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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

222 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

222

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 466

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : EMYEffacer tout
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500153

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus du CIVEN d'indemniser sa mère décédée, exposée aux essais nucléaires. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'une insuffisante motivation de la décision du CIVEN était inopérant dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que les conditions de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 n'étaient pas remplies, faute pour le requérant d'établir un lien entre la pathologie et l'exposition aux rayonnements. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500137

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A... C..., agent public, d’une demande d’annulation du refus implicite du président de la Polynésie française de requalifier ses troubles psychologiques en accident du travail. La requérante soutenait que son état, provoqué par son éviction soudaine, constituait une lésion corporelle ouvrant droit à la déclaration d’accident du travail prévue par l’article 29 1° de la délibération n° 95-220, et que le refus de l’administration méconnaissait ce texte ainsi que l’article 1er du protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme. La Polynésie française a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais le tribunal a rejeté ce moyen en rappelant que les règles de procédure administrative non contentieuse relèvent de la compétence de la Polynésie française. Au fond, le tribunal a fait droit à la demande de Mme A... C..., jugeant que l’administration était tenue de procéder à la déclaration d’accident du travail en application de la délibération n° 95-220, et a annulé la décision implicite de refus.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301937

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’un recours contestant le refus de fixer la puissance du droit fondé en titre de son moulin à 9,23 kW. En cours d’instance, le préfet a fixé cette puissance à 11,13 kW, comme le demandait le requérant. M. A... s’est alors désisté de ses conclusions à fin d’annulation, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives à la fixation de la puissance, devenues sans objet. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : REMY JEAN-FRANÇOIS

18 novembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310584

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme D..., fonctionnaire de police, d’une demande d’indemnisation de son préjudice corporel consécutif à un accident de service survenu le 20 janvier 2017, reconnu imputable au service. La requérante sollicite la condamnation de l’État sur le fondement de la responsabilité sans faute de l’administration. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’État au regard des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui instituent une réparation forfaitaire des pertes de revenus et de l’incidence professionnelle, sans préjudice de l’indemnisation complémentaire des préjudices personnels. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur l’évaluation des différents chefs de préjudice (aide humaine, souffrances endurées, déficit fonctionnel, préjudice esthétique et d’agrément) et sur l’éventuelle exonération partielle de responsabilité de l’État pour faute d’imprudence de la victime.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

7 novembre 2025• 2ème chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500190

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de M. B... contre le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour un sarcome, potentiellement lié aux essais nucléaires. Le juge a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui ne peut être renversé que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par le requérant était inférieure à 1 mSv. Pour établir cette preuve, le CIVEN doit démontrer que les mesures de surveillance de la contamination étaient suffisantes au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé. En l'espèce, le tribunal a estimé que le CIVEN n'avait pas rapporté cette preuve, notamment en se fondant sur des rapports trop généraux sans tenir compte du mode de vie individuel de M. B.... Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à verser une indemnité à M. B..., en application des dispositions de la loi du 5 janvier 2010 et du code de justice administrative.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500142

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme Teriierooiterai, greffière des services judiciaires, contestant sa mutation sur un poste de greffier de l’instance. La requérante soutenait que cette décision était illégale, notamment en raison d’une absence de procédure d’appel à candidature et d’une diminution de ses attributions et responsabilités. Le tribunal a jugé que le changement d’affectation, intervenu à la suite de sa propre candidature, constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500181

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus d’indemnisation du CIVEN pour une maladie qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée. Il a estimé que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par des mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements reçue par la requérante était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309859

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une requête de Mme B..., veuve d'un ancien militaire, contestant le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour le décès de son époux. En cours d'instance, Mme B... est décédée et ses héritiers n'ont pas confirmé le maintien de la requête malgré une demande expresse du tribunal fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 3 novembre 2025, la présidente de la 7ème chambre a donc constaté le désistement d'office de la requête et donné acte de ce désistement.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

3 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314233

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la SARL Pareau, qui contestait son éviction du marché de travaux forestiers n° 2022-604 attribué par l'établissement public territorial de Bassin Seine Grands Lacs. La société invoquait notamment un défaut de motivation du rejet de son offre et l'application d'un critère de sélection non divulgué. Le tribunal a jugé que le défaut de motivation, postérieur au choix du candidat, était sans lien direct avec l'éviction. Il a également estimé que la demande de précisions sur l'évacuation des souches ne constituait pas l'application d'un critère nouveau. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société Pareau a été condamnée à verser 1 500 euros à l'établissement public au titre des frais de justice.

Avocat : REMY-GANDON

27 octobre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300985

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le litige portait sur une mise en demeure de payer la taxe d'enlèvement des ordures ménagères due au titre des années 2017 à 2020, dans le cadre d'un bail de logement de fonction militaire. Le tribunal a estimé que ce contrat de bail, ne comportant pas de clauses exorbitantes du droit commun, relevait du droit privé. Par conséquent, le contentieux afférent à son exécution, concernant une créance non fiscale de l'État, relève de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : REMY

21 octobre 2025• R222-13 (JU 1)
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300257

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société hydro-électrique du midi (SHEM) de deux requêtes contestant des titres de perception émis pour le paiement de redevances proportionnelles au nombre de kilowattheures produits pour les années 2020, 2021 et 2022. La société demandait l'annulation des décisions de rejet de ses réclamations préalables et la réduction des montants exigés, en se prévalant de l'article 53 du cahier des charges des concessions qui prévoit une déduction en cas d'établissement d'un nouvel impôt spécial. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la SHEM, considérant que le moyen tiré de l'article 53 du cahier des charges n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : REMY

16 octobre 2025• CHAMBRE 1
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500110

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B..., qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer du poumon qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, qui bénéficie au demandeur s'il remplit les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance adaptées aux conditions concrètes d'exposition. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent la loi organique n° 2004-192, les lois de 2010, 2017 et 2018, ainsi que le décret n° 2014-1049.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

30 septembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500109

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C..., agissant en qualité d'ayant droit de sa fille décédée, pour contester le refus d'indemnisation du CIVEN au titre des essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui bénéficie au demandeur remplissant les conditions de temps, de lieu et de pathologie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv, en utilisant des mesures de surveillance suffisantes ou, à défaut, en démontrant leur nécessité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent la loi du 5 janvier 2010 modifiée et le code de la santé publique.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

30 septembre 2025• 1ère Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500198

Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, fonctionnaire de police, qui demandait une expertise médicale et une provision de 20 000 euros pour les préjudices de son accident de service du 19 novembre 2018. Le juge des référés a estimé que la demande d’expertise n’était pas utile, faute de pièces médicales décrivant les préjudices personnels, et que la provision n’était pas fondée sur une obligation non sérieusement contestable. La décision s’appuie sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence Moya-Caville relative à la responsabilité sans faute de l’employeur public.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

26 septembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300890

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de la SARL Jarménil HE. Celle-ci contestait la décision du 1er juillet 2022 de la direction départementale des territoires lui imposant une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une microcentrale hydroélectrique sur le site de l'ancienne usine de tanin de Barchetta, et demandait la reconnaissance d'un droit d'usage de l'eau fondé sur un arrêté de 1914. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en interprétation, la décision attaquée n'étant ni obscure ni ambiguë et ne s'inscrivant pas dans un litige né et actuel. Il a également rejeté les conclusions en annulation comme tardives, la requête ayant été enregistrée le 21 juillet 2023, soit au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 1er juillet 2022.

Avocat : REMY

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500103

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de Mme B contestant le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer des os qu'elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui ne peut être renversé que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l'espèce, le tribunal a jugé que le CIVEN n'avait pas apporté cette preuve, faute de démontrer que les mesures de surveillance étaient suffisantes ou que la dose reçue était inférieure au seuil légal. Par conséquent, la décision de rejet du CIVEN a été annulée, et l'État a été condamné à verser à Mme B une indemnité de 5 000 000 F CFP en réparation de ses préjudices.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500108

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B, qui contestait le refus du CIVEN de l’indemniser pour un cancer de la thyroïde qu’elle attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que, selon la loi du 5 janvier 2010 modifiée, la présomption de causalité s’applique si les conditions de temps, de lieu et de pathologie sont remplies, et que l’administration ne peut la renverser qu’en prouvant que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 mSv. En l’espèce, le tribunal a jugé que le CIVEN n’avait pas apporté cette preuve, faute de mesures individuelles ou collectives suffisantes et de justification des méthodes de calcul. Par conséquent, la décision de rejet du CIVEN a été annulée, et le CIVEN a été condamné à verser à Mme B une indemnité de 30 000 000 F CFP en réparation de ses préjudices, sur le fondement des articles 2 et 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500053

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de Mme A, épouse B, contestant le refus du CIVEN de l’indemniser pour une pathologie qu’elle attribue aux essais nucléaires. La solution retenue est fondée sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée par la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, qui subordonne la présomption de causalité à l’absence de preuve que la dose annuelle reçue était inférieure à la limite réglementaire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le CIVEN avait légalement renversé la présomption en démontrant que l’exposition de Mme A était inférieure à 1 mSv, seuil fixé par le code de la santé publique.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318827

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 5 septembre 2025, du désistement pur et simple de la requête de Mme G D et de ses co-demandeurs. Ce désistement intervenait dans le cadre d’un recours de plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole à réparer les préjudices subis suite à l’accident de service de M. E D. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

5 septembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2116194

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, brigadier de police, pour obtenir réparation des préjudices subis suite à l'explosion prématurée d'une grenade de désencerclement dans sa main droite le 4 avril 2017, accident reconnu imputable au service. Le requérant invoquait une faute du ministère de l'intérieur pour avoir mis à disposition des grenades périmées, ou, à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute de l'État. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet de police, jugeant que le contentieux avait été lié par une demande préalable. Sur le fond, il a rappelé que les dispositions du code général de la fonction publique prévoient une réparation forfaitaire des pertes de revenus et de l'incidence professionnelle, mais n'a pas statué définitivement sur la responsabilité, ordonnant une expertise médicale avant dire-droit pour évaluer l'étendue des préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

25 juillet 2025• 7ème Chambre