1 477 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 477
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 017
Avec résumé IA
Avocat : CABINET HAGEGE
Avocat : HAGEGE
Avocat : REGENT
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, rejetant la demande de visa de long séjour de Mme B A au titre de la réunification familiale avec sa mère, bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a indiqué avoir donné instruction de délivrer le visa sollicité, ce qui a été effectué. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l'État à verser 1 200 euros à l'avocat des requérantes au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, agent contractuel de l'Hôpital intercommunal du Val d'Argent, qui contestait son placement en congé sans traitement à compter du 1er juin 2024. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré de la méconnaissance des articles L. 1226-2 et suivants du code du travail relatifs à l'obligation de reclassement, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En effet, la situation de Mme B, en tant qu'agent contractuel de la fonction publique hospitalière, est régie par le seul décret n° 91-155 du 6 février 1991, et non par le code du travail. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Avocat : RIEGEL
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 12 avril 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour de l'enfant D A, fille alléguée d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'autorisation de la mère et sur le fait que le réunifiant n'avait pas inclus l'enfant dans une précédente demande de réunification, sans tenir compte des éléments de possession d'état produits. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment justifié de l'atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et familiale, et au regard des exigences de la sécurité routière. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité externe (défaut de signature) ou interne (défaut d'information préalable), n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
Avocat : CABINET EGERIA-SAINT-CRICQ & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, de nationalité ivoirienne, contestant la décision du préfet du Nord du 23 février 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le préfet soutenait que le refus d'enregistrer la demande, en raison d'un dossier incomplet (absence d'autorisation de travail pour un titre "salarié"), ne constituait pas une décision faisant grief. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le dossier était effectivement incomplet, rendant impossible l'instruction. Par conséquent, la décision attaquée n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir, et la requête a été rejetée.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale opposée à Mme A et à sa fille D B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de manière suffisamment probante un risque imminent et grave d'excision pour l'enfant, ni que le décès de sa sœur aînée était lié à cette pratique. Par ailleurs, aucun doute sérieux n'a été retenu quant à la légalité de la décision, les documents d'état civil produits étant jugés insuffisants pour établir l'identité et le lien familial. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Doubs du 19 juillet 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. La requérante soutenait notamment que cette mesure méconnaissait la durée maximale d'assignation prévue à l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison d'un renouvellement abusif. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était infondé et a estimé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable, un laissez-passer consulaire valide ayant été délivré. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-3 du CESEDA.
Avocat : COLIN-ELPHEGE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D A et Mme F E qui demandaient d'enjoindre à l'OFII de transmettre un accord de regroupement familial au consulat français à N'Djamena. Le juge a estimé que cette demande, ne visant pas les autorités consulaires, ne relevait pas de la compétence du tribunal de Nantes, contrairement aux litiges sur les visas d'entrée. En application des articles L. 521-3, R. 312-18 et L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence.
Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CALIFANO BAREGE
Avocat : BREGERAS
Avocat : CABINET FREGET GLASER & ASSOCIES
Avocat : SELARL LEVI-EGEA-LEVI