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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 410 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 410

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 195

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ELLEEffacer tout
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208738

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. Sylvain Cocq, conseiller municipal d'opposition, qui demandait l'annulation de dix-sept délibérations du conseil municipal d'Annequin adoptées le 16 septembre 2022. Le requérant soutenait que ces délibérations méconnaissaient son droit d'expression et avaient été adoptées grâce à un usage illégal du pouvoir de police de l'assemblée par le maire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 2121-8, L. 2121-16 et L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales, ainsi que du règlement intérieur de la commune. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.

Avocat : SCP CAPELLE-HABOURDIN

11 mars 2025• 2ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406776

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, victime d’une chute sur la voie publique de Rivesaltes le 26 mars 2019 due à une plaque métallique déchaussée. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a considéré cette mesure utile pour évaluer les préjudices corporels imputables à l’accident. En revanche, la demande de soumettre un pré-rapport aux parties a été rejetée, aucune disposition légale ou principe général n’imposant une telle obligation. L’expertise, confiée à une chirurgienne orthopédiste, devra notamment déterminer la consolidation, les incapacités et les divers préjudices subis.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DAMIANO ISABELLE

7 mars 2025
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402883

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 qui lui retirait son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était légale, la demande d'asile de M. B ayant été définitivement rejetée par la CNDA le 11 octobre 2024, conformément aux articles L. 542-2 et L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3, 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que le défaut de motivation de l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Avocat : CABINET SCELLES

7 mars 2025• 1ère chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404295

Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 7 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le refus ne méconnaît pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retient que, selon l'avis du collège de médecins de l'OFII, M. A peut bénéficier d'un traitement approprié en Guinée, et que les éléments fournis par le requérant ne suffisent pas à contredire cette évaluation.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

6 mars 2025• 1ère Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501495

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 1er mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire, ont été écartés, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.

Avocat : CAPDEVIELLE

6 mars 2025• Reconduite à la frontière
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL00317

Avocat : PELLEGRY OLIVIER

6 mars 2025• 4ème chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205156

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 28 juin 2022 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a classé sans suite la demande d’acquisition de la nationalité française de M. C, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car l’administration n’a pas démontré que M. C avait été régulièrement convoqué à l’entretien individuel prévu à l’article 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, le privant ainsi d’une garantie. Le préfet a tenté de substituer un nouveau motif, tiré de l’absence de réponse à une convocation pour l’enquête de l’article 36 du même décret, mais le tribunal a estimé que ce motif n’était pas établi. En conséquence, la décision attaquée a été annulée.

Avocat : BERTELLE

5 mars 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107768

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d'une demande d'indemnisation pour des dommages causés à ses haies par la société Enedis lors de travaux d'élagage et d'abattage réalisés en décembre 2018. La société Enedis a soulevé une exception d'incompétence de la juridiction administrative, invoquant l'article L. 323-7 du code de l'énergie. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le litige relève de sa compétence. La solution retenue engage la responsabilité sans faute d'Enedis en raison de l'élagage excessif, et le tribunal a condamné la société à verser une indemnité à Mme A.

Avocat : NATIVELLE

4 mars 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2109979

Le Tribunal Administratif de Nantes s'est prononcé sur la responsabilité de la société Enedis suite à des travaux d'élagage et d'abattage excessifs réalisés en décembre 2018 sur des haies appartenant à M. B, situées sous des lignes électriques. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par Enedis, estimant que le litige relevait de la compétence de la juridiction administrative. Il a jugé que la responsabilité sans faute d'Enedis était engagée en raison de l'élagage excessif, et a condamné la société à verser à M. B une indemnité de 30 840 euros en réparation de son préjudice matériel, ainsi que 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l'exploitant d'un réseau public d'électricité, conformément au code de l'énergie.

Avocat : NATIVELLE

4 mars 2025• 1ère Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403603

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Somme le 19 août 2024. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'obligation de quitter le territoire n'exigeait pas une motivation distincte. Sur le fond, il a estimé que la situation de Mme C ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

4 mars 2025• 4ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2105513

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme B, adjointe administrative territoriale, qui sollicitait la condamnation de la commune d'Albias à lui verser 31 776 euros en réparation de préjudices matériels et moraux. La requérante invoquait des fautes dans la gestion de sa carrière, un harcèlement moral, et un défaut de protection fonctionnelle. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment au regard du code général de la fonction publique et du code du travail, mais a estimé que les fautes alléguées n'étaient pas établies ou que les préjudices n'étaient pas justifiés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : LAPUELLE

4 mars 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406403

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour d'un an. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : MORIN CHRISTELLE

4 mars 2025• 7ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501572

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant la Tunisie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour en France et de ses attaches familiales conservées en Tunisie. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

3 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400465

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 8 novembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a refusé de délivrer un visa de long séjour "passeport talent" à Mme B, ressortissante russe. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les justificatifs produits n'étaient pas probants, alors que Mme B démontrait un investissement de 315 000 euros dans une société française et qu'aucun risque de détournement à des fins migratoires n'était établi. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au visa "passeport talent".

Avocat : AMSELLEM

3 mars 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204675

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressée concernant l'histoire de France et les institutions, ainsi que sur l'absence de ressources suffisantes et stables, en application des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SCP PAMPONNEAU - TERRIE - PERROUIN - BELLEN ROTGER

28 février 2025• 5ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-1803852

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en plein contentieux, est saisi par la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS) d’une demande d’indemnisation pour des infiltrations d’eau affectant ses ouvrages à la gare de Strasbourg. La requérante sollicite à titre principal un complément d’expertise et, à titre subsidiaire, la condamnation solidaire des sociétés Arep, Serue Ingénierie, Thales Développement et Coopération, et Colas Nord Est. Le tribunal examine la recevabilité de la requête, notamment au regard de la qualité de tiers de la CTS par rapport à l’opération de travaux publics, et rejette les fins de non-recevoir soulevées par la société Arep. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire est fondée sur les principes de la responsabilité des constructeurs et des tiers aux travaux publics, en application du code de justice administrative.

Avocat : SELARL WEDRYCHOWSKI-WEBER-KELLER

27 février 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500444

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par une personne détenue contestant une sanction disciplinaire de six jours de cellule et un déclassement. Le juge a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre la sanction de cellule, déjà entièrement exécutée avant l’introduction de la requête. S’agissant de la sanction de déclassement, le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.

Avocat : CHAPELLE

27 février 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2202976

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, agent de police municipale, qui contestait le refus du maire de Font-Romeu-Odeillo-Via de lui accorder la protection fonctionnelle suite à une altercation avec son supérieur hiérarchique. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le maire n'avait pas manqué à son devoir d'impartialité. Il a également estimé que les faits reprochés à l'agent, à l'origine de poursuites pénales, présentaient le caractère d'une faute personnelle détachable du service, excluant ainsi l'octroi de la protection fonctionnelle. La demande de l'agent a donc été rejetée, de même que ses conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARCELLESI

25 février 2025• 6ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501303

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 24 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-10.

Avocat : STOFFANELLER

21 février 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501043

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E, ressortissant chinois, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 1er février 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et les décisions suffisamment motivées. Il a également rejeté les griefs liés à la violation du droit d'être entendu, au droit d'asile, et à l'absence de risque de fuite, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, la demande d'annulation pour méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejetée, faute de preuves de risques personnels en cas de retour en Chine.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

21 février 2025• Reconduite à la frontière