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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 565 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 565

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DRIEffacer tout
TA33Ordonnance

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502038

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de maintien en zone d'attente de M. B, ressortissant nigérian, prise par la police aux frontières. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés d'un vice de procédure lié à l'interprétariat et de la méconvention de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE

14 avril 2025
CAA44Décision

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT02139

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

11 avril 2025• 4ème chambre
TA44
« Précédent53545556575859Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505377

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme B épouse C contre deux arrêtés du préfet de la Vendée du 28 février 2025. Le premier arrêté refusait un titre de séjour, obligeait à quitter le territoire sans délai et prononçait une interdiction de retour d’un an ; le second l’assignait à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la vie privée et familiale de l’intéressée n’avait pas été méconnue et que les mesures étaient proportionnées.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

11 avril 2025• - Etrangers - 15 jours
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300592

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B, assistante familiale, d’une demande de condamnation du département du Gard à lui verser diverses sommes au titre de salaires et indemnités, en raison de l’interruption de ses contrats d’accueil d’enfants. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la requête, considérant que le département n’avait commis aucune faute dans le processus de recrutement et que la requérante ne justifiait pas d’un préjudice direct et certain en lien avec la rupture des contrats. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code du travail, sans faire droit aux demandes principales, subsidiaires ou infiniment subsidiaires de Mme B.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

11 avril 2025• 3ème chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505481

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 12 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant indien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de revenus et la rupture du contrat de travail n'étant pas directement imputables à la décision contestée, et la requête ayant été introduite tardivement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : ANDRIVET

11 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200800

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence du Parc Billelo d’une demande de condamnation du centre hospitalier d’Ajaccio à contribuer financièrement aux travaux de confortement d’un talus, à hauteur de 80 % du coût total, en raison de désordres (éboulements) causés par le passage des eaux usées provenant des canalisations de l’hôpital. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le syndicat ne justifiait pas de l’autorisation de son syndic pour agir en justice, conformément aux dispositions de la loi du 10 juillet 1965 et du décret du 17 mars 1967. Par conséquent, la demande a été déclarée irrecevable sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LEANDRI

10 avril 2025• 1ère chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304319

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme K, un couple de ressortissants étrangers, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur admission au séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions législatives invoquées, ni l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il a considéré que les requérants ne justifiaient pas d'une intégration suffisante ou de liens personnels et familiaux intenses en France justifiant une régularisation. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE

10 avril 2025• 4ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203952

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. A, brigadier-chef de police municipale, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire pris par le maire de Villeneuve-Lez-Avignon le 16 décembre 2022. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de saisine sans délai du conseil de discipline, estimant que l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique n’impose pas un délai déterminé pour engager la procédure disciplinaire. Il juge également que les faits de harcèlement sexuel rapportés, suffisamment vraisemblables et graves, justifiaient légalement la suspension conservatoire dans l’intérêt du service. La demande de frais de justice est rejetée.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

10 avril 2025• 2ème chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401120

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-marocain ni les articles L. 426-11 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

10 avril 2025• 4ème chambre
TA33Ordonnance

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303044

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une demande visant à engager la responsabilité fautive du centre hospitalier intercommunal de Marmande pour sa prise en charge aux urgences le 23 août 2021. Le tribunal a constaté que la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressée par le biais de l’application Télérecours citoyen. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, Mme A est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

10 avril 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502031

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant la décision du 17 mars 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII a cessé ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen sérieux, en se fondant sur les articles L. 551-8, L. 551-9, L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII.

Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE

10 avril 2025• Eloignement 72 heures
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308677

Le Tribunal administratif de Lyon annule la sanction d'exclusion temporaire de cinq jours infligée le 14 avril 2022 à M. A par le principal du lycée Etienne Mimard, ainsi que le rejet implicite de son recours par le recteur de l'académie de Lyon. La juridiction retient un vice de procédure, l'administration n'ayant pas respecté les droits de la défense prévus à l'article R. 421-10-1 du code de l'éducation, ce qui a privé l'élève d'une garantie. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu à statuer, l'effacement de la sanction du dossier administratif étant sans incidence sur le litige. La requête est jugée recevable, la régularisation par l'élève devenu majeur étant admise.

Avocat : KADRI

10 avril 2025• 3ème chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406307

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait obligé M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée de l'intéressé en France à 15 ans, de ses onze années de résidence, et de ses efforts d'intégration récents (activités sportives, formation, emploi). L'ensemble des décisions contestées (OQTF, refus de délai, fixation du pays, interdiction de retour) est annulé. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

9 avril 2025• OQTF 6 semaines - 2ème chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300902

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCCV Le Clos de la Croix Chemin contestant un titre de recette de 87 200 euros pour la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). La société invoquait l'existence d'un projet urbain partenarial (PUP) conclu en 2012, qui selon elle, l'exonérait de toute taxe d'urbanisme supplémentaire et interdisait le cumul avec la PFAC. Le tribunal a jugé que la PFAC, instituée par l'article L. 1331-7 du code de la santé publique, n'est pas une taxe d'urbanisme mais une participation spécifique, et que son cumul avec un PUP est possible dès lors que la participation versée au titre du PUP n'a pas financé le même équipement d'assainissement. En l'espèce, la convention de PUP mettait à la charge de la commune les travaux de raccordement, et la société n'a pas démontré que sa contribution au PUP finançait l'assainissement collectif, justifiant ainsi le maintien de la PFAC.

Avocat : PIERRE BOUDRIOT

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200855

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 29 septembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu les conditions matérielles d'accueil de M. A C, un ressortissant soudanais demandeur d'asile. Le tribunal retient que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé avait méconnu les exigences des autorités chargées de l'asile, alors qu'il justifiait n'avoir pas pu déposer une demande d'asile en Italie après son transfert. La décision est fondée sur l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les droits de M. A C.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200879

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour contester la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 8 octobre 2021 classant sans suite sa demande de titre de séjour pour dossier incomplet. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement délivré un titre de séjour à Mme A en juin 2022, renouvelé en septembre 2023. En conséquence, les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet, et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais de justice ont été rejetés.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404367

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de sa situation, le préfet n'ayant pas pris en compte des éléments nouveaux (demande d'autorisation de travail et fiches de paie) transmis par le requérant avant l'arrêté. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-1904676

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande d'indemnisation de Mme B suite à une chute sur la voie publique le 18 août 2018, imputée à un défaut d'entretien normal de la chaussée par la commune de Penne d'Agenais. Après avoir ordonné une expertise médicale par un jugement avant dire droit du 1er juin 2021, le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour les préjudices directs liés à l'accident, mais a rejeté les conclusions dirigées contre le groupement de coopération sanitaire "pôle de santé du Villeneuvois", estimant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des fautes médicales alléguées, relevant de l'ordre judiciaire. La solution retenue condamne la commune à verser à Mme B une somme totale de 22 273,50 euros en réparation de ses préjudices (incluant déficit fonctionnel temporaire et permanent, assistance tierce personne, souffrances endurées, préjudices esthétiques et d'agrément), ainsi que 16 829,51 euros à la CPAM de la Haute-Marne au titre des débours, sur le fondement des principes de responsabilité pour défaut d'entretien normal

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

8 avril 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505603

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités croates. Le requérant invoquait des violences subies en Croatie et la présence de cousins en France. Le tribunal estime que le transfert vers la Croatie, État membre de l'Union européenne, ne constitue pas en soi un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence de preuve de défaillances systémiques dans la procédure d'asile de cet État. Il rappelle que la faculté pour la France d'examiner la demande d'asile (article 17 du règlement Dublin III) est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. La décision est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KADRI

8 avril 2025• 8e Section - MESD
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306630

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour son fils, demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 30 mai 2023 s'était substituée au refus initial implicite. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que les moyens soulevés par Mme B, notamment l'absence de motivation et la violation de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne sont pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE relative à l'accueil des demandeurs d'asile.

Avocat : CHEBBALE SANDRINE

7 avril 2025• 4ème Chambre