684 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
684
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 555
Avec résumé IA
Avocat : SCP GUÉRIN - GOUGEON
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu’il soit enjoint à la commune de Villeneuve-Saint-Georges de lui verser des indemnités de licenciement et un revenu de remplacement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, le requérant ayant attendu plus d’un an après son licenciement pour saisir la commune, ce qui ne justifiait pas une intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : VOISIN ELEONORE
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 16 juin 2025 par lequel le préfet des Yvelines a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant sri-lankais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de fait en retenant que l'intéressé avait travaillé sous une fausse identité, alors que les pièces produites établissent qu'il s'agissait de son frère. Il estime également que M. B... justifie d'une résidence stable et d'une activité professionnelle pérenne depuis 2019, justifiant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai de deux mois.
Avocat : MARTIN-PIGEON
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025, présentée par la commune de Pfetterhouse sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La commune contestait le mandatement d'office de sommes dues à M. B... et à la SAS Eden Patrimoine, représentant environ 35 % de ses dépenses de fonctionnement, pour des créances de loyers impayés par un groupement de coopération médico-sociale. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, en application des articles L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales et L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL LEONEM
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre des armées relatif au placement en congé de Mme B..., a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif dans le ressort du lieu d’affectation de l’agent, situé dans l’Aisne. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif d’Amiens, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de placement en congé de maladie affectant la rémunération d’une agente du ministère des armées, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif d’Amiens, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’affectation de l’agent (Aisne).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du ministre des armées de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 11 mars 2024. Constatant que le lieu d’affectation de l’agent se situe dans l’Aisne, le tribunal a estimé, en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif d’Amiens. Par conséquent, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., agent suspendu de ses fonctions par l’Eurométropole de Strasbourg. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de motivation, le défaut d'identification de l'auteur de la décision et le non-respect du contradictoire, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 18 février 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé la demande de regroupement familial de M. B..., ressortissant marocain, pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’état de santé grave du requérant (cancer) nécessitant l’assistance quotidienne de son épouse. Il a enjoint au préfet d’autoriser le regroupement familial dans un délai d’un mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 434-8.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. et Mme C. et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Louis à la société Kaufman & Broad Est pour la démolition de bâtiments existants et la construction de 67 logements et un local d'activité. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Louis. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la maire ayant régulièrement délégué sa signature, et a jugé que l'article UA 3.1 du PLU, interdisant le changement de destination des locaux commerciaux, ne s'appliquait pas en l'absence de bâtiment existant conservé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, les textes appliqués étant le code de l'urbanisme et le règlement du PLU.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... B..., ressortissante gabonaise, afin d'obtenir la délivrance de documents de circulation pour étranger mineur pour ses deux enfants, bloqués au Gabon. La requérante soutenait que le refus de la préfète de l'Essonne portait une atteinte grave et manifestement illégale à l'intérêt supérieur de ses enfants et à sa vie privée et familiale. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée dès lors que la situation résultait d'une imprudence de la requérante, partie en vacances sans les documents nécessaires, et qu'elle disposait d'autres voies de droit, comme la demande de visa de retour auprès du consulat. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en 1ère chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, M. A... n'ayant validé aucune année d'étude ni obtenu de diplôme depuis son arrivée en France en 2020. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 19 septembre 2024. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi étaient légaux. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d'un visa d'entrée en France pour ses enfants mineurs. Le juge a constaté que le litige, portant sur le refus d'un visa, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes en application de l'article R. 312-18 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le bien-fondé de la demande.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante congolaise, au titre de sa vie privée et familiale. Le tribunal retient un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
Avocat : CABINET CATHERINE OMEONGA