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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504445

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504445

vendredi 29 août 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504445
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantELATRASSI-DIOME

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue par le magistrat désigné Denis Lacassagne, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français. En application des articles R. 922-17 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal constate que le requérant a été assigné à résidence dans le département de la Seine-Maritime. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rouen, seul compétent territorialement pour connaître du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 août 2025, M. C B, représenté par Me Elatrassi-Diome, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai, l'ensemble sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2025, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Par une décision du 1er septembre 2024, le président du tribunal administratif d'Orléans a donné délégation à M. Lacassagne, vice-président, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () / 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ". Aux termes de l'article R. 922-4 du même code : " () Lorsque, en cours d'instance, l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou placé en détention, le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation, de rétention ou de détention. Le dossier est transmis à ce tribunal s'il diffère de celui devant lequel la requête a été présentée ". D'autre part, aux termes de l'article R. 221-3 du code de justice administrative : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Rouen : Eure, Seine-Maritime () "

2. Si, à la date d'introduction de sa requête, M. B était retenu au centre de rétention administrative d'Olivet (Loiret), le juge du tribunal judiciaire d'Orléans, par une ordonnance du 26 août 2025, a refusé la prolongation de cette rétention et le préfet de la Seine-Maritime, par un arrêté du 25 août 2025, a prononcé son assignation à résidence dans le département de la Seine-Maritime pour une durée d'un an. Il y a lieu, dès lors, de transmettre la requête de M. B au tribunal administratif de Rouen, dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation à résidence du requérant.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif de Rouen.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Rouen, à M. A B et au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Orléans, le 29 août 2025.

Le magistrat désigné,

Denis LACASSAGNE

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