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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2507164

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2507164

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2507164
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSEGONDS

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue le 2 octobre 2025, concerne une requête en référé (article L. 521-3 du code de justice administrative) déposée par Mme B... pour obtenir une injonction de convocation et la délivrance d’un récépissé autorisant le travail dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour « talent-salarié qualifié ». La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction après avoir pu déposer sa demande sur la plateforme de l’ANEF. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant le surplus des conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée les 28 avril 2025, Mme A... B..., représentée par Me Segonds, demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer à un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention « talent-salarié qualifié » et de lui délivrer, à cette occasion, un récépissé de demande l’autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête et soutient que celle-ci est devenue sans objet dès lors que la requérante a pu déposer sa demande de renouvellement de titre sur la plateforme de l’ANEF le 24 mai 2025.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 2 juin 2025, Mme B... se désiste de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint, sous astreinte, au préfet de la convoquer à un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention « talent-salarié qualifié » et maintient ses conclusions tendant, d’une part, à ce qu’il soit enjoint, sous astreinte, au préfet de lui délivrer un récépissé de demande l’autorisant à travailler et, d’autre part, au remboursement des frais liés à l’instance.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 23 septembre 2025, Mme B... se désiste de ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte et maintient ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, le désistement susvisé des conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par Mme B... étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

2. D’autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Mme B... de la somme de 800 euros en remboursement des frais qu’elle a exposés à l’occasion de la présente instance et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction sous astreinte présentées par Mme B....

Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par Mme B... est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 2 octobre 2025.

Le juge des référés,

E. Toutain

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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