LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2500794

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2500794

jeudi 31 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2500794
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDUGOUJON & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, gérant de la société SERCOP, d'évacuer une parcelle du domaine public maritime située à M'Tsamboro et de remettre les lieux en état. La décision retient que l'occupation sans titre et les travaux réalisés portent une atteinte grave à l'environnement, justifiant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse. Une astreinte de 100 euros par jour de retard est fixée, et le Conservatoire du littoral est autorisé à requérir la force publique pour procéder à l'expulsion et aux travaux de remise en état. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'environnement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrée le 19 mai 2025, le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres, établissement public administratif, représenté par son directeur, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner à M. C A, gérant de la société à responsabilité limitée (SARL) Service Corporation (SERCOP), de cesser immédiatement toute occupation illégale de la parcelle cadastrée AN1 située sur le territoire de la commune de M'Tsamboro en supprimant les aménagements et construction illégales et en la remettant en état naturel, en quittant les lieux, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance de référé ;

2°) de l'autoriser à y procéder d'office aux frais du contrevenant, en cas d'inexécution par l'entreprise SERCOP, avec le concours de la force publique, en cas de besoin ;

3°) de mettre à la charge de l'entreprise SERCOP une somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'entreprise SERCOP dont le gérant est M. C A est occupante sans titre de la parcelle litigieuse sur laquelle elle a effectué divers travaux, a construit une piste d'accès de la route nationale n (RN) n°1 et y entrepose des engins de chantier ;

- l'entreprise s'est abstenue de toute action, en dépit de la mise en demeure de quitter les lieux qui lui a été adressée le 24 avril 2023 ;

- la poursuite de l'occupation illicite et privative de la parcelle du domaine public par cette entreprise et les travaux importants qu'elle y réalise portent gravement atteinte à l'environnement dans une zone naturelle située dans la zone des cinquante pas géométriques.

La requête a été communiquée à M. A qui n'a pas produit de mémoire en défense

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience, qui a eu lieu le 27 mai 2025 à 9 heures 30, dans les conditions prévues aux articles L. 781-1 et R. 781-1 et suivants du code de justice administrative, le juge des référés siégeant au tribunal administratif de La Réunion, assisté de M. Clément, greffier d'audience, présent au tribunal administratif de Mayotte.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bauzerand, juge des référés ;

- et les observations de M. B. représentant le directeur du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens

M. A n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande d'expulsion d'un occupant du domaine public, il lui appartient de rechercher si, au jour où il statue, cette demande se heurte ou non à une contestation sérieuse.

3. La requête présentée par le Conservatoire du Littoral sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative tend à ce que soit prononcée l'expulsion du domaine public de M. C A, gérant de la société SERCOP qui s'est installé sans autorisation sur la parcelle de la commune de M'Tsamboro cadastrée AN1, faisant partie du site des Pointes et îlots du Nord, et qui y a effectué divers travaux de terrassement, pour y stationner apparemment des engins de chantier. Les pièces versées au dossier attestent de l'appartenance du terrain susmentionné au domaine public maritime, de l'effectivité de l'occupation et des travaux dénoncés par l'établissement public gestionnaire du site, ainsi que de la gravité des atteintes à l'environnement imputables à M. A, lequel n'est manifestement pas disposé, à ce jour, à déférer aux mises en demeure qui lui ont été adressées en vue de son départ et de la remise en état des lieux. Dès lors, la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et satisfait aux conditions d'utilité et d'urgence.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner à M. A de quitter le terrain désigné ci-dessus et de remettre en état les lieux, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

5. Il convient en outre d'autoriser le Conservatoire du Littoral, si cela s'avère nécessaire à l'issue du délai de quinze jours, à requérir le concours de la force publique pour procéder à une expulsion effective et accomplir d'office, aux frais de M. A, les travaux de remise en état des lieux.

6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Il est ordonné à M. A de quitter le terrain cadastré AN1 situé sur le site des Pointes et des îlots du nord à M'Tsamboro et de remettre en état les lieux, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Article 2 : A l'issue du délai de quinze jours, le Conservatoire du Littoral est autorisé, le cas échéant, à requérir le concours de la force publique pour exécuter la mesure d'expulsion et à effectuer d'office les travaux de remise en état aux frais de M. A

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Conservatoire du Littoral et à M. C A.

Copie en sera adressée au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 31 juillet 2025.

Le juge des référés,

Ch. BAUZERAND

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2500794

1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions