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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2303311

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2303311

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2303311
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantTHESIAS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I.- Par une requête n°2303311 et des mémoires, enregistrés le 9 juin 2023, le 2 octobre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, Mme D... M... épouse H..., Mme I... O... et M. C... H..., demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/2 du 13 avril 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 384, 385, 386, 387, 388, 389, 676 et 677, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 1 173,60 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable, ils ont tous intérêt à agir, y compris M. Philippe Jacquier, conseiller municipal ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- les mentions relatives aux délais de recours sont erronées entachant l’arrêté d’illégalité sur la forme ;
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- aucune limite de fait n’est constatée à l’article 1 de l’arrêté ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- M. H... n’a pas intérêt à agir ;
- le moyen tiré de ce que l’auteur de l’acte est incompétent est irrecevable et en tout état de cause infondé ;
- les autres moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


II.- Par une requête n°2305905 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/8 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 329 et 331, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 456 et 560, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


III.- Par une requête n°2305906 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/18 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 329 et 331, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;



En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 2232 à 656, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.


IV.- Par une requête n°2305907 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/17 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 745, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 196 à 207, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


V.- Par une requête n°2305908 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/16 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 376 et 377, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 625 à 154 et 154 à 2241, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


VI.- Par une requête n°2305909 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/13 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 379, 380, 678 et 679, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 2233 à 811 et 315 à 2208, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


VII.- Par une requête n°2305910 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/12 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 393 et 394, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 2208 à 2209, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


VIII.- Par une requête n°2305911 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/14 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 340 et 553, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 464 à 481, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


IX.- Par une requête n°2305912 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier et Mme A... E..., M. H... ayant été désigné représentant unique, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/9 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 330, 354, 390 et 391, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal, Mme E... est propriétaire des parcelles concernées ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 560 à 1036, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


X.- Par une requête n°2305913 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/11 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 346, 347, 348, 349 et 552, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 2240 à 454, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


XI.- Par une requête n°2305914 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/10 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 332 et D 337, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 400 à 443, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.

XII.- Par une requête n°2305915 et des mémoires, enregistrés le 30 septembre 2023, le 1er novembre 2024, le 29 novembre 2024 et le 17 février 2025, M. Philippe Jacquier et Mme A... E..., M. H... ayant été désigné représentant unique, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d’annuler l’arrêté n°2023/15 du 3 août 2023 du maire de la commune de Cuq-Toulza portant alignement individuel du domaine public routier, route de Vinouze au droit des parcelles Section D 374, ainsi que le procès-verbal qui y est annexé ;

2°) de condamner la commune de Cuq-Toulza aux entiers dépens et de mettre à la charge la commune de Cuq-Toulza une somme de 4 560 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour l’ensemble des instances n°2305905 à 2305915.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, il a intérêt à agir en qualité de conseiller municipal ;
- le maire n’est pas compétent pour défendre dans la présente instance ;

En ce qui concerne la légalité externe :
- l’arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors que la compétence « création, aménagement et entretien de la voirie » est exercée par la communauté de communes Sor et Agout ;
- le procès-verbal annexé n’est pas signé par le géomètre expert ;
- le procès-verbal mentionne le référentiel CC44 et non pas CC43 ;

En ce qui concerne la légalité interne :
- la limite foncière de propriété est erronée ;
- l’emprise de la voie publique excède de manière manifeste les dimensions de la voie entre les points 207 à 278, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière ;
- le maire a commis une erreur d’appréciation en considérant que le talus appartient au domaine public routier ;
- l’arrêté en litige est entaché d’un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2024, le 7 janvier 2025 et le 3 février 2025, la commune de Cuq-Toulza, représentée par Me Hudrisier, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des consorts H... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. H... ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Tarn Fibre qui n’a pas produit d’observations.

Par une ordonnance du 4 mai 2026, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 mai 2026.


Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de la voirie routière ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Mérard,
- les conclusions de Mme Myriam Carvalho, rapporteure publique,
- et les observations de M. H... et de Me Hudrisier, représentant la commune de Cuq-Toulza.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté n°2023/2 du 13 avril 2023 et 11 arrêtés n°2023/8 à 2023/18 du 3 août 2023, le maire de la commune de Cuq-Toulza (Tarn) a défini l’alignement de la voie communale n°23, dénommée Route de Vinouze, longeant les parcelles cadastrées section D n°384, 385, 386, 387, 388, 676 et 667, n°329 et 331, n°330, 354, 374, 390 et 391, n°332, 337, 346, 347, 348, 349 et 552, n°393 et 394, n°379, 380, 678 et 679, n°340 et 553, n°376, 377 et 745, n°378, au droit des propriétés respectives des consorts H..., M. F... J..., Mme E..., l’indivision N..., Kewin Lebrun, Arnaud M..., la SCI la Vinouse, Mme K... B... et Mme L... G.... Par la requête n°2303311, M. et Mme H... et leurs enfants demandent au tribunal d’annuler l’arrêté du 13 avril 2023. Par les requêtes n°2305905, 2305906, 2305907, 2305908, 2305909, 2305910, 2305911, 2305912, 2305913, 2305914, 2305915, M. H..., se prévalant de sa qualité de conseiller municipal de la commune de Cuq-Toulza, demande au tribunal d’annuler les arrêtés du 3 août 2023.

Sur la jonction :

Les requêtes n°2303311, n°2305905, n°2305906, n°2305907, n°2305908, n°2305909, n°2305910, n°2305911, n°2305912, n°2305913, n°2305914 et n°2305915 présentent à juger des questions identiques et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l’incompétence du maire de Cuq-Toulza à défendre à l’instance :

Aux termes de l’article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales : « Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée du mandat : / (…) 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal (…). » Par une délibération du 25 janvier 2023, le conseil municipal de Cuq-Toulza a donné au maire délégation pour « défendre la commune dans les actions intentées contre elle, en première instance, en appel ou en cassation, devant les juridictions de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif (…) ». Dès lors, M. H... n’est pas fondé à soutenir que le maire n’a pas été régulièrement habilité et ne dispose pas de compétence pour défendre la commune dans les présentes instances.

Sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Cuq-Toulza dans l’instance n°2303311 :

En premier lieu, la commune de Cuq-Toulza soutient que M. Philippe Jacquier ne justifierait pas d’un intérêt à agir dès lors qu’il n’est pas propriétaire des parcelles concernées par l’arrêté n°2023/2, à la différence de son épouse nu-propriétaire et de leurs enfants usufruitiers. Toutefois, il ressort des écritures que M. H... se prévaut également de sa qualité de conseiller municipal. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée à ce titre par la commune de Cuq-Toulza doit être écartée.

En second lieu, si la commune de Cuq-Toulza oppose en défense l’irrecevabilité du moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, un tel moyen étant d’ordre public il peut être invoqué par les consorts H... à tout moment de la procédure. Au surplus, ce moyen se rattache à la même cause juridique que celui tiré de l’absence de mentions des voies et délais de recours invoqué dès l’enregistrement de la requête, peu important que ce moyen serait inopérant. Par suite, l’exception d’irrecevabilité du moyen soulevée en défense doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

D’une part, aux termes de l’article L. 1321-1 du code général des collectivités territoriales : « Le transfert d'une compétence entraîne de plein droit la mise à la disposition de la collectivité bénéficiaire des biens meubles et immeubles utilisés, à la date de ce transfert, pour l'exercice de cette compétence. (…) ». Et aux termes de l’article L. 1321-2 du même code : « Lorsque la collectivité antérieurement compétente était propriétaire des biens mis à disposition, la remise de ces biens a lieu à titre gratuit. La collectivité bénéficiaire de la mise à disposition assume l'ensemble des obligations du propriétaire. Elle possède tous pouvoirs de gestion. Elle assure le renouvellement des biens mobiliers. Elle peut autoriser l'occupation des biens remis. Elle en perçoit les fruits et produits. Elle agit en justice au lieu et place du propriétaire. (…) »

D’autre part, aux termes de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière : « L'alignement est la détermination par l'autorité administrative de la limite du domaine public routier au droit des propriétés riveraines. Il est fixé soit par un plan d'alignement, soit par un alignement individuel. / (…) / L'alignement individuel est délivré au propriétaire conformément au plan d'alignement s'il en existe un. En l'absence d'un tel plan, il constate la limite de la voie publique au droit de la propriété riveraine ». Aux termes de l’article L. 112-3 du même code : « L'alignement individuel est délivré par le représentant de l'Etat dans le département, le président du conseil départemental ou le maire, selon qu'il s'agit d'une route nationale, d'une route départementale ou d'une voie communale. / (…) ». Aux termes de l’article L. 112-4 de ce code : « L'alignement individuel ne peut être refusé au propriétaire qui en fait la demande. » Aux termes de l’article L. 141-12 de ce code : « Les attributions dévolues au maire et au conseil municipal par les dispositions du présent code sont exercées, le cas échéant, par le président et par l'assemblée délibérante de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ». Aux termes, enfin, de l’article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable aux statuts de la communauté de communes du Sor et de l’Agout à la date de la décision attaquée : « (…) II. ― La communauté de communes peut par ailleurs exercer, en lieu et place des communes, pour la conduite d'actions d'intérêt communautaire, les compétences relevant des groupes suivants : (…) / 3° Création, aménagement et entretien de la voirie ; (…) »

L’arrêté préfectoral du 18 janvier 2022 portant extension des compétences de la communauté de communes du Sor et de l’Agout prévoit que cet établissement public de coopération intercommunale exerce, au titre des compétences optionnelles prévues à l’article L. 5214-6 du code général des collectivités territoriales, la compétence « création ou aménagement et entretien de la voirie d’intérêt communautaire ». Cet arrêté précise que sont d’intérêt communautaire l’ensemble des voies classées communales, chemins et rues définis par délibération du conseil de communauté. Aux termes de l’annexe de la délibération du conseil de communauté du 15 novembre 2022, aux nombres des voies d’intérêt communautaire figure la voie communale n°23 sur le territoire de la commune de Cuq-Toulza, dénommée route de Vinouze. En application de cet arrêté, les attributions précédemment dévolues au maire de la commune de Cuq-Toulza en matière d’alignement individuel, s’agissant de cette voie, sont désormais exercées, en application des dispositions précitées de l’article L. 141-12 du code de la voirie routière, par le président de la communauté de communes. Si la commune soutient que la nature et la consistance des attributions de la communauté de communes au titre de la compétence voirie d’intérêt communautaire ne concernent que les études et travaux d’aménagement, renouvellement, d’entretien et de maintenance des voies d’intérêt communautaire, la compétence de la commune de Cuq-Toulza en matière d’alignement a nécessairement été transférée à la communauté de communes dès lors que la fixation de la limite du domaine public est un préalable à tous travaux de voirie ou occupation du domaine public routier. En outre, il ressort des termes mêmes de l’article 7 du règlement sur la conservation et la surveillance de la voirie classée communautaire, approuvé par délibération du conseil de communauté du 15 novembre 2022, que « pour les voies communales transférées, l’alignement est délivré, sur demande du riverain, par arrêté du président de la communauté de communes du Sor et de l’Agout, conformément : (…) à la limite de fait de la voie publique ». Par suite, il y a lieu d’accueillir le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur des actes en litige.

Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que les arrêtés n°2023/2 du 13 avril 2023, n°s 2023/8, 2023/9, 2023/10, 2023/11, 2023/12, 2023/13, 2023/14, 2023/14, 2023/15, 2023/16, 2023/17 et 2023/18 du 3 août 2023 doivent être annulés.

Sur les frais liés au litige :

D’une part, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. H... tendant à ce qu’il soit mis à la charge de la commune de Cuq-Toulza les dépens, ceux-ci n’étant pas chiffrés.

D’autre part, les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans les présentes instances, les sommes dont la commune de Cuq-Toulza demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Enfin, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions des requérants présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :

Article 1er : Les arrêtés du 13 avril 2023 et 3 août 2023 sont annulés.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. Philippe Jacquier, à Mme D... M... épouse H..., à Mme I... O..., à M. C... H..., à M. Philippe Jacquier, mandataire unique de Mme E... et à la commune de Cuq-Toulza.


Délibéré après l'audience du 17 juin 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Viseur-Ferré, présidente,
Mme Mérard, première conseillère,
M. Garrido, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.

La rapporteure,
Bénédicte Mérard
La présidente,
Cécile Viseur-Ferré

La greffière,



Fabienne Deglos

La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière en chef
Par délégation, la greffière

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