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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

191 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

191

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 006

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : EGOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519142

Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 24 octobre 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait assigné à résidence M. D..., ressortissant tunisien, pour une durée de 45 jours. La solution retenue est fondée sur un défaut de base légale : le préfet n'a pas apporté la preuve de l'existence de la décision d'obligation de quitter le territoire français du 11 décembre 2022, condition nécessaire à l'assignation à résidence en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OUEGOUM

20 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501935

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... B... visant à suspendre son expulsion vers les Comores. Le juge a reconnu l’urgence, mais a estimé que l’atteinte à la vie privée et familiale n’était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de démontrer contribuer à l’entretien de son enfant français. La solution retenue s’appuie sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

DEJOIE SEGOLENE

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
17 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518988

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 23 octobre 2025 par laquelle l'OFII refusait à Mme B..., ressortissante marocaine, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait méconnu les articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une évaluation préalable de la vulnérabilité de la requérante, notamment au regard de sa situation de femme enceinte. Cette omission constitue une erreur de droit, justifiant l'annulation de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B.

Avocat : OUEGOUM

14 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302253

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques refusant sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 novembre 2025.

Avocat : ORTEGO SAMPEDRO

10 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422593

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Sur le fond, il a estimé que le CNAPS avait fait une exacte application des dispositions du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. En effet, les faits de violence habituelle sur mineur commis par le requérant, bien qu'anciens et n'ayant pas donné lieu à une inscription au bulletin n°2 du casier judiciaire, révélaient un comportement incompatible avec l'exercice d'une activité de sécurité privée, dont la mission essentielle est la protection des personnes.

Avocat : CABINET NEGOTIUM AVOCATS (AARPI)

7 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300061

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de la commune de Nogent-sur-Marne contestant un titre de perception de 947 448,42 euros émis par l’État pour financer des travaux de protection incendie d’un tunnel. La commune invoquait notamment l’application d’une clause de caducité prévue à l’article 5.2.2 de la convention de financement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance de l’État était certaine, liquide et exigible, et que les stipulations contractuelles invoquées ne pouvaient faire obstacle au recouvrement. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit administratif des contrats et sur le code général des collectivités territoriales.

Avocat : PIGOT SEGOND ASSOCIES

6 novembre 2025• 2ème chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400019

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de renouvellement de son contrat de travail à durée déterminée. Le tribunal a rappelé qu’un agent public recruté en contrat à durée déterminée ne bénéficie d’aucun droit au renouvellement de son contrat. Il a également jugé que la promesse alléguée d’un contrat à durée indéterminée n’était pas établie par des éléments probants. La décision a été prise en application des principes généraux du droit de la fonction publique.

Avocat : SYNEGORE

6 novembre 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303807

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Yvelines du 23 mars 2023. Ce dernier lui ordonnait de se dessaisir de ses armes, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, l'inscrivait au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et retirait la validation de son permis de chasse. Le tribunal estime que l'arrêté est fondé sur une condamnation pénale de M. B... pour violences aggravées, inscrite au bulletin n°2 de son casier judiciaire, ce qui justifie légalement les mesures prises sur le fondement des articles L. 312-3, L. 312-11 et L. 312-16 du code de sécurité intérieure, ainsi que de l'article L. 423-15 du code de l'environnement.

Avocat : SCP LEGOND & ASSOCIÉS

14 octobre 2025• 9ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501437

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de La Réunion du 19 février 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'impossibilité pour la requérante de travailler et de subvenir aux besoins de son enfant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, relatif à la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale", était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en prenant en compte l'ancienneté du séjour de l'intéressée à Mayotte et ses attaches familiales intenses en France.

Avocat : DEJOIE SEGOLENE

7 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507164

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue le 2 octobre 2025, concerne une requête en référé (article L. 521-3 du code de justice administrative) déposée par Mme B... pour obtenir une injonction de convocation et la délivrance d’un récépissé autorisant le travail dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour « talent-salarié qualifié ». La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction après avoir pu déposer sa demande sur la plateforme de l’ANEF. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : SEGONDS

2 octobre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300252

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme Isabelle Dessort, secrétaire administrative au ministère des armées, qui contestait le refus du ministre de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 22 septembre 2021. La juridiction a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision attaquée avait été prise par une autorité compétente et qu'elle était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a considéré que la requérante n'apportait pas la preuve que l'entretien professionnel en cause constituait un événement soudain et imprévisible caractérisant un accident de service, conformément à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.

Avocat : JEGOU

2 octobre 2025• 6ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511315

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A... B..., apatride, contestant le refus de l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision mentionnait les motifs de droit et de fait applicables. Il a également écarté l'erreur d'appréciation, constatant que M. B... avait présenté sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours sans invoquer de motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.

Avocat : GAILLARD-GUENEGO

1 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402451

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... contestant un arrêté préfectoral du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La notification de l'arrêté, retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", a été réputée régulièrement effectuée le 5 août 2024. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ensemble des conclusions de Mme B... a été rejeté.

Avocat : ORTEGO SAMPEDRO

30 septembre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502696

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Vienne de délivrer à M. A..., ressortissant malien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La solution retenue se fonde sur l'urgence résultant de l'expiration du précédent récépissé et de la suspension de son contrat de travail, ainsi que sur le droit à la délivrance d'un récépissé en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après la suspension du refus de renouvellement de son titre.

Avocat : BLEYNIE-PEGOURIE

23 septembre 2025
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502902

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur une demande de suspension de l'assignation à résidence de M. A, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'a pas démontré de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire, ayant déclaré résider à La Rochelle lors de son audition et n'ayant pas informé le préfet de son changement d'adresse en Vendée. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BLEYNIE-PEGOURIE

19 septembre 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504359

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 ordonnant son expulsion du territoire français et son assignation à résidence. Par un mémoire du 3 juin 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1re chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 septembre 2025.

Avocat : LEGOUX

15 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510065

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait la décision du 7 juillet 2025 du président du conseil départemental des Yvelines mettant fin à sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance en tant que jeune majeur. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : SCP PIGOT SEGOND ASSOCIES

15 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503125

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Châteauneuf-du-Rhône du 20 décembre 2024 qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Free mobile pour l'installation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, notamment au regard de l'état de couverture du réseau. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : SELARL CABINET GREGORY DELHOMME

28 août 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509389

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE), qui demandait son hébergement et la prise en charge de ses besoins fondamentaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B n'ayant pas justifié de démarches suffisantes pour trouver un hébergement depuis la fin de sa prise en charge le 25 juin 2025, et disposant de ressources via son contrat d'apprentissage. Il a également considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, le jugement de placement n'étant pas définitif en raison de l'appel interjeté par le département. La requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais d'instance.

Avocat : SCP PIGOT SEGOND ASSOCIES

14 août 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508006

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le président du département des Yvelines a refusé la prise en charge administrative de M. B, un ressortissant malien, en qualité de jeune majeur. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. M. B a toutefois été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SCP PIGOT SEGOND ASSOCIES

11 août 2025