Mme. KUBOTA - R. 222-13
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303321

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 40 431,24 euros en réparation des préjudices résultant de l’illégalité d’un arrêté du 8 avril 2019 (refus de séjour et obligation de quitter le territoire), annulé par un jugement du 19 mai 2021. Le tribunal a jugé que la condition de recevabilité de la requête, tenant à l’existence d’une décision de l’administration sur la demande préalable, était remplie à la date à laquelle il statuait. Sur le fond, la solution retenue est le rejet, le tribunal considérant que les préjudices allégués (troubles dans les conditions d’existence, préjudice de jouissance, préjudice financier) ne sont pas établis ou ne présentent pas de lien direct avec l’illégalité fautive. Les textes appliqués sont le code de justice administrative (article R. 421-1) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE

22 juillet 2025• 6ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311441

Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) était saisi par la société BofA Securities Europe d’une demande en restitution de retenues à la source versées sur les salaires de M. A pour 2019 et 2020, au motif d’une double imposition. La question centrale portait sur la recevabilité des réclamations, l’administration fiscale les estimant tardives. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les réclamations étaient tardives en application du b) de la seconde partie de l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, qui impose un délai expirant le 31 décembre de l’année suivant celle du versement des retenues. La solution retenue est le rejet de la demande de restitution, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du litige relatif à la convention fiscale franco-britannique.

Avocat : Sandrine RUDEAUX

16 juillet 2025• 10ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203968

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le CHRU de Nîmes d’une demande de condamnation de la société Axa France Iard à l’indemniser, au titre de la garantie dommage-ouvrage, pour des désordres affectant des guichets non plombés dans un bâtiment de cancérologie, rendant l’ouvrage impropre à sa destination. La société Axa France Iard a contesté la recevabilité et le bien-fondé de la requête, tout en formant des appels en garantie contre plusieurs constructeurs et assureurs. Le tribunal a rejeté la requête du CHRU de Nîmes, considérant que les désordres invoqués ne relevaient pas de la garantie dommage-ouvrage prévue par les articles L. 242-1 et suivants du code des assurances. En conséquence, les conclusions d’Axa France Iard et des autres parties ont également été rejetées, et les frais d’expertise ont été laissés à la charge du CHRU de Nîmes.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500681

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B. Le requérant, victime d'un AVC, conteste sa prise en charge du 16 au 27 janvier 2024 à l'unité neuro-vasculaire du centre hospitalier d'Agen-Nérac, estimant avoir subi des négligences, un retard de diagnostic d'une méningite nosocomiale et des séquelles. Le tribunal a désigné un expert pour déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux règles de l'art, évaluer les préjudices et établir un éventuel lien de causalité avec les manquements allégués. Le centre hospitalier, qui ne s'oppose pas à la mesure, a formulé des protestations et réserves.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202276

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant soudanais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire soudanais contre un permis français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. S'agissant du fond, il a jugé que l'administration devait appliquer la réglementation en vigueur à la date de sa décision, soit le 15 février 2021. À cette date, l'exception permettant aux réfugiés de ne pas justifier d'un accord de réciprocité avait été abrogée par l'arrêté du 9 avril 2019. En l'absence d'un tel accord entre la France et le Soudan, le préfet était tenu de refuser l'échange.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

1 juillet 2025• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311657

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le fonds Delaware Ivy International Core Equity, représenté par avocat, d'une demande en restitution de retenues à la source de 235 006,38 euros prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2009. L'administration fiscale a partiellement accordé un dégrèvement de 227 087,53 euros. Le requérant s'est ensuite désisté purement et simplement de l'intégralité de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement.

Avocat : Sandrine RUDEAUX

30 juin 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500175

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du syndicat intercommunal du secteur scolaire de Pont-de-l'Arche visant à ordonner une expertise des désordres affectant le gymnase "Alice Milliat". La mesure a été jugée utile et a été ordonnée malgré les protestations et réserves formulées par les sociétés Joly, SMABTP et Acau Architectes. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer l'origine et évaluer le coût des travaux de remise en état. La société Socotec Construction a également été mise en cause en sa qualité de bureau de contrôle technique.

Avocat : PATRICE LEMIEGRE PHILIPPE FOURDRIN SUNA GUNEY ASSOCIES

27 juin 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314758

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par UBS (US) Group Trust d’une demande de restitution de retenues à la source de 382 974,55 euros prélevées sur des dividendes de source française en 2017. En cours d’instance, l’administration a partiellement fait droit à la demande en restituant 266 167,32 euros. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : Sandrine RUDEAUX

24 juin 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2215970

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017, résultant de la requalification de sommes inscrites sur son compte courant d'associé en revenus distribués. Le tribunal a jugé que M. A ne pouvait pas se prévaloir du droit à l'erreur prévu à l'article L. 62 du livre des procédures fiscales, faute d'avoir déposé une demande en ce sens avant la proposition de rectification. Il a également estimé que, conformément au 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, les sommes inscrites au crédit du compte courant étaient présumées être des revenus distribués, et que M. A n'apportait pas la preuve qu'il n'en avait pas eu la disposition ou qu'elles ne constituaient pas un revenu. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : ANDRE MADRID

23 juin 2025• 7ème Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300008

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, qui contestait le refus du département de la Loire-Atlantique de renouveler son contrat jeune majeur. Le tribunal a constaté que le requérant avait atteint l'âge de 21 ans en juin 2024, le rendant inéligible à l'aide sociale à l'enfance pour les jeunes majeurs. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, celles-ci étant devenues sans objet. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, le département n'étant pas la partie perdante.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

19 juin 2025