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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

201 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

201

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 117

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : DUGOUJONEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2201487

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. B... et de la SARL CAP-MAY demandant l'annulation des avenants n°6 et n°7 au contrat de délégation du service public d'eau potable entre le SIEAM et la SMAE. Les requérants contestaient notamment la modification substantielle de l'objet du contrat par l'avenant n°6 (confiant la conception et réalisation de travaux à la SMAE) et la prolongation de la durée de la délégation de 27% par l'avenant n°7. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir et que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, en application des dispositions du code de la commande publique.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501102

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une expertise médicale et une provision de 10 000 euros après une chute survenue le 27 septembre 2023. La requérante soutenait que l'accident engageait la responsabilité de la commune de Saint-André. Le juge a constaté que la chute s'était produite sur une surface carrelée appartenant à des commerçants voisins, dissociable de la voie publique, et a jugé que la responsabilité de la commune ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, les demandes d'expertise et de provision ont été rejetées, les frais d'instance n'étant pas mis à la charge des parties.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

17 novembre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500870

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par la société Industrie Bois à l’encontre de la commune de M’Tsangamouji. La société réclamait le paiement du solde des décomptes généraux définitifs tacites pour les lots « charpente bois et acier » et « couverture », estimant que sa créance n’était pas contestable. Le juge a estimé que l’existence de l’obligation était sérieusement contestable en raison de divergences persistantes entre les parties sur les montants dus, notamment l’absence de levée des réserves pour le lot 4 et le rejet par la société des décomptes établis par le maître d’œuvre. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

14 novembre 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400961

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B..., agent contractuel du ministère de l’Agriculture, qui sollicitait une provision pour ses congés payés et jours de RTT non pris, ainsi que pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence. Le tribunal a constaté que l’administration avait, après l’introduction de la requête, versé une indemnité pour les congés payés non pris, rendant sans objet cette partie de la demande. Pour le surplus, le juge a estimé que les obligations invoquées (indemnisation des jours de RTT, préjudice moral et troubles dans les conditions d’existence) étaient sérieusement contestables, et a donc rejeté les conclusions provisionnelles.

Avocat : DUGOUJON

7 novembre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501819

Le Tribunal Administratif de La Réunion a suspendu l'exécution de l'arrêté du 7 octobre 2025 par lequel le président du conseil départemental avait infligé à M. C..., agent public, une exclusion temporaire de fonctions de trois mois sans traitement. La condition d'urgence a été reconnue, car la privation totale de rémunération pendant plus d'un mois constitue une atteinte grave et immédiate à la situation de l'agent. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

7 novembre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302639

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la SARL Banga Bé d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2023 ordonnant la fermeture temporaire de son établissement pour six mois, en raison de troubles graves à l’ordre public liés à des actes délictueux. Le tribunal a rejeté la requête. Il a d’abord écarté le moyen d’incompétence du signataire, la sous-préfète disposant d’une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration n’avait pas à être respectée en raison de l’urgence, compte tenu de la gravité des faits de prostitution invoqués. Enfin, le tribunal a considéré que la société requérante n’apportait pas d’éléments suffisants pour contester la matérialité des faits, auxquels le préfet, qui n’a pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

22 octobre 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300504

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les demandes de Mme A... concernant le versement rétroactif de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS) et de la prime de fonctions et de résultats (PFR). Le tribunal a rejeté la requête n° 2300504 comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également rejeté les conclusions indemnitaires pour défaut de liaison du contentieux. Concernant la requête n° 2400948, le tribunal a annulé l'arrêté du 16 avril 2024 attribuant un rappel d'IFTS, au motif que cette indemnité n'était plus en vigueur depuis 2015, et a rejeté les conclusions indemnitaires pour irrecevabilité. Les demandes de Mme A... ont donc été intégralement rejetées.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

2 octobre 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101302

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l'indivision D... d'une demande de condamnation de la commune de L'Étang-Salé à les indemniser pour des préjudices résultant de travaux publics (construction d'un pont, occupation temporaire, dépôts de déchets) réalisés entre 2010 et 2013 sur leur parcelle. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d'ouvrage et sa carence dans l'exercice de ses pouvoirs de police. La commune a soulevé plusieurs fins de non-recevoir, notamment l'incompétence de la juridiction administrative, le défaut de qualité de propriétaire des requérants (du fait d'une expropriation), l'absence de réclamation préalable liant le contentieux, la tardiveté de la requête et la prescription quadriennale des créances. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale, estimant que les requérants avaient une connaissance exacte de leurs préjudices au plus tard en 2013, et a rejeté l'ensemble de leurs demandes comme irrecevables, sans examiner le fond.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300993

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du maire de Saint-Paul du 9 février 2023 refusant un permis de construire pour une extension et un logement de fonction sur un bâtiment agricole. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, car la demande ne portait que sur une partie des travaux réalisés sans autorisation, nécessitant une régularisation globale. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de demande de régularisation préalable et celui relatif à une erreur manifeste d'appréciation du classement en zone agricole par le plan local d'urbanisme.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501223

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 6 décembre 2024 prononçant la mise à la retraite d'office de M. C, major de police, pour sanction disciplinaire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation du principe "non bis in idem" et du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue, l'absence de moyen sérieux a conduit au rejet de la requête.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

19 août 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301379

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. B A, agent de police municipale stagiaire, contestant un arrêté d'exclusion temporaire de trois jours (15 décembre 2021) et un arrêté de refus de titularisation (2 août 2022) pris par le maire de Koungou. Sur la sanction disciplinaire, le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la commune, faute de preuve de la notification de la décision, et a annulé l'arrêté en raison d'un vice de procédure, l'administration n'ayant pas respecté le contradictoire prévu par le décret du 18 septembre 1989. En conséquence de cette annulation, le tribunal a également annulé l'arrêté de refus de titularisation, qui se fondait notamment sur cette sanction irrégulière.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

5 août 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500794

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, gérant de la société SERCOP, d'évacuer une parcelle du domaine public maritime située à M'Tsamboro et de remettre les lieux en état. La décision retient que l'occupation sans titre et les travaux réalisés portent une atteinte grave à l'environnement, justifiant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse. Une astreinte de 100 euros par jour de retard est fixée, et le Conservatoire du littoral est autorisé à requérir la force publique pour procéder à l'expulsion et aux travaux de remise en état. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'environnement.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

31 juillet 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501302

Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi par la SARL SERCORP sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin aux mesures provisoires ordonnées le 2 juillet 2025. La société invoquait un élément nouveau tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des litiges relatifs au domaine public routier. Le juge a fait droit à cette demande, considérant que les lieux occupés constituent une dépendance indissociable de la voirie routière nationale. En application des articles L. 116-1 du code de la voirie routière et L. 2132-2 du code général de la propriété des personnes publiques, il a jugé que seul le juge judiciaire est compétent pour réprimer les infractions à la police de conservation de ce domaine.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

31 juillet 2025
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201447

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société La Mare Espaces Verts, candidate évincée du lot n°2 d’un marché public de la commune de Saint-André, pour contester la régularité de l’attribution du marché à la société Espaces Verts Environnement. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de l’offre retenue et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’offre de l’attributaire était conforme au règlement de consultation et que la commune n’avait commis aucune erreur de nature à justifier l’annulation ou la résiliation du contrat. Cette décision s’appuie sur les principes généraux de la commande publique et le code de la commande publique.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201292

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Préfa Bloc Agrégats, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-André du 1er avril 2022 lui refusant un permis de construire à titre précaire pour une station de concassage. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article L. 433-1 du code de l'urbanisme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la substitution de motifs demandée par la commune.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

30 juin 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201357

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation du refus du maire du Port de lui accorder une autorisation d'occuper la parcelle BM 44. Le tribunal a écarté les moyens de forme (absence de mention des voies de recours, notification par lettre simple) et le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus était légal, car l'occupation de la parcelle par M. C, déjà ordonnée par une ordonnance d'expulsion du 28 février 2014, était incompatible avec l'affectation du domaine public, en application des articles L. 2121-1, L. 2122-1, L. 2122-2 et L. 2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

30 juin 2025• 3ème chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX03174

Avocat : DUGOUJON ET ASSOCIES

27 juin 2025• 3ème chambre (formation à 3)
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400368

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de Mme A, technicienne territoriale, contestant le refus implicite du maire du Tampon de lui accorder le maintien de son régime indemnitaire antérieur via une clause de sauvegarde prévue par une délibération du 30 septembre 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant recevable la contestation de la décision implicite de rejet. Sur le fond, il a estimé que la requérante ne démontrait pas que le montant de ses primes, fixé par des arrêtés individuels devenus définitifs, était inférieur au montant antérieur, et a donc rejeté sa demande d'annulation. La solution s'appuie sur les articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 88 de la loi du 26 janvier 1984 relatifs à la rémunération des fonctionnaires.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

19 juin 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400338

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les requêtes de Mme B, agent communal, contestant le refus de la commune du Tampon de lui verser rétroactivement l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) et l'indemnité d'exercice de missions de préfecture (IEMP) pour la période 2019-2021. La commune avait pris des arrêtés le 4 mars 2024 attribuant ces indemnités avec des coefficients inférieurs à ceux demandés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que la décision implicite de rejet initiale était caduque et que les arrêtés attaqués étaient légaux, fondés sur les décrets n° 97-1223 du 26 décembre 1997 et n° 2002-61 du 14 janvier 2002, sans erreur manifeste d'appréciation ni violation du principe d'égalité.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

19 juin 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301472

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le maire du Tampon s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS TELCO OI pour le rehaussement d'un pylône de radiotéléphonie. La juridiction a retenu que la décision avait été signée par une adjointe au maire sans que la commune ne justifie d'une délégation de compétence régulière pour ce type d'acte, en méconnaissance des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a également écarté la fin de non-recevoir tirée du caractère confirmatif de l'acte, en raison d'un changement de circonstances de fait lié à l'enrichissement du dossier de déclaration préalable.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

16 juin 2025• 3ème chambre