146 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
146
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 367
Avec résumé IA
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du 27 juin 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence du signataire, insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés, et que les autres moyens (violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus du préfet de l'Eure d'abroger une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, les moyens soulevés étant jugés manifestement infondés, inopérants ou insuffisamment étayés. Le tribunal a notamment relevé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé au vu d'une délégation de signature régulière, que la décision de refus était suffisamment motivée, et que la requérante n'apportait aucun élément nouveau justifiant l'abrogation de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal juge que ce classement, motivé par l’incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Il applique l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui autorise un délai de quinze jours pour produire des pièces complémentaires. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal se déclare territorialement incompétent au profit du Tribunal Administratif de Rouen, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est le transfert du dossier, car le requérant résidait à Rouen à la date de la décision attaquée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue par le magistrat désigné Denis Lacassagne, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français. En application des articles R. 922-17 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal constate que le requérant a été assigné à résidence dans le département de la Seine-Maritime. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rouen, seul compétent territorialement pour connaître du litige.