1 135 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 135
Décisions totales
383 581
Ordonnances
274 915
Avec résumé IA
Avocat : DE BAECKE AVOCATS
Avocat : VOLTA AVOCATS;DE BAECKE AVOCATS;CATRY
Avocat : CATRY;VOLTA AVOCATS;DE BAECKE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département du Nord de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que les pathologies invoquées par le requérant (diabète et antécédent d'infarctus) n'établissaient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, condition requise par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. La décision a été rendue sur le fondement de cet article et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui précise les critères d'appréciation de la mobilité réduite.
Avocat : CABINET DUCHATEAU-SCHOEMAECKER-ANDRIEUX
Refus implicite de titre de séjour. Tribunal administratif de Lyon. Désistement d'office de la requête en annulation pour défaut de confirmation après rejet du référé suspension (art. R. 612-5-2 du code de justice administrative).
Avocat : DE DECKER
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un avis défavorable du ministre de l’intérieur du 24 mai 2023 concernant l’exploitation d’un poste de jeux de loteries et paris sportifs. En cours d’instance, le ministre a abrogé cet avis et émis un avis favorable le 17 octobre 2023, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par jugement du 9 mai 2025, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
Avocat : STECK
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé-suspension par la société CTPLT et M. C pour contester l'arrêté du préfet du Haut-Rhin suspendant l'agrément de M. C pour une période du 21 avril au 7 mai 2025. Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour les requérants de justifier de conséquences financières suffisamment graves et immédiates. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANDBECK
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé-provision par la société GCM Démolition pour obtenir le paiement d'un solde de marché public de travaux. La société soutenait que son projet de décompte final était devenu le décompte général et définitif tacitement, faute de réponse du maître d'ouvrage, M2A Habitat, dans le délai de dix jours prévu par le CCAG Travaux. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que l'obligation de paiement n'était pas suffisamment certaine. Il a considéré que le document transmis par la société le 8 novembre 2023 constituait un décompte général et définitif, et non un simple projet, et que le solde de ce décompte avait été réglé sans réclamation préalable de la société. La demande de provision a donc été rejetée comme non fondée.
Avocat : SELARL SCHRECKENBERG & PARNIÈRE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SCI HU-MA, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des suppléments de contribution sur les revenus locatifs pour les années 2014 et 2015. La société n'a pas apporté la preuve de l'exagération des impositions, la charge de la preuve lui incombant en raison de l'irrégularité de sa comptabilité et de l'avis favorable de la commission départementale. Le tribunal a notamment jugé que le moyen tiré du "droit à l'oubli" pour l'amortissement des terrains était inopérant, et que les autres moyens (factures de travaux, provisions, rehaussements de chiffre d'affaires, contribution sur les revenus locatifs, amende) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles 38 du code général des impôts et L. 192 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET MAISON ECK (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel l'Agence Régionale de Santé (ARS) avait retiré définitivement l'agrément de la société So Ambulances. La société invoquait l'urgence et plusieurs moyens de fond, notamment l'absence de proportionnalité de la sanction, l'inexactitude des faits reprochés et un vice de procédure. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative, rejetant ainsi la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : WECKERLIN
Avocat : SNOECKX
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 mars 2024 refusant son admission au séjour en qualité de salarié, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le CESEDA et la Convention européenne.
Avocat : MAISON ECK SCP AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme D contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et de primes exceptionnelles, ainsi qu'une amende administrative. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités, notamment concernant les conclusions dirigées contre la décision initiale d'indu de RSA (substituée par la décision du 19 février 2024) et contre les décisions relatives à la prime d'activité, aux primes exceptionnelles et à l'amende administrative, présentées hors délai. Sur le fond, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision du 19 février 2024 a été jugé irrecevable car relevant d'une cause juridique distincte soulevée tardivement. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal s'appuyant sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : BIFECK
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B, qui contestait la décision "48SI" du ministre de l'intérieur du 16 mai 2023 retirant six points de son permis de conduire et constatant sa perte de validité pour solde nul. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points antérieurs n'affecte pas la légalité de ces retraits, mais seulement leur opposabilité. Concernant l'infraction du 16 juillet 2022, le paiement de l'amende forfaitaire majorée par M. B a démontré qu'il avait reçu l'avis d'amende comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une formalité substantielle. En l'absence de preuve contraire apportée par le requérant pour les autres infractions, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision "48SI" du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 27 juin 2020 et 5 mars 2021, ainsi que sur la décision "48SI", ces dernières ayant été retirées par l’administration. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B, estimant que le défaut de notification des retraits de points n’affecte pas leur légalité et que l’administration a apporté la preuve de l’information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire du 24 février 2025 suspendant son permis de conduire pour douze mois. En défense, le préfet a produit une décision du 17 mars 2025 retirant l’arrêté attaqué, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B, l’État n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en annulation de l’avis de rétention de son permis de conduire, pris le 21 février 2025 pour excès de vitesse. Le juge a constaté que cette mesure, fondée sur l’article L. 224-1 du code de la route, constitue une opération de police judiciaire relevant de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire. En application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré à l'intéressé un titre de séjour pluriannuel "salarié" valable jusqu'en 2029, ainsi qu'une attestation de décision favorable. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre la décision "48SI" du 13 mars 2025 du ministre de l'intérieur, qui retirait des points de son permis de conduire et constatait son invalidation. En cours d'instance, le ministre a retiré cette décision et celle relative à une infraction de 2021, rendant le permis à nouveau valide. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie et a rejeté les conclusions à fin de suspension. Il a toutefois enjoint à l'administration de restituer le permis de conduire à M. B s'il était détenu, sans faire droit à sa demande de frais de justice.