10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 317
Avec résumé IA
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY
Avocat : DUBREUIL
Refus d'autorisation de travail par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise constate que le requérant a obtenu une décision favorable et une carte de séjour "salarié" postérieurement au recours. Il donne acte du désistement des conclusions principales, mais rejette la demande de frais de justice. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., un réfugié demandant le renouvellement de sa carte de résident et une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu du délai écoulé depuis l'expiration du titre et de la temporalité des démarches de l'intéressé. Il a également indiqué que les difficultés liées aux clôtures de ses demandes ou à l'impossibilité d'accéder au téléservice pourraient être contestées par d'autres voies de droit, comme un recours pour excès de pouvoir ou une requête sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 octobre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant indien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A... par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui sollicitait un titre "Passeport Talent – Carte Bleue européenne", ne pouvait se prévaloir de la présomption d'urgence applicable au renouvellement d'un titre de séjour, sa demande portant sur un fondement différent de son précédent titre "salarié". En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement d’instance de Mme A..., qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Six-Fours-les-Plages à l’OPH Var Habitat pour un ensemble de 35 logements, ainsi que le permis modificatif subséquent. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête en annulation, ce que le tribunal a accepté sans opposition. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et a rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice, laissant les dépens à la charge de chaque partie. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Avocat : MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du CHU de Poitiers de lui communiquer son dossier administratif individuel. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction) en cours d’instance, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le CHU de Poitiers à verser à Mme A... une somme de 900 euros au titre des frais de justice exposés.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 24 mai 2024 invalidant son permis de conduire et les retraits de points pour des infractions commises en avril 2022. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions du 7 avril 2022, le solde de points étant redevenu positif en cours d'instance. Sur le fond, concernant l'infraction du 4 avril 2022, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que le paiement de l'amende forfaitaire par M. A... établissait qu'il avait reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SELARL CABINET D'AVOCATS DUFOUR & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet de l'Orne du 26 mars 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une Française, de la naissance de leur enfant, de ses attaches familiales en France et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a également annulé l'obligation de quitter le territoire français et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour.
Avocat : MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise à la demande de la MAIF, assureur de M. F..., concernant les désordres affectant son immeuble à Toulouse suite à un glissement de terrain survenu le 11 juin 2023. La mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile car l'expertise préalable n'était pas contradictoire et n'avait pas abordé les mesures réparatoires. Les parties, dont le département de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole, ne s'y sont pas opposées. L'expert devra déterminer l'origine et l'ampleur des désordres, préciser les travaux nécessaires et en chiffrer le coût.
Avocat : NAJJARIAN-DUPEY AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de suspension de l'avis défavorable du ministre de l'intérieur concernant l'autorisation d'exploiter un poste de jeux de loterie et de paris sportifs. La condition d'urgence a été reconnue, car la décision préjudicie gravement à la situation économique du requérant, notamment en raison d'une condition suspensive dans le compromis de vente du fonds de commerce. Cependant, aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu, le requérant n'ayant pas démontré que les faits reprochés étaient infondés ou que la procédure était viciée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUSS
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet des Yvelines du 24 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur un examen individuel de sa situation, et qu'elle ne méconnaissait pas son droit à être entendu. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux en Algérie et de son comportement troublant l'ordre public. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L.612-2 et L.612-3.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension d’un refus implicite de titre de séjour. La requérante n’a pas apporté la preuve suffisante qu’elle avait déposé une demande de titre de séjour, ni qu’une décision implicite de rejet était née. En l’absence de production de la décision attaquée, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, qui contestait l’arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 ordonnant son expulsion. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie et que la demande était manifestement mal fondée, au vu des dispositions des articles L. 631-1, L. 252-1 et L. 252-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a notamment relevé que M. A... ne justifiait pas d’un séjour régulier de dix ans en France, condition nécessaire pour bénéficier de la protection renforcée contre l’expulsion. En conséquence, l’ordonnance a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 22 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant malien. La décision préfectorale était fondée sur des erreurs de fait, notamment l'annulation antérieure de l'obligation de quitter le territoire français visant l'épouse du requérant et l'adoption simple de ce dernier par sa mère, titulaire d'une carte de résident. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 100 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : BIJU-DUVAL
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... épouse C... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable, l'autorisant à séjourner et travailler. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.