Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200879
mercredi 9 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200879 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2022, Mme B A, représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 octobre 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a classé sans suite sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de reprendre l'instruction de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer dans cette attente un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité dont la compétence n'est pas établie ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 115-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que le préfet ne lui a pas laissé un délai suffisant pour compléter sa demande :
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît sa liberté d'aller et venir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2024, le préfet de la
Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer et au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la décision attaquée ne fait pas grief ;
- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 décembre 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme El Mouats-Saint-Dizier a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante guinéenne née le 10 décembre 2002, est entrée en France en 2019 et a été prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. A sa majorité, Mme A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'ancienne mineure étrangère isolée. Par un courrier du 28 septembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique lui a demandé de produire des documents complémentaires nécessaires à l'enregistrement de sa demande. Par une décision du 8 octobre 2021, dont Mme A demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a classé sans suite sa demande de titre de séjour en raison de son caractère incomplet.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 22 juin 2022, le préfet de la Loire-Atlantique a décidé de délivrer un titre de séjour à Mme A, lequel a été renouvelé le
6 septembre 2023. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par Mme A sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme à la charge de l'Etat au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Rodrigues Devesas et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Rimeu, présidente,
M. Jégard, premier conseiller,
Mme El Mouats-Saint-Dizier, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2025.
La rapporteure,
M. C
SAINT-DIZIER
La présidente,
S. RIMEU La greffière,
A. GOUDOU
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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