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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

642 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

642

Décisions totales

383 581

Ordonnances

284 265

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : EMYEffacer tout
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501909

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant surinamais, d’une demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Guyane du 28 avril 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu du risque d’éloignement et de la perte d’emploi du requérant, père de quatre enfants vivant en France. Cependant, il a considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Avocat : SELARL JEREMY STANISLAS

24 novembre 2025
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500137

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A... C..., agent public, d’une demande d’annulation du refus implicite du président de la Polynésie française de requalifier ses troubles psychologiques en accident du travail. La requérante soutenait que son état, provoqué par son éviction soudaine, constituait une lésion corporelle ouvrant droit à la déclaration d’accident du travail prévue par l’article 29 1° de la délibération n° 95-220, et que le refus de l’administration méconnaissait ce texte ainsi que l’article 1er du protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme. La Polynésie française a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais le tribunal a rejeté ce moyen en rappelant que les règles de procédure administrative non contentieuse relèvent de la compétence de la Polynésie française. Au fond, le tribunal a fait droit à la demande de Mme A... C..., jugeant que l’administration était tenue de procéder à la déclaration d’accident du travail en application de la délibération n° 95-220, et a annulé la décision implicite de refus.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301937

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’un recours contestant le refus de fixer la puissance du droit fondé en titre de son moulin à 9,23 kW. En cours d’instance, le préfet a fixé cette puissance à 11,13 kW, comme le demandait le requérant. M. A... s’est alors désisté de ses conclusions à fin d’annulation, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives à la fixation de la puissance, devenues sans objet. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : REMY JEAN-FRANÇOIS

18 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532574

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association Paris Pouchet XVII CS. Celle-ci contestait la décision du comité d'appel de la Ligue de Paris Ile-de-France de Football confirmant le résultat d'un match et privant son club de montée en championnat D1. Le juge a estimé la requête irrecevable, car la décision attaquée, relative à la composition du championnat, était entièrement exécutée au moment de la saisine, la saison sportive étant déjà entamée. En conséquence, l'ensemble des conclusions de l'association, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1, ont été rejetées.

Avocat : CABINET BARTHELEMY AVOCATS

14 novembre 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507624

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d’une requête de M. A... contestant son classement au grade de contrôleur de deuxième classe, au motif que son ancienneté acquise en tant qu’agent public d’une chambre des métiers n’avait pas été prise en compte. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser à M. A... une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : BARTHÉLEMY

14 novembre 2025
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403590

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 juillet 2024 interdisant l’utilisation de l’hélistation « Villa JET-SET » à Ramatuelle. Par un mémoire du 4 août 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 novembre 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.

Avocat : BARTHELEMY

13 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401480

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue le 12 novembre 2025, donne acte du désistement d’instance de Mme A... épouse B.... La requérante avait demandé l’annulation du refus implicite de son affectation en Polynésie française, sur le fondement du droit à une vie familiale normale. Faute d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

12 novembre 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301922

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SARL NDS Compagnie d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux du 28 août 2023, l’un portant mise en demeure de régulariser une centrale hydroélectrique sur le Breuchin, l’autre suspendant son exploitation pour non-respect du débit minimum biologique. Le préfet de la Haute-Saône a abrogé et retiré ces arrêtés le 2 mai 2024. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, dès lors que les actes attaqués avaient été rapportés avant qu’il ne statue, sans que ce retrait ait acquis un caractère définitif. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.

Avocat : REMY

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310584

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme D..., fonctionnaire de police, d’une demande d’indemnisation de son préjudice corporel consécutif à un accident de service survenu le 20 janvier 2017, reconnu imputable au service. La requérante sollicite la condamnation de l’État sur le fondement de la responsabilité sans faute de l’administration. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’État au regard des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui instituent une réparation forfaitaire des pertes de revenus et de l’incidence professionnelle, sans préjudice de l’indemnisation complémentaire des préjudices personnels. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur l’évaluation des différents chefs de préjudice (aide humaine, souffrances endurées, déficit fonctionnel, préjudice esthétique et d’agrément) et sur l’éventuelle exonération partielle de responsabilité de l’État pour faute d’imprudence de la victime.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

7 novembre 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531985

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du FC Bayern München AG et des associations de supporters. Les requérants demandaient la suspension de l’arrêté préfectoral du 3 novembre 2025 encadrant le déplacement des supporters munichois lors du match PSG-Bayern Munich, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’aller et venir, de réunion et d’expression. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants s’étant eux-mêmes placés dans cette situation en sous-estimant le nombre de supporters et d’autocars lors des réunions préparatoires. Il a également jugé que la mesure de police, fondée sur les pouvoirs de police administrative et proportionnée aux risques de troubles à l’ordre public, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales.

Avocat : BARTHELEMY

4 novembre 2025
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500142

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme Teriierooiterai, greffière des services judiciaires, contestant sa mutation sur un poste de greffier de l’instance. La requérante soutenait que cette décision était illégale, notamment en raison d’une absence de procédure d’appel à candidature et d’une diminution de ses attributions et responsabilités. Le tribunal a jugé que le changement d’affectation, intervenu à la suite de sa propre candidature, constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500181

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus d’indemnisation du CIVEN pour une maladie qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée. Il a estimé que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par des mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements reçue par la requérante était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500190

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de M. B... contre le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour un sarcome, potentiellement lié aux essais nucléaires. Le juge a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui ne peut être renversé que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par le requérant était inférieure à 1 mSv. Pour établir cette preuve, le CIVEN doit démontrer que les mesures de surveillance de la contamination étaient suffisantes au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé. En l'espèce, le tribunal a estimé que le CIVEN n'avait pas rapporté cette preuve, notamment en se fondant sur des rapports trop généraux sans tenir compte du mode de vie individuel de M. B.... Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à verser une indemnité à M. B..., en application des dispositions de la loi du 5 janvier 2010 et du code de justice administrative.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309859

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une requête de Mme B..., veuve d'un ancien militaire, contestant le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour le décès de son époux. En cours d'instance, Mme B... est décédée et ses héritiers n'ont pas confirmé le maintien de la requête malgré une demande expresse du tribunal fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 3 novembre 2025, la présidente de la 7ème chambre a donc constaté le désistement d'office de la requête et donné acte de ce désistement.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

3 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314233

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la SARL Pareau, qui contestait son éviction du marché de travaux forestiers n° 2022-604 attribué par l'établissement public territorial de Bassin Seine Grands Lacs. La société invoquait notamment un défaut de motivation du rejet de son offre et l'application d'un critère de sélection non divulgué. Le tribunal a jugé que le défaut de motivation, postérieur au choix du candidat, était sans lien direct avec l'éviction. Il a également estimé que la demande de précisions sur l'évacuation des souches ne constituait pas l'application d'un critère nouveau. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société Pareau a été condamnée à verser 1 500 euros à l'établissement public au titre des frais de justice.

Avocat : REMY-GANDON

27 octobre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506909

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par le club de l'AS Guémar d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la Fédération française de football confirmant un retrait de point et une amende. Le club s'est désisté de sa requête après un règlement amiable. Par ordonnance du 24 octobre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.

Avocat : SELAS JACQUES BARTHELEMY & ASSOCIÉS

24 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529757

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Paris Pouchet XVII CS. Celle-ci demandait la suspension d'une décision du comité d'appel de la Ligue de Paris Ile-de-France de Football confirmant le résultat d'un match et privant le club de la montée en championnat D1. Le juge a estimé la demande irrecevable, car la décision attaquée, relative à la composition du championnat D1, était entièrement exécutée à la date de la saisine, le championnat ayant déjà débuté. En conséquence, l'urgence n'était plus caractérisée et la requête a été rejetée sans examen du fond.

Avocat : CABINET BARTHELEMY AVOCATS

23 octobre 2025
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300985

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le litige portait sur une mise en demeure de payer la taxe d'enlèvement des ordures ménagères due au titre des années 2017 à 2020, dans le cadre d'un bail de logement de fonction militaire. Le tribunal a estimé que ce contrat de bail, ne comportant pas de clauses exorbitantes du droit commun, relevait du droit privé. Par conséquent, le contentieux afférent à son exécution, concernant une créance non fiscale de l'État, relève de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : REMY

21 octobre 2025• R222-13 (JU 1)
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300257

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société hydro-électrique du midi (SHEM) de deux requêtes contestant des titres de perception émis pour le paiement de redevances proportionnelles au nombre de kilowattheures produits pour les années 2020, 2021 et 2022. La société demandait l'annulation des décisions de rejet de ses réclamations préalables et la réduction des montants exigés, en se prévalant de l'article 53 du cahier des charges des concessions qui prévoit une déduction en cas d'établissement d'un nouvel impôt spécial. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la SHEM, considérant que le moyen tiré de l'article 53 du cahier des charges n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : REMY

16 octobre 2025• CHAMBRE 1
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-22PA00655

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

15 octobre 2025• 3ème chambre