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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

382 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

382

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 668

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ENOUEffacer tout
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305324

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par Mme A sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait cette mesure pour établir un lien entre sa maladie et ses conditions de travail, dans le cadre d'un recours contre un refus d'imputabilité au service. Le juge a estimé que la mesure d'expertise n'était pas utile, car le juge du fond, déjà saisi d'une requête en annulation (n° 2303348), peut ordonner une telle expertise dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La requête a donc été rejetée comme ne satisfaisant pas aux conditions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENOULT

19 juin 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503880

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète du Lot avait renouvelé l'assignation à résidence de M. A, ressortissant tunisien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas démontré que l'éloignement de l'intéressé, pourtant titulaire d'un passeport en cours de validité, demeurait une perspective raisonnable, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.

SENOUCI BEREKS AMINE

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
18 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506573

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la préfète du Rhône d’une demande de suspension de l’arrêté du 31 mars 2025 par lequel la maire de Vénissieux a interdit toute saisie et dispersion de biens mobiliers sur le territoire communal jusqu’au 31 mars 2026. La préfète soutenait notamment que cet arrêté relevait d’une incompétence de l’autorité municipale, l’organisation du concours de la force publique pour l’exécution des décisions de justice relevant de l’État en vertu de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Le tribunal a fait droit à la demande de suspension, considérant que le moyen tiré de l’incompétence de la maire était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté, et a rejeté l’application de la théorie des circonstances exceptionnelles invoquée par la commune. La décision se fonde sur les articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENOUARD

16 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506558

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par la préfète du Rhône pour suspendre l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel la maire de Vénissieux interdisait les coupures d'électricité et de gaz dans les résidences principales jusqu'au 31 octobre 2025. La préfète invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'absence de base légale, estimant que cet arrêté ne relevait pas des pouvoirs de police du maire. La commune de Vénissieux se défendait en invoquant des circonstances locales exceptionnelles de précarité justifiant l'application de la théorie des circonstances exceptionnelles. Le juge des référés a fait droit à la demande de suspension, considérant que les moyens soulevés étaient propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, en application des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENOUARD

16 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506570

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé par la préfète du Rhône pour suspendre un arrêté de la maire de Vénissieux. Cet arrêté imposait à l'État, jusqu'au 31 octobre 2025, de justifier d'un relogement avant toute expulsion locative. Le tribunal a fait droit à la demande de suspension, jugeant que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Il a notamment retenu que la maire était incompétente pour édicter une telle mesure, celle-ci relevant des pouvoirs de l'État en matière d'exécution des décisions de justice et de concours de la force publique, en application des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : RENOUARD

16 juin 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302492

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B, praticien contractuel, d’une demande de condamnation du centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or à lui verser une indemnité de fin de contrat de 70 649,72 euros, fondée sur l’article R. 6152-418 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance relative aux années 2017 et 2018 était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, et que M. B avait refusé un contrat à durée indéterminée à l’issue de son dernier contrat, ce qui l’excluait du bénéfice de l’indemnité de fin de contrat. La solution retenue s’appuie sur les dispositions combinées du code de la santé publique et du code du travail, notamment l’article L. 1243-10.

Avocat : RENOUARD FABRICE

12 juin 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431861

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. C, ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. C résidait en France depuis l'âge de 5 ans, y avait toute sa famille proche, vivait en concubinage avec une Française, et que les faits d'escroquerie invoqués par la préfecture n'étaient pas établis par des poursuites ou condamnations. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.

Avocat : LENOUVEL ALVAREZ

3 juin 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500938

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant l'état et l'entretien du chemin rural du Sonnet, à la demande de M. F et Mme C, propriétaires riverains. La commune de La Chapelle de Surieu ne s'est pas opposée à cette mesure. L'expert désigné devra notamment décrire l'état du chemin, évaluer le caractère suffisant de son entretien par la commune, et proposer des mesures pour assurer sa conservation et la circulation des véhicules. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.

Avocat : ZENOU

28 mai 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505765

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par une agente contractuelle d’un EHPAD pour demander la suspension de sa suspension de fonctions avec interruption de traitement. L’administration a retiré la décision contestée en tant qu’elle supprimait le traitement, rendant le litige sans objet sur ce point. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la suspension de la rémunération. Pour le surplus, la condition d’urgence n’étant pas établie, la demande de suspension de la mesure de suspension de fonctions a été rejetée.

Avocat : RENOUARD

27 mai 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501412

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 10 000 euros présentée par Mme E, aide-soignante, au titre de son déficit fonctionnel permanent consécutif à un accident de service reconnu imputable. La requérante n'a pas démontré que l'obligation du centre hospitalier universitaire d'Orléans à l'indemniser pour ce préjudice était suffisamment certaine et non sérieusement contestable, condition requise par l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le tribunal a notamment relevé que l'intéressée avait déjà perçu une allocation temporaire d'invalidité et que l'impact sur sa carrière n'était pas établi.

Avocat : RENOULT

14 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432224

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les décisions implicites de la ville de Paris lui refusant une remise totale de sa dette de RSA (25 355,43 euros). Le tribunal a considéré que la requérante avait omis de déclarer des ressources régulières et variées (commissions, pensions alimentaires, revenus fonciers, virements), ce qui caractérisait une fraude faisant obstacle à toute remise gracieuse. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur les règles de prescription biennale.

Avocat : CABINET ZENOU

12 mai 2025• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301053

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A C, agent territorial détaché auprès du Commissariat à l'énergie atomique, qui contestait l'arrêté du 2 décembre 2022 le plaçant en disponibilité d'office à demi-traitement après un accident du travail. Le tribunal a d'abord écarté l'argument de l'acquiescement aux faits, le département ayant produit un mémoire en défense avant la clôture de l'instruction. Sur le fond, il a jugé que le requérant, en position de détachement au sein d'un établissement public à caractère industriel et commercial (CEA), relevait des règles de droit privé pour la gestion de son accident, et non du congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS) prévu par le code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : RENOULT

12 mai 2025• 1ère Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200739

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société Enedis, qui contestait un titre de recettes de 253 712 euros émis par le syndicat départemental d'énergies de la Haute-Loire (SDE 43) au titre d’un complément de redevance de concession électrique. La société invoquait notamment l’absence de règlement amiable préalable, un défaut de signature et de motivation du titre, ainsi qu’une méconnaissance des clauses de l’avenant n°8 et des textes applicables (CGCT, code de la commande publique, décret n°2010-126). Le tribunal a considéré que l’ensemble des moyens soulevés par Enedis n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la validité du titre exécutoire et rejetant les demandes de décharge et d’indemnisation.

Avocat : RENOUARD

5 mai 2025• Chambre 3
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300707

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné la requête de Mme A B, agent du centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier, contestant le refus de prise en charge de ses frais de repas lors de ses missions au CHU de Nîmes. La requérante invoquait notamment une violation du décret n°92-566 du 25 juin 1992, qui prévoit une indemnité de repas pour les agents en mission pendant la période de 11h à 14h. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 13 décembre 2022 et les conclusions indemnitaires, considérant que le motif du refus (accès à un self) était fondé sur une application correcte des textes, sans préciser de solution favorable à la requérante. Les textes appliqués incluent le décret n°92-566 et le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006.

Avocat : ZENOU

29 avril 2025• 2ème chambre
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00086

Avocat : RENOULT

22 avril 2025• Juge des référés
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE00529

Avocat : BEN ZENOU

17 avril 2025• 5ème chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200841

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 novembre 2021 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle de la requérante était insuffisante, compte tenu du caractère récent de son activité et de l'insuffisance de ses revenus pour subvenir aux besoins de son foyer. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Avocat : MBENOUN

15 avril 2025• 1ère Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301836

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B C, agent contractuel de la commune de Mâcon, contestant le refus de renouvellement de son contrat et demandant des indemnités. Le tribunal a rejeté les exceptions d'irrecevabilité soulevées par la commune. Sur le fond, il a jugé qu'en raison de la durée totale de ses contrats successifs (plus de six ans), M. C bénéficiait d'un contrat à durée indéterminée en application de l'article 3-3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, et que la décision de non-renouvellement s'analysait donc comme un licenciement. Ce licenciement a été prononcé sans respecter la procédure prévue par le décret n° 88-145 du 15 février 1988 (notamment les articles 40 et 42-1) et sans motivation suffisante, ce qui l'a entaché d'illégalité. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de non-renouvellement et condamné la commune à verser à M. C une indemnité de licenciement de 5 153,52 euros, ainsi que 1 500 euros en réparation de son préjudice moral,

Avocat : RENOUARD FABRICE

15 avril 2025• 2ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206177

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par le département des Yvelines et son assureur, la compagnie Areas Dommages, afin d’engager la responsabilité de la société Suez Eau France pour les dommages causés à la rampe d’accès nord du pont Georges Pompidou, imputés à des fuites sur le réseau d’eau potable dont elle assure la gestion. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société Suez Eau France en tant que concessionnaire d’un service public, gardienne des ouvrages publics à l’origine du sinistre, et a écarté l’existence d’une faute de la victime ou d’une cause exonératoire. Il a condamné la société à verser au département des Yvelines la somme de 685 573,54 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 juillet 2022 et de leur capitalisation, ainsi que 26 359,94 euros à la compagnie Areas Dommages au titre des frais exposés. La décision applique les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans référence à un texte spécifique, et met à la charge de Suez Eau France les dépens de l’instance, incluant les frais d’expertise, ainsi qu’

Avocat : CABINET BEN ZENOU

10 avril 2025• 6ème chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204315

Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme D contestant les décisions des 18 et 21 octobre 2022 la plaçant à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, un détournement de procédure, et une méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'article L. 6 du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure était régulière et que les motifs de placement (comportement perturbateur et risque pour l'ordre) étaient fondés et proportionnés. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

Avocat : BOUZENOUNE

10 avril 2025• 4ème chambre