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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

464 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

464

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 456

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : EMMANUELEffacer tout
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501925

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion sans délai de Mme B et de ses quatre enfants du centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile Coallia à Noyon. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-2, L. 552-15 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a considéré que le maintien de l’intéressée, qui ne bénéficie plus des conditions matérielles d’accueil et s’oppose à son transfert vers l’Allemagne, constitue un manquement grave au règlement intérieur du lieu d’hébergement. L’urgence a été caractérisée par l’atteinte au bon fonctionnement du service public d’accueil des demandeurs d’asile.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

12 juin 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400060

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B C, infirmier à l’établissement public de santé Alsace Nord (EPSAN), qui demandait la condamnation de son employeur à lui verser 8 869,50 euros pour perte de gains professionnels. M. C soutenait qu’une promesse de rémunération équivalente à celle de son précédent emploi dans le privé, faite lors de son embauche, n’avait pas été tenue. Le tribunal a jugé que le courriel produit, postérieur à la signature du contrat, ne constituait pas un engagement ferme, précis et inconditionnel, et que l’existence d’une promesse antérieure n’était pas établie. En l’absence de faute de l’administration, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

10 juin 2025• 3ème chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400687

Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision du 19 août 2024 par laquelle le directeur général adjoint de la collectivité territoriale de Martinique a refusé à la société Associés consultants et experts-comptables le bénéfice d'une aide à l'emploi. Le tribunal retient que le signataire de la décision ne disposait pas d'une délégation de signature régulière pour prendre un tel acte, en application de l'article L. 7224-13 du code général des collectivités territoriales. La solution est fondée sur le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : LEBAR EMMANUEL

5 juin 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403509

Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite (arrêté du 27 janvier 2025) de lui délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2300049

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a examiné le recours pour excès de pouvoir de la société FOOD CONCEPTS contre la décision du 25 août 2023 du président de la commission d'urbanisme lui ordonnant de cesser toute activité de restauration sur place dans son établissement "L'Isoletta". Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, estimant que la requête était recevable. Sur le fond, il a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était fondée sur une base légale erronée (article 132-7 du code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy) et qu'elle devait être substituée par les dispositions de l'article 59 de l'ancien code de l'urbanisme applicable à Saint-Barthélemy. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SELAS EMMANUEL JACQUES ALMOSNINO

4 juin 2025• 1ère Chambre
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2400029

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société O'Corner, qui contestait une amende administrative de 48 200 euros infligée par le directeur de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la Guadeloupe pour des manquements aux obligations d'information des consommateurs (allergènes, origine des viandes, affichage des prix). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas changé de position en prononçant l'amende après avoir adressé une lettre d'intention d'injonction, ces deux procédures étant distinctes et cumulables en vertu des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de la consommation. La décision a été prise en formation de 1ère chambre, dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.

Avocat : SELAS EMMANUEL JACQUES ALMOSNINO

4 juin 2025• 1ère Chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405258

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités du Grand Est annulant une session d’examen. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’a été tranchée.

Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

2 juin 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502054

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. A, ressortissant mauritanien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant soutenait notamment que l’entretien individuel prévu à l’article 5 de ce règlement n’avait pas été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet apportait la preuve de la qualification de l’agent ayant conduit l’entretien, et que les autres moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

28 mai 2025• Reconduite à la frontière
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01523

Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

27 mai 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514006

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour prise par le préfet de police à l'encontre de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré son emploi en CDI. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET SERRE ODIN EMMANUELLI

27 mai 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307238

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A, agent contractuel du centre hospitalier régional de Metz-Thionville, contestant le refus implicite de lui verser un complément d'indemnités de licenciement, le solde de ses congés payés et une indemnité de préavis. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d'indemnités de licenciement et de congés payés, car l'hôpital y a fait droit par un courrier du 3 octobre 2024. Sur le surplus, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs. La solution retenue est donc un non-lieu partiel et un rejet du surplus, sans qu'il soit fait application des textes invoqués (décret n° 91-155) pour le préavis.

Avocat : CABINET GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

26 mai 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308511

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a relevé que M. A faisait l'objet d'une interdiction définitive du territoire français, non levée à la date de la décision, ce qui plaçait le préfet en situation de compétence liée pour refuser le titre. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants. La décision fixant le pays de renvoi a également été rejetée, faute de moyens spécifiques.

Avocat : SELARL SERRE ODIN EMMANUELI

19 mai 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408006

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a notamment examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.

Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

13 mai 2025• 6ème Chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC01225

Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

13 mai 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202360

Cette décision du Tribunal Administratif de MELUN (3ème chambre) concerne un litige fiscal en plein contentieux. M. A, gérant de l'EURL ABetM, conteste des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015-2016, résultant de la requalification de factures de sous-traitance comme fictives par l'administration. Le tribunal rejette la requête, estimant que le requérant n'apporte pas la preuve de la réalité des prestations facturées par la société hongkongaise HK IT and Services, faute de pièces justificatives probantes. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré, en application des articles 12, 109-1-1° et 39-1 du code général des impôts.

Avocat : GUIDET EMMANUEL

7 mai 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2300017

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de sommes à payer émis par la communauté d’agglomération Beaune Chagny Nolay, réclamant 1 740,49 euros au titre de la participation aux travaux d’assainissement non collectif. La juridiction a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, en se fondant sur les articles L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales, L. 151-36 du code rural et L. 211-7 du code de l’environnement, qui rattachent ce litige au service public administratif. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et d’erreur d’appréciation soulevés par les requérants.

Avocat : LAMBERT EMMANUEL

7 mai 2025• 2ème chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501403

Référé précontractuel. Tribunal Administratif de Dijon. La société Distrimatic contestait le rejet de son offre dans le cadre d’un accord-cadre pour des écrans numériques interactifs, lancé par le département de la Côte-d'Or. La société s’est désistée de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans audience, et a rejeté les conclusions du département au titre des frais de justice.

Avocat : LAMBERT EMMANUEL

6 mai 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303579

Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 14 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, mariée à un Français et mère d'un enfant français né en 2022, vivait avec ce dernier. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne produisant pas de mémoire en défense, était réputé avoir acquiescé aux faits. Il a estimé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, protégeant la vie privée et familiale et l'intérêt supérieur de l'enfant.

Avocat : BAZIN CLAUZADE EMMANUELLE

6 mai 2025• 3ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404910

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 4 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal estime que le requérant, souffrant de dorso-lombalgies, ne remet pas en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII selon lequel le défaut de prise en charge médicale n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, et écarte donc le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA. Les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la CEDH et le défaut de motivation, sont également rejetés.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

30 avril 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500322

Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme A D, épouse C, et de M. B C, tendant à l'annulation des arrêtés du 2 janvier 2025 par lesquels le préfet de la Somme leur a refusé un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Les requérants, de nationalité géorgienne et d'origine yézide, invoquaient notamment l'irrégularité de la procédure faute de saisine de la commission du titre de séjour, un défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles L. 435-1 du CESEDA, 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, en raison de leur longue résidence en France, de leur insertion et des risques de persécution en cas de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans qu'il soit nécessaire de saisir à nouveau la commission du titre de séjour.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

29 avril 2025• 3ème Chambre