10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 125
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer en urgence un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence caractérisée, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevant que l'attestation de prolongation d'instruction n'est délivrée que pour un dossier complet.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 6 mars 2025 retirant la carte de séjour de Mme B... et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée, notamment au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne démontrait pas un examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a ainsi fait droit aux requêtes en annulation.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un titre de séjour et ordonnant de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante ne démontrant pas de préjudice imminent et grave. Les conclusions visant spécifiquement l'obligation de quitter le territoire sont par ailleurs jugées irrecevables, le recours au fond contre cette mesure ayant un effet suspensif de droit (article L. 722-7 du CESEDA).
Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO
Avocat : DUVIVIER & ASSOCIES
Avocat : DUVIVIER & ASSOCIES
Avocat : LEXGLOBE SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Avocat : ANDUJAR
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... visant à engager la responsabilité de la commune de Bidart pour une chute sur un tronc d'arbre sur une plage. La juridiction a estimé que la présence du bois flotté, visible, ne constituait pas un danger excédant ceux contre lesquels les usagers doivent normalement se prémunir, et qu'aucune carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-2 et suivants du CGCT) n'était établie. La demande d'expertise médicale a également été rejetée, le juge considérant qu'il disposait des éléments suffisants pour statuer.
Avocat : SARL D'AVOCATS ANCERET-FAISANT-DUPOUY
Avocat : SCP BRODU CICUREL MEYNARD GAUTHIER MARIE
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés municipaux fixant le taux d'indemnités (IAT et IEMP) pour un agent non-titulaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent. Il estime que le maire, en fixant les taux d'indemnité, a exercé son pouvoir discrétionnaire sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation et que les critères de la délibération municipale ont été respectés. **Textes appliqués** : Loi du 13 juillet 1983 (article 20), loi du 26 janvier 1984 (article 88), décrets du 6 septembre 1991, du 26 décembre 1997 et du 14 janvier 2002 relatifs aux régimes indemnitaires dans la fonction publique.
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral annulant le permis de conduire de la requérante. Le juge a estimé que les moyens invoqués (erreur de droit et de fait, erreur manifeste d'appréciation) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans avoir à examiner la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 5 de l'arrêté du 20 avril 2012 relatif au permis de conduire.
Avocat : TRAN DUY
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant gambien. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle et professionnelle du requérant, qui avait changé de fondement de sa demande (vie privée et familiale) après la rupture de son mariage, alors que l'administration n'avait examiné que l'ancien fondement (conjoint de Français). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et d'accorder une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail dans l'attente.
Avocat : DUPUY
Le Tribunal administratif de Montreuil statue sur une demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés, estimant que l'État est la partie perdante dans cette instance.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Makes Dreams Happen, qui contestait la décision du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) de retirer une aide financière et d’exiger le remboursement des sommes versées pour le jeu « Tau Station ». Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur le non-respect des conditions d'attribution de l'aide, constituait une mesure de régularisation et non une sanction, relevant donc de la compétence du président du CNC et non de la commission du contrôle de la réglementation. La décision s'appuie sur les dispositions du code du cinéma et de l'image animée et de la convention liant les parties.
Avocat : DUMOUCHEL DE PREMARE
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande d'indemnisation de la famille d'une victime d'une infection nosocomiale grave contractée au CHU de Rouen en 2011. La juridiction a condamné l'ONIAM, au titre de la solidarité nationale prévue par l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, à indemniser les préjudices d'affection des proches. Elle a fixé les montants à 20 000 euros pour le conjoint et à 5 000 euros pour chacun des quatre enfants, rejetant ainsi les demandes plus élevées des requérants.
Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant italien demandant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. La juridiction estime que la délivrance d'un titre de séjour d'un an, suite à une précédente injonction, ne révèle aucune décision implicite de refus d'une carte de résident, cette dernière n'ayant pas été formellement sollicitée. Les conclusions sont donc jugées irrecevables, et les demandes accessoires (injonction, frais) rejetées par voie de conséquence.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 9 mars 2023 par laquelle le centre hospitalier de Vierzon a rompu le contrat de travail d'un praticien associé. La juridiction a retenu que cette décision, qui retire un droit, était illégale car elle n'était pas motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a jugé que ce défaut de motivation constituait une faute engageant la responsabilité de l'hôpital, renvoyant l'examen des demandes d'indemnisation à une phase ultérieure de la procédure.
Avocat : SCP DUMOULIN-CHARTRELLE-ABIVEN
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet était compétent pour signer l'acte et que la décision, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, était légale. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : DUSEN
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car le requérant ne remplissait pas effectivement les conditions légales pour obtenir ce titre, notamment au regard de sa condamnation à 25 ans de réclusion criminelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 432-13, et considère que le refus est justifié par une menace à l'ordre public.
Avocat : BRAU DURAND
La décision concerne un litige relatif à un titre exécutoire émis par un lycée contre TotalEnergies pour des pénalités de retard de facturation dans le cadre d'un marché public de fourniture d'électricité. Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de TotalEnergies en la déclarant irrecevable pour tardiveté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de justice administrative et du code général des collectivités territoriales relatives aux délais de recours, considérant que la société n'avait pas agi dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre.
Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS AARPI