10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 317
Avec résumé IA
Avocat : SELARL DUCELLIER-WIELGOSIK
Avocat : LIOCHON DURAZ
Avocat : CABINET DURAFFOURD
Avocat : SELARL DU PARC
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les demandes de la société Distribution Casino France visant à obtenir le remboursement de créances de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de l'année 2018 pour des sociétés absorbées. La juridiction a considéré que la société requérante ne justifiait pas de son droit au remboursement, faute de produire des pièces probantes établissant la réalité des créances invoquées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au CICE et sur les règles de preuve applicables en matière fiscale.
Avocat : DU PARC CURTIL ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment l'expiration de son titre et l'impossibilité de travailler, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. De plus, il a relevé que M. A... avait déjà renouvelé sa demande via le téléservice après un premier classement sans suite. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge constate que sa demande de renouvellement de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, elle ne peut plus se prévaloir du droit à une nouvelle attestation de prolongation d'instruction, rendant sa requête manifestement mal fondée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police portant obligation de quitter le territoire français, refuse de statuer au fond. Constatant que le requérant résidait à Aubergenville (Yvelines) à la date de la décision attaquée, le tribunal se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour en connaître.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision de refus a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, ni méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du CESEDA ou les stipulations de l'article 8 de la CEDH. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Landes du 13 octobre 2025 refusant à M. A..., ressortissant marocain, un titre de séjour en qualité de salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de changement de statut de "travailleur saisonnier" à "salarié" constitue une première demande et non un renouvellement, excluant ainsi la présomption d'urgence. Le requérant, qui s'est placé en situation irrégulière en signant un contrat à durée indéterminée incompatible avec son précédent titre, n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DUMAZ-ZAMORA
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait pas la preuve des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie, en méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision confirme ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Avocat : LEFEVRE-DUVAL
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 27 octobre 2025 par lequel le ministre de l'intérieur avait refusé l'admission sur le territoire au titre de l'asile à M. C..., ressortissant srilankais. Le tribunal a jugé que la demande d'asile n'était pas manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des déclarations du requérant sur son origine tamoule et sa religion catholique. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer à M. C... une autorisation provisoire de séjour et un formulaire de demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Choisy, a constaté le désistement des requérants. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les demandeurs n’ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions malgré une demande en ce sens. Par ordonnance du 6 novembre 2025, le président de la 2ème chambre a donc donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.
Avocat : DURSENT
Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande d'indemnisation de M. A..., blessé lors de la manifestation des "gilets jaunes" le 8 décembre 2018, qui invoquait la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure et la responsabilité pour faute du fait de l'usage d'un lanceur de balle de défense. Le tribunal a reconnu que la manifestation constituait un attroupement au sens de l'article L. 211-10, mais a estimé que M. A... avait commis une faute d'imprudence en se maintenant volontairement dans une zone de violence, ce qui exonérait totalement la responsabilité de l'État. Concernant l'usage du lanceur de balle de défense, le tribunal a jugé que cette arme ne présentait pas un risque exceptionnel justifiant un régime de responsabilité sans faute et que son utilisation par les forces de l'ordre était proportionnée et nécessaire face à la violence de la manifestation. En conséquence, la requête de M. A... a été rejetée.
Avocat : DUJARDIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé pour suspendre l’exécution d’un arrêté du maire de Langon refusant un permis de construire pour la reconstruction à l’identique d’une maison détruite par un incendie. Le requérant invoquait l’urgence, liée à la perte imminente de son logement temporaire, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, contestant notamment l’application du plan local d’urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). La commune défendait la légalité de son refus en se fondant sur l’inconstructibilité en zone N, l’opposabilité du PPRI et des motifs de salubrité et de sécurité publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire porte sur l’application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 111-15 du code de l’urbanisme, et du règlement du PPRI.
Avocat : CABINET GERVAISE DUBOURG
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 ordonnant son expulsion du territoire français pour menace grave à l'ordre public. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également considéré comme inopérante l'invocation de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, abrogé, et de la circulaire du 28 novembre 2012, dépourvue de valeur normative. La solution retenue est fondée sur les articles L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP ANCELET DOUCHIN ELIE SAUDUBRAY
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant l'opposition tacite du maire de Villecresnes à sa déclaration préalable pour régulariser un mur, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en application des articles L. 112-3, L. 112-6 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, au motif que l'administration n'avait pas délivré d'accusé de réception du recours gracieux mentionnant les voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision d'opposition, considérant que la demande de pièces complémentaires du 20 juillet 2022 n'avait pas été notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception, comme l'exige l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme, et que M. B... avait transmis les pièces demandées par courriel le 21 juillet 2022, ce qui faisait naître une décision tacite de non-opposition à l'expiration du délai d'instruction. Le tribunal a enjoint à la commune
Avocat : JACQUEZ DUBOIS LAURE
Le tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme F... sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante, qui a subi plusieurs interventions chirurgicales à la suite d'une réduction mammaire en 2019 au CHU E..., sollicitait une expertise pour évaluer les conditions de sa prise en charge et ses préjudices. Le juge a désigné un expert avec pour mission de se prononcer sur ces points, rejetant les demandes accessoires du CHU, notamment celle de production préalable du relevé de débours par la caisse primaire d'assurance maladie.
Avocat : SELARL DUPUY-VALLERON