10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 618
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... contestant le retrait de son agrément d'assistante familiale par la maire de Paris. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légalement motivée et prise par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits reprochés, liés à un contexte familial complexe et instable, étaient matériellement établis et justifiaient le retrait de l'agrément.
Avocat : DUAULT
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 26 avril 2023 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de M. D..., ressortissant malien. Le ministre s'était fondé sur l'aide au séjour irrégulier de l'épouse du requérant entre 2011 et 2015, mais le juge estime que ces faits, anciens de plus de sept ans, ne justifient pas un tel ajournement et constituent une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais d'instance. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : MONCONDUIT
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 28 février 2025 de la préfète du Loiret refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension du permis de construire du 2 juin 2025, précédemment ordonnée le 2 octobre 2025. La requérante justifiait d'un élément nouveau, le permis de construire modificatif du 30 décembre 2025, qui régularisait les vices retenus (incompétence du signataire et méconnaissance de l'article UB-7 du PLU). Le juge a constaté que ce permis modificatif, signé par le maire, corrigeait l'implantation litigieuse et que les autres moyens soulevés n'étaient plus de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : SAADA-DUSART
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 16 décembre 2025 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. A... B..., ressortissant tchadien, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français, d'une fixation du pays de destination et d'une interdiction de retour d'un an. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif au caractère réel et sérieux des études, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de séjour. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de l'arrêté attaqué et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois.
Avocat : STIENNE-DUWEZ
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de la requête en suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. Les requérantes contestaient notamment la méconnaissance des articles UD3 et UD6 du plan local d'urbanisme ainsi que de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. En raison de ce désistement, le tribunal n’a pas examiné le bien-fondé des moyens soulevés. Il a toutefois condamné les requérantes à verser 1 000 euros à la commune et 1 000 euros au bénéficiaire du permis au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions du maire de Talloires-Montmin attribuant des autorisations d'occupation temporaire du domaine public pour la gestion des sites de vol libre. Les requérants, l'UPAVOLA et M. B..., n'ont pas démontré l'urgence nécessaire à la suspension, la condition d'urgence n'étant pas remplie. Le tribunal a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire et le conflit d'intérêts, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité des décisions. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que le préfet a produit une attestation de prolongation d’instruction de sa demande. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans exiger de seuil minimal de présence. Il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer à M. A..., ressortissant algérien, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de certificat de résidence en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de délivrer ce document en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le dossier de M. A... était complet, et que les circonstances invoquées par le préfet (antécédents judiciaires, mesures d'éloignement antérieures) ne pouvaient faire obstacle à cette obligation. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus implicite de délivrance du certificat de résidence, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 ordonnant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, par ses multiples condamnations pénales pour des faits de violence, stupéfiants et port d'armes, constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant, compte tenu de son absence de contribution à l'entretien et à l'éducation de ce dernier.
Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN
Avocat : ALPHA AVOCATS - BONNET & BAUDUIN ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, l'urgence n'a pas été démontrée faute de production du titre de séjour en cours de validité. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante libanaise, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car l'administration était réputée avoir implicitement rejeté la demande de renouvellement de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, Mme B... ne pouvait se prévaloir d'un droit à une nouvelle attestation, et aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions ne s'appliquant qu'aux ressortissants de l'Union européenne. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière et de son comportement délictueux.
Avocat : DUHAMEL MORGAN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre l’arrêté d’expulsion du 23 juillet 2025. Le juge a constaté que la décision, notifiée le 29 juillet 2025, mentionnait les voies et délais de recours, et que la requête enregistrée le 1er décembre 2025 était tardive. Le transfert de résidence du requérant en Tunisie après la notification n’a pas permis de bénéficier de la prolongation de délai prévue à l’article R. 421-7 du code de justice administrative. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du même code.
Avocat : ANDUJAR
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 10 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que les violations alléguées de l'article 3 de la CEDH et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DUSEN
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 21 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du droit d'être entendu, en se fondant sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans qu'aucun texte spécifique ne soit mentionné comme ayant été méconnu.
Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 janvier 2026, a constaté le désistement d’office de M. B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté du préfet de l’Isère rejetant sa demande de titre de séjour. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n’a pas répondu dans le délai imparti. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de quatre ans. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, mais les a écartés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Aucun texte spécifique n'a été jugé violé, la décision étant conforme aux stipulations conventionnelles invoquées.
Avocat : DUFOUR