Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre l’arrêté d’expulsion du 23 juillet 2025. Le juge a constaté que la décision, notifiée le 29 juillet 2025, mentionnait les voies et délais de recours, et que la requête enregistrée le 1er décembre 2025 était tardive. Le transfert de résidence du requérant en Tunisie après la notification n’a pas permis de bénéficier de la prolongation de délai prévue à l’article R. 421-7 du code de justice administrative. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du même code.
Texte intégral
Le président de la 3ème chambre,Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Andujar, demande au tribunal :
- d’annuler l’arrêté du 23 juillet 2025 par lequel la préfète de l’Ain a prononcé son expulsion du territoire français ;
- de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». Aux termes de l’article R. 421-7 du même code : « Lorsque la demande est portée devant un tribunal administratif qui a son siège en France métropolitaine (…), le délai de recours prévu à l’article R. 421-1 (…) est augmenté de deux mois pour les personnes qui demeurent à l'étranger ».
2. Il résulte des termes même de la requête que, faisant mention des voies et délais de recours, la décision critiquée du 23 juillet 2025 a été notifiée au requérant le 29 juillet 2025. Cette notification a fait courir le délai de recours de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative cité ci-dessus et la circonstance que, postérieurement à cette notification, M. A... a transféré sa résidence en Tunisie n’est pas de nature à le faire bénéficier de la prolongation du délai résultant des dispositions de l'article R. 421-7 du code de justice administrative. Dans ces conditions, la requête de M. A... enregistrée le 1er décembre 2025 a été présentée tardivement et doit être rejetée comme irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de l’Ain.
Fait à Lyon, le 28 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au préfet de l’Ain en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier.